Herman Van Holsbeeck en aveux partiels, Henrotay se défend

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Herman Van Holsbeeck, l'ancien manager du RSC Anderlecht, a été inculpé de blanchiment, faux en écriture, corruption et association de malfaiteurs. Le dossier ne fait que commencer.

L’ex-manager général du Sporting Anderlecht Herman Van Holsbeeck a été inculpé de blanchiment, faux en écriture, corruption passive et association de malfaiteurs par le juge d’instruction Michel Claise, vendredi en fin d'après-midi.

Après 16 heures d'interrogatoire devant les policiers, le juge et le parquet fédéral, il a été libéré sous deux conditions, celle de "ne pas avoir de contact avec le monde du football et de ne plus s'engager dans aucune transaction financière autre que celles nécessaires à la vie courante", précise un communiqué du parquet fédéral. Cela signifie pour lui une forme de retraite anticipée, alors qu'il aurait annoncé s'être officiellement inscrit comme agent de joueur il y a deux jours seulement.

Selon une source judiciaire, l'homme, qui aurait travaillé en esprit de collaboration avec la justice, serait passé aux aveux partiels en ce qui concerne des faux dans des contrats. Aucun bien n'a été saisi sur son patrimoine.

L'avocat d'Henrotay réagit

"Il y a certains éléments qu'il considère comme des fautes commises dans certains contrats. Il reconnaît des éléments critiquables, mais conteste formellement avoir touché des commissions", précise à L'Echo son avocat, Daniel Spreutels, qui se félicite de la libération de son client. Il est également apparu que sa version et celle du principal inculpé de l'affaire, l'agent Christophe Henrotay, détenu sous écrou extraditionnel à Monaco, aient divergé sur plusieurs aspects. L'enquête se poursuit à toute vitesse alors que d'autres développements sont attendus dans les prochaines semaines.

"Je relève que mon client a bénéficié d’une décision de non-lieu en 2017, au terme d’une instruction portant déjà sur le même transfert que celui sur lequel il est principalement interrogé maintenant."
Dimitri de Béco
Avocat de Christophe Henrotay

Herman Van Holsbeeck est le troisième inculpé dans le dossier traité par le parquet fédéral qui tourne autour de plusieurs transferts suspects de joueurs d’Anderlecht, dont Alexsandar Mitrovic et Youri Tielemans. Les deux autres, l’agent Christophe Henrotay et l’un de ses collaborateurs sont quant à eux toujours sous mandat d’arrêt. Ce dossier, on le rappelle, est tout à fait distinct de "l'Opération zéro", ouvert à Tongres, toujours à l'instruction et qui est centré sur les agents Mogi Bayat et Dejan Veljkovic.

Vendredi soir, l'avocat de Christophe Henrotay, Me Dimitri de Béco, a réagi, estimant que le mandat d'arrêt international délivré contre son client l'a été "sans motif valable puisqu’il avait lui-même proposé de venir en Belgique pour répondre aux questions de la justice. Cela n’a aucun sens, sinon de le briser moralement et médiatiquement, avant même qu’il soit jugé. Je relève à cet égard qu’il a bénéficié d’une décision de non-lieu en 2017, au terme d’une instruction portant déjà sur le même transfert que celui sur lequel il est principalement interrogé maintenant", tance Me de Béco, qui entend demander au plus vite la libération de Christophe Henrotay.

 

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