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Déjà des problèmes d'infrastructure au quotidien, alors...

A Cuiabá, la route qui mène à l’aéroport est loin d’être terminée. ©REUTERS

Samedi 15 février, aéroport Carlos Jobim de Rio de Janeiro, les passagers débarquent du vol en provenance de Buenos Aires.

Les détenteurs d’un passeport brésilien passent le contrôle quasi sans attendre. Les non-Brésiliens voient trois heures s’écouler entre l’atterrissage de l’avion et leur sortie de l’aéroport. Un samedi ordinaire, sans cortège de carnaval, sans match de foot. "Imagina na copa" (imagine lors de la coupe du monde) est devenue la phrase à la mode au Brésil pour se plaindre de tous les travers au quotidien.

À trois jours du coup d’envoi de la coupe, certains aéroports brésiliens sont toujours en travaux. À São Paulo, par exemple, qui a le plus grand aéroport du Brésil, le terminal 3 ne fonctionne que partiellement, surchargeant les autres secteurs. À l’aéroport de Rio de Janeiro, les travaux d’agrandissement des zones d’arrivées internationales ne sont pas finis. À l’aéroport Confins de Belo Horizonte, l’unité d’alimentation est toujours en travaux. Dans le nord-est à Fortaleza, des travaux sont stoppés, ne seront pas terminés pour le Mondial, et c’est pourquoi le terminal opérera avec des structures provisoires. Dans cette même région, les aéroports de Natal, Recife et Salvador sont aussi en travaux. Natal ne peut pas recevoir de vols internationaux.

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Le Brésil doit recevoir 600.000 touristes étrangers du 12 juin au 13 juillet, outre les 3,7 millions de Brésiliens qui se déplaceront dans le pays. La présidente Dilma Rousseff a assuré que les aéroports seront capables de faire face à la forte demande de passagers. L’achèvement du plan de modernisation des aéroports est prévu en 2018.

Embouteillages

Dans un pays grand comme un continent et très pauvre en infrastructures ferroviaires, l’utilisation de l’avion est inévitable. Une fois au sol, on n’en est pas pour autant sorti d’affaire étant donnés les problèmes de circulation que connaissent la plupart des villes brésiliennes. Ainsi, lors des heures de pointe, 46% des voies De São Paulo sont congestionnées, contre 55% à Rio, 59% à Salvador et 60% à Recife. L’un des responsables de l’entreprise TomTom précise que les résultats des villes du Nordeste s’expliquent par des problèmes d’infrastructure, ainsi que par le grand nombre de travaux pour la Coupe du Monde qui n’ont certainement pas amélioré la situation. À Rio, le "perimetral", sorte de ring qui soulage la circulation du centre via le port, a été détruit et le tunnel qui doit prendre le relais n’est pas encore terminé. La mototaxi est devenue quasi le seul moyen de ne pas sombrer dans les embouteillages.

Autre problème d’envergure, le Brésil doit faire face à une pénurie d’électricité en raison d’une sécheresse qui empêche le pays de recharger ses barrages hydroélectriques. Les réservoirs hydrauliques, desquels le Brésil puise les deux tiers de son électricité, sont à des niveaux historiquement bas et les centrales thermiques du pays tournent à plein régime pour que les usines puissent continuer à fonctionner et les lumières rester allumées. En dépit de cela, les coupures d’électricité sont fréquentes et certains se demandent même s’il ne faudra pas éteindre toutes les lumières de Rio de Janeiro pour pouvoir éclairer le stade du Maracana.

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