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Accord belgo-belge sur le plan de relance

Le Premier ministre Alexander De Croo a joué les arbitres ces derniers jours pour dégager une clef de répartition entre niveaux de pouvoir. ©Photo News

Les différents niveaux de pouvoir se sont accordés sur une clef de répartition pour les 5,9 milliards d'euros prévus par la Commission européenne.

Ça, c'est fait. Les chefs du gouvernement fédéral et des entités fédérées sont tombés d'accord lundi en soirée sur une clef de répartition pour les 5,9 milliards d'euros destinés par l'Europe au plan de relance belge.

La négociation a beaucoup occupé le Premier ministre et les ministres-Présidents ces derniers jours. Elle a abouti sur le partage suivant: 2,255 milliards d'euros pour la Flandre (soit 38% de l'enveloppe totale), 1,48 milliard pour la Wallonie (25%), 1,25 milliard pour l'État fédéral (21%), 495 millions pour la Fédération Wallonie-Bruxelles (environ 8,4%), 395 millions pour la Région bruxelloise (environ 6,7%) et enfin 50 millions pour la Communauté germanophone (un peu moins de 1%). Tous ces montants doivent encore être formellement approuvés ce mardi en comité de concertation.

38%
La part de la Flandre
La Flandre, qui dans un premier temps a exigé 3 milliards d'euros, reçoit finalement 2,255 milliards, soit 38% de l'enveloppe totale.

"C’est une étape importante de notre stratégie de relance qui vient d’être franchie", estime le Premier ministre Alexander De Croo. Il y voit le signe que "la coopération peut être une réalité de notre pays sur laquelle nous devons construire l’avenir. L’objectif est d’avoir un plan ambitieux qui permette à la Belgique de faire face à des défis majeurs, notamment la transition numérique et environnementale et l’inclusion sociale."

"Sur cette base, nous allons pouvoir soumettre un premier document à la Commission européenne", précise Thomas Dermine (PS), secrétaire d’État à la Relance, chargé de coordonner le tout à l'échelon belge. L'objectif est que ce premier draft belge parvienne à l'Europe d'ici la fin janvier.

Et maintenant: choisir

Autant dire qu'il y a du boulot. En fin d'année dernière, État fédéral et entités fédérées ont en effet dans un premier temps rentré pour 24 milliards d'euros de projets chez Thomas Dermine.

La répartition belgo-belge étant acquise désormais, "il convient d’ici à la remise finale du plan en avril 2021 de finaliser la sélection des projets prioritaires et d’en renforcer la qualité et la cohérence", ajoute Thomas Dermine. Il va donc falloir élaguer, et assez nettement.

La Commission attend qu’un minimum de 37% du montant total alloué aille à la transition écologique et que 20% minimum aillent à la transition digitale.

Pour rappel, cinq grands axes ont été identifiés: l’environnement (efficacité énergétique des bâtiments, production et stockage d’énergie renouvelable, économie circulaire,…), la transformation numériquela mobilité (infrastructures ferroviaires, routières,…), la productivité (marché du travail, R&D) et enfin le vivre ensemble (enseignement, santé, social). La Commission attend qu’un minimum de 37% du montant total alloué aille à la transition écologique et que 20% minimum aillent à la transition digitale.

Le reste sera affaire de qualité des projets, de cohérence entre eux mais aussi de maturité. Le projets trop peu avancés ou trop longs à réaliser n’auront pas leur place dans le plan de relance final, car l’Europe a indiqué que les moyens devaient être engagés d’ici la fin 2023 et les investissements réalisés d’ici la fin 2026. Pas question de s'éterniser pour concrétiser la relance.

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