chronique

Si le ballon de foot était orange…

Newsmanager

Et si le football appliquait les mêmes règles que le basket? La compétition et la dynamique des matches seraient alors bien différentes de ce que l'on observe sur les terrains de football.

Dans cette chronique foot, je vais vous parler de… basket. Logique, non? Comme je suis (aussi) un grand fan de la balle orange, je me suis imaginé à quoi ressemblerait cet Euro avec les règles et le fonctionnement du basket. Premier constat: la compétition compterait quelques stars de moins. Il n’est pas rare que les meilleurs joueurs du monde snobent leur sélection nationale pour se reposer (et se soigner). Exemple: LeBron James, la star des Los Angeles Lakers, n’ira pas aux Jeux de Tokyo. Un peu comme si Kylian Mbappé ou Cristiano Ronaldo faisaient volontairement l’impasse sur l’Euro pour mieux préparer la saison prochaine en club.

Fini d’avoir le seum parce qu’un Français met dix minutes pour faire une rentrée de touche.

Un match serait aussi bien différent. Le chrono serait arrêté à (quasi) chaque sortie de balle. Sans interruption, la durée réelle d’un match de foot avoisine 60 minutes, bien loin des 90 minutes affichées au compteur. L’avantage est qu’il n’est plus possible de gagner du temps. Fini d’avoir le seum parce qu’un Français met dix minutes pour faire une rentrée de touche. Mais quand le match est fini, il est fini. Pas une seconde de plus. Imaginez la fameuse contre-attaque belge contre le Japon si le "buzzer" sonne avant que Nacer Chadli pousse la balle au fond…

Un match serait aussi beaucoup plus saccadé: temps mort (sept par équipe en NBA!), remplacements à l’infini… La dynamique serait différente: chaque équipe aurait un laps de temps limite pour tenter sa chance au but (14 ou 24 secondes en basket). Ce qui amènerait parfois à quelques tentatives hasardeuses. L’espace d’un instant, même un Romelu Lukaku pourrait se comporter comme un attaquant réserviste de Westerlo. Et la longue passe en retrait au gardien de but serait à ranger aux oubliettes: le retour en zone arrière (dans sa moitié de terrain) serait interdit. Le VAR, lui, serait encore bien plus souvent utilisé. Pas d’inquiétude: l’arbitrage vidéo n’empêche pas de polémiquer sans fin et de refaire le match avec une chope. Mais, ça, vous le saviez déjà.

Enfin, la compétition aurait aussi une autre allure. Oubliez le match nul: on jouerait jusqu’au moment où une équipe gagne. Et une finale (ou demi-finale) ne se gagnerait pas en un match (il faut quatre victoires pour gagner un titre NBA par exemple). Ah, si on avait pu jouer encore quelques autres Belgique-France à la Coupe du monde en Russie, les Diables auraient été en finale, on est d’accord?

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