9 bonnes nouvelles climatiques qui témoignent d'une évolution

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Si les conséquences du réchauffement climatique sont toujours plus visibles, ces dernières années ont aussi été marquées par quelques changements positifs pour la planète.

Partout dans le monde, des actions, à petite ou plus large échelle, sont effectuées afin de tenter de faire basculer le changement climatique du bon côté. De la Belgique, championne d'Europe du recyclage, au record mondial de reboisement en Inde, petit tour d'horizon (non exhaustif) des effets positifs à mettre en avant ces dernières années.

9 bonnes nouvelles pour le climat

1. Enterrer le charbon pour de bon

La demande mondiale de charbon a diminué de 5% en 2020, sa plus forte baisse depuis la Seconde Guerre mondiale, selon l'Agence internationale de l'énergie. L'utilisation du combustible le plus polluant a même chuté de moitié en cinq ans sur le Vieux continent. Quelque 16 pays européens envisagent désormais de l'éliminer, dont la Pologne – premier pays producteur d'Europe – qui s’est engagée à fermer 13 mines de charbon d'ici à 2049.

La moitié des 324 centrales à charbon d'Europe ont soit fermé, soit annoncé leur fermeture pour 2030. La Belgique s'est ici posée en précurseur, devenant, en 2016, le premier État membre à dire adieu au charbon.

2. La Wallonie baisse de 30% ses émissions de GES en 30 ans

Selon la European environment agency, les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l'Union européenne (UE) ont diminué de 24% entre 1990 et 2019, dépassant ainsi l'objectif d'une réduction de 20% espérée entre 1990 et 2020.

Chez nous, les chiffres montrent une baisse de 19% au niveau national (par rapport à 1990), et de 31% en Wallonie. Cette réduction résulte de différents facteurs, comme une diminution dans les secteurs de la production d’énergie et de l’industrie. Elle est aussi, en partie, imputable au ralentissement général de l'activité économique. 

3. Ces animaux menacés qui reprennent du poil de la bête

Toujours en voie d’extinction, la population de tigres a progressivement augmenté ces dernières années. En Inde, où l'on recense les trois quarts de cette espèce, on comptait entre 2.600 et 3.350 individus en 2018, soit plus du double qu'en 2006. Une bonne nouvelle qui ne vient pas seule, puisque d'autres espèces menacées ont vu leur démographie s'accroître grâce à des programmes de conservation. C'est notamment le cas du rhinocéros blanc du Sud, du pygargue à tête blanche (un rapace, NDLR), de l’antilope saïga ou encore du gorille des montagnes.

105 millions
d’hectares
La superficie globale de forêt plantée a augmenté de plus de 105 millions d’hectares depuis 1990.

4. La reforestation plante ses graines

En 2017, l'Inde a pulvérisé le record mondial de reboisement, en plantant 66 millions d'arbres en douze heures. La superficie globale de forêt plantée a augmenté de plus de 105 millions d'hectares depuis 1990. Les plantations massives commencent à faire l'objet d'une concurrence – vertueuse – entre gouvernements.

Mais les politiques de reboisement ne parviendront pas à recomposer la richesse des forêts primaires. La déforestation en Amazonie, illégale à 94%, a atteint l'an dernier son plus haut niveau depuis 2008. La forêt tropicale émet désormais plus de CO2 qu'elle n'en absorbe.

5. La tendance végé, bénéfice collatéral sur le climat

Les végétariens sont responsables de près de deux fois moins d'émissions de gaz à effet de serre par jour que les personnes consommant de la viande. Une bonne nouvelle, alors que le marché végétarien et végane est en plein essor depuis quelques années, que ce soit dans l'alimentation, la mode ou encore les cosmétiques. Si la diminution de la consommation de viande est souvent motivée par des préoccupations liées à la santé ou au bien-être animal, elle permet donc aussi de réduire notre empreinte écologique.

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%
En avril 2020, les émissions d'oxydes d’azote ont été réduites de 44% en moyenne par rapport à l'année précédente.

6. La pollution en déclin dans certaines grandes villes

En avril 2020, les émissions d'oxydes d'azote ont été réduites de 44% en moyenne par rapport à l'année précédente. La réduction des concentrations de particules fines aurait, en outre, permis d'éviter, sur le long terme en Europe, entre 13.600 et 29.500 décès prématurés. La pandémie de coronavirus a mis le monde à l'arrêt pendant de longs mois, avec des conséquences environnementales positives. Une tendance toutefois éphémère, comme le suggère déjà la reprise massive des activités économiques.

7. À bas le plastique!

En novembre 2020, les industriels du plastique soulignaient que la production de matières plastiques dans le monde poursuivait sa croissance, mais à un rythme moins soutenu. Pendant ce temps, la production européenne, elle, diminue. En 2019, elle a atteint 58 millions de tonnes de production. Un chiffre en décroissance, car, en 2006, l'Europe représentait encore un quart de la production mondiale, selon PlasticsEurope. Entre 2018 et 2019, sa production a reculé d'environ 6%. La crise du coronavirus n'a clairement pas aidé à combattre ce fléau.  

8. La Belgique championne d'Europe du recyclage

Depuis 5 ans, les chiffres du recyclage sont en hausse en Belgique. Sur les plus de 805.000 tonnes d'emballages ménagers mises sur le marché belge en 2020, 94,9 % ont ainsi pu être recyclées. Si la quasi-totalité des déchets d'emballages en verre, papier et carton sont recyclés, ce pourcentage n'est que de 51,1% pour les emballages en plastique. Mais avec cela, la Belgique fait déjà mieux que l'objectif européen de 2025 (50%), se réjouit Fost Plus, la structure en charge de la chaîne de recyclage des emballages ménagers. Le pays veut atteindre 70% de recyclage des emballages plastiques d'ici 2030.

9. La mer de Ross, le plus grand sanctuaire marin du monde

On vous emmène en Mer de Ross, le plus grand sanctuaire marin au monde, où un accord historique a été signé en 2016. Après des années d'efforts du WWF et de nombreux acteurs, le plus grand plan de protection dans l'océan Austral a été créé. Une zone de plus de 1,5 million de km² au large de l'Antarctique, allouée à la conservation. Là-bas, les eaux grouillent de vie.

Bien que l'état des océans se soit dégradé lors de ces dix dernières décennies, des chercheurs du monde entier dressaient, en 2020, un état des lieux plutôt optimiste de la vie marine, même s'il reste encore beaucoup d'efforts à faire. En effet, s'il est possible de faire baisser la surpêche et la pollution, il sera bien plus compliqué d'arrêter le réchauffement des océans.

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