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Quand Kylian Mbappé prive les Diables de leur revanche

En ratant son penalty, la jeune star Kylian Mbappé a scellé l'élimination de l'équipe de France à l'Euro. ©Pool via REUTERS

Avouons-le, la défaite de la France face à la Suisse aura fait sourire plus d’un fan des Diables Rouges. Mais quel petit esprit!

Concerts de klaxons, commentaires en pagaille sur les réseaux, chambrages sur WhatsApp… L’autre soir, la défaite de la France, grandissime favorite de l’Euro, face à la modeste, mais courageuse, Suisse a été "fêtée" en Belgique (francophone) comme si les Diables avaient remporté la compétition. Une manière sans doute d’exorciser le souvenir de la douloureuse défaite face aux Bleus en demi-finale de la dernière Coupe du monde.

La nature humaine est ainsi faite que l’on se réjouit quand le grand trébuche face au petit, surtout quand il vous a nargué pendant trois ans. Bon, ça confinait souvent à la bêtise, ce n’était pas toujours très drôle, y compris de la part de twittos bien connus – à l’exception du toujours spirituel Alex Vizorek sur France Inter - mais on a senti le besoin d’évacuer les frustrations du passé.  

La défaite de la France face à la Suisse a été "fêtée" en Belgique (francophone) comme si les Diables avaient remporté l'Euro.

Bon sang, mais quel esprit étriqué! Quel manque d’ambition! Si le penalty raté de Mbappé, le joueur le plus cher de la planète foot (il est "valorisé" à 160 millions d’euros) écrasé par le poids de l’événement, nous a gentiment fait sourire, le vrai fan, lui, ne pourra que regretter cette déroute hexagonale. Car on la voulait, nous, "les amis Belges" d’outre-Quiévrain, cette revanche sur le terrain en demi-finale face à la France. Par la magie des coups de patte de Kevin, Romelu ou Youri. Pas par Helvètes interposés.

Avouons-le, cela aurait été vachement plus classe de battre les Bleus par un goal de Lukaku à la 119e minute après 20 tentatives au but, trois tirs sur les poteaux et une possession de balle de 70% plutôt que par procuration. Bon, c’est vrai, on aurait d’abord dû éliminer  l’Italie en quarts de finale, elle que l’on n’a plus battue en match officiel depuis près de 50 ans.

En attendant, il nous reste à brûler une bougie et à prier tous les saints du Paradis pour que les ligaments de la cheville du rouquin de Manchester et les ischio-jambiers du feu-follet de Madrid  soient rétablis d’ici vendredi. Et si d’aventure ça devait passer face à l’Italie, les Diables pourraient bien venger, en demi-finale, les… Français. Venger les Français? Pas sûr que des deux côtés de la frontière, les fans le voient comme ça.

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