chronique

Thomas, ne lis pas ça!

Journaliste

Parce que je trouve que Thomas Meunier a l'air sympa, j'aurais la légitimité d'écrire une chronique sur le foot? Spoiler: pas du tout. Mais bon, qu'il en soit ainsi!

"Allez Isa, tu ne veux pas écrire une petite chronique sur le foot?" C'est après m'avoir entendue m'extasier littéralement auprès de mes collègues, suite à un documentaire sur Thomas Meunier ("oh il est vraiment trop chou", "il a l'air vraiment sympa", "il est hyper intelligent", "sa grand-mère est trop adorable"), qu'on a cru malin de me demander d'expliquer comment je vivais l'Euro 2020. Je ne vois pas directement le rapport, mais bon...

Pour vous donner une idée de la manière dont je vis cet Euro, voici comment j'ai "regardé" le match Espagne-Suède. Le match était en bruit de fond dans une autre pièce. Le climax s'est produit quand mon mari s'est précipité devant l'écran, pensant qu’il y avait eu goal, avant de revenir gêné. Il avait confondu une pub pour 'Belhaize' pendant la mi-temps avec l'excitation post-goal d'un commentateur sportif... Sa seule préoccupation était que l'Espagne marque un petit but, parfait "ice breaker" pour le call important avec son boss espagnol le lendemain... J'ai pour ma part assisté à la deuxième mi-temps de manière totalement passive, car la prise de mon ordi était près du canapé. Je suis restée jusqu'à ce que la télé se mette en veille sans que je m'en aperçoive. Voilà une soirée de match à la maison.

Le climax s'est produit quand mon mari s'est précipité devant l'écran en pensant qu’il y avait eu goal. Il avait confondu une pub pour 'Belhaize' pendant la mi-temps avec une excitation post-goal...

Donc clairement, je n'aime pas le foot, encore moins si la Belgique ne joue pas. Mais j'aime tout ce qui va avec. J'aime les événements mainstream, voir des supporters heureux, suivre les petites phrases sur Twitter, les clashs avec les journalistes français. J'aime regarder les vidéos de supporters qui font des trucs émouvants, les stades qui chantent. Pour ça, j'ai presque la larme facile.

J'aime aussi tous les Diables sans distinction de club ou de performance, avec, of course, une affection particulière pour Thomas Meunier. Cela depuis que je suis entrée dans la cuisine de sa grand-mère par la magie d'un documentaire de la RTBF, et non pas parce qu'il a marqué un but contre la Russie (eh oui, il en a marqué plein d'autres avant, mais je ne le connaissais pas encore!).

D'ailleurs, je n'ai pas vu son goal samedi soir, malgré l'écran géant, car j'étais sur une mission périlleuse: enfiler un pull à mon fils sans que son maquillage noir-jaune-rouge ne salisse son col (du coup lui non plus ne l'a pas vu). Désespérant, hein? Thomas, j’espère que tu ne lis pas ça!

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