Galapagos, argenx et Mithra: le trio biotech gagnant

©Felix Kalkman

Seulement trois actions affichent une progression par rapport à leur cours d’introduction à la Bourse de Bruxelles: Galapagos, argenx et Mithra Pharmaceuticals.

Le secteur biotech n’a jamais été aussi important à la Bourse de Bruxelles. Deux sociétés font désormais partie de l’indice Bel 20 et la capitalisation boursière des 13 sociétés cotées à Bruxelles dépasse 17 milliards d’euros. Pourtant, à peine cinq groupes ont été en mesure de dégager une performance boursière positive depuis le début 2019, le recul moyen atteignant 6% en dépit du doublement du cours Galapagos.

En outre, seulement trois actions affichent une progression par rapport à leur cours d’introduction: Galapagos, argenx et Mithra Pharmaceuticals. La capitalisation de ces trois groupes représente près de 95% de la capitalisation du secteur biotech belge. Les investisseurs se concentrent sur les vainqueurs de la course au développement de produits prometteurs, et qui ont été en mesure de conclure des accords de distribution lucratifs avec des acteurs majeurs de l’industrie pharmaceutique.

En retirant ces trois groupes, la performance moyenne en 2019 s’est avérée négative de 26%, avec des reculs particulièrement marqués pour Kiadis (-70%), Curetis (-68%) ou Celyad (-51%) en raison de mauvaises nouvelles dans le développement du pipeline ou (à l’inverse) en raison d’une relative absence de nouvelles informations.

Les gagnants

Galapagos a poursuivi sa marche en avant, en signant l’accord du siècle avec le géant américain Gilead Sciences, qui a permis de faire rentrer plus de 5 milliards d’euros dans les caisses du groupe belgo-néerlandais. Galapagos est désormais suivi par plus de 20 courtiers, dont de nombreux américains, et dispose d’un pipeline riche avec des moyens financiers gigantesques (5,6 milliards d’euros pour financer des essais cliniques.

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Argenx suit la même trajectoire, avec des liquidités importantes au bilan suite à la signature d’un accord de développement avec AbbVie, et un pipeline fourni que le groupe va pouvoir développer dans une relative sérénité. Mithra continue également son chemin, avec des accords de commercialisation pour l’Estelle qui ont été signés dans l’ensemble des grandes zones géographiques, avec un lancement prévu en Europe pour 2020 qui devrait permettre au groupe de devenir rapidement profitable.

Les perdants

À l’inverse, de nombreux autres groupes biotech se trouvent aujourd’hui dans des situations précaires, avec des cours de Bourse qui ont très fortement corrigé depuis leur introduction. Cinq sociétés ne disposent aujourd’hui plus de moyens financiers suffisants pour tenir jusqu’à la fin 2020, et vont donc devoir trouver des moyens supplémentaires qui risquent d’entraîner une dilution massive des investisseurs existants, dans un contexte où leur cours est déjà fortement déprimé. Pas facile d’attirer de nouveaux investisseurs dans ces conditions.

Dans le même temps, la cote bruxelloise ne semble plus être aussi attirante que par le passé pour les groupes biotech. Les sorties d’Ablynx et de Tigenix en 2018 (acquises respectivement par Sanofi et Takeda) ont provoqué une relative attrition de la cote biotech belge.

En dehors de l’anecdotique Acacia Pharma au début 2018, le dernier groupe belge à avoir trouvé le chemin de la cote fut ASIT Biotech en 2016, et le sort de ce groupe va dépendre des résultats d’un programme clinique dont la diffusion est prévue d’ici la fin de l’année.

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