BMW présente la première Mini entièrement électrique

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Si elle ne révolutionne pas le genre par ses spécificités techniques, la Mini Cooper SE est le premier modèle 100% électrique de Mini. Son design, légèrement altéré par rapport aux modèles classiques, et son identité, urbaine et "premium", ciblent directement la clientèle habituelle de la marque.

Photographes, influenceurs et petits fours dans les bâtiments de BMW, à Rotterdam, à l'occasion du lancement mondial de la première Mini entièrement électrique. Dans une présentation riche en superlatifs et en présence des hauts représentants du BMW Group, la Mini Electric fait deux tours de piste et se dévoile.

33.100
euros
Le premier modèle Mini Cooper SE sera disponible à partir de 33.100 euros en Belgique, contre 40.650 euros pour la i3 de BMW.

Sous le capot, le nouveau modèle ne se détache pas de la concurrence et ne révolutionne pas le secteur. Destinée à un usage urbain, l’autonomie ne dépassera pas les 235 à 270 km (selon les normes WLTP). Son moteur, entièrement électrique, autorise une puissance maximale de 135kw. La Mini Cooper SE présente ainsi des caractéristiques internes très proches de sa cousine, la BMW i3, l’autre citadine haut de gamme du groupe.

Résolument Mini

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Destinée à une clientèle premium et citadine, la Mini Cooper SE a tout du modèle classique, si ce n'est son moteur électrique.

Côté design, on retrouve l’identité de la marque emblématique britannique dans un modèle 3 portes très similaire aux classiques. A part quelques légères altérations, dont la disparition (logique) du pot d’échappement, la fermeture (logique) de la calandre et un rafraîchissement du design des roues et des jantes, repensées pour plus d’esthétisme et, nous dit-on, d’aérodynamisme. C’est réellement l’intégration discrète du logo "Electric" à l’habillage de la voiture qui permet au modèle de se distinguer visuellement de ses prédécesseurs à combustion.

Le marché belge dans le viseur

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Interrogé par nos soins quant à la stratégie de vente du nouveau modèle et la potentielle rencontre avec la BMW i3 sur certains segments clés, le patron allemand de Mini, Bernd Körber, reste évasif mais assure: "Il n'y aura pas de cannibalisation entre la BMW i3 et la nouvelle Mini. Il n'y a pas encore suffisamment d'offre de véhicules électriques sur le marché pour que les deux modèles se heurtent l'un à l'autre. En achetant une Mini, on envoie un message différent qu'avec une i3." Il se dit également confiant au sujet de l'adoption de l'électrique par les aficionados de la marque, tant "la sensation de conduite fidèle aux standards de Mini, l'autonomie suffisante à une utilisation urbaine et le maintien du design et de l'identité de la marque rassureront les habitués."

Le marché belge, terrain de jeu privilégié du constructeur allemand, tant chez les particuliers que chez les entreprises, devrait être rapidement pris pour cible lors de la commercialisation de la Mini Electric. Ici, Bernd Körber se veut optimiste, avançant: "Nous nous attendons à un fort intérêt de notre clientèle belge, tant au niveau privé que professionnel, à l’image de la réponse très positive qu’a suscité notre sondage test en Belgique" avant de tempérer quant à l’intérêt des partenaires de leasing de Mini pour son modèle électrique (Deloitte par exemple), expliquant: "Aujourd’hui, ce n’est que le lancement, il est trop tôt pour se prononcer sur d’éventuelles commandes." 

La Mini Electric entrera en production à l’usine d’Oxford de la marque dès novembre de cette année. A l’heure actuelle, la date de commercialisation n’est pas encore annoncée. Son prix: le premier modèle sera disponible à partir de 33.100 euros en Belgique, contre 40.650 euros pour la i3 de BMW. 

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