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Kris Peeters confirme: la loi Renault ne s'applique pas à Proximus

Le personnel de Proximus est fixé: 1.900 emplois vont être supprimés sur trois ans. Les syndicats ont déposé un préavis de grève. La CEO, Dominique Leroy, a déclaré ne pas exclure des licenciements secs. Charles Michel dit, lui, soutenir les efforts d'adaptation de l'opérateur.
  • Fin du live

    Ce direct est à présent terminé. Merci à toutes et à tous de l'avoir suivi.

    La rédaction de L'Echo

  • Le résumé de la journée

  • Quelques arrêts de travail épars et limités dans des centres d'appel

    L'annonce du "plan de transformation" a suscité beaucoup d'émotion au sein du personnel. Il a aussi provoqué quelques arrêts de travail épars dans plusieurs centres d'appels de l'opérateur télécoms, mais aucun débrayage d'envergure.

    "Il y a eu des actions spontanées de quelques opérateurs dans des call centers, à Bruxelles ou Anvers", indique Jean-Claude Philippon, du syndicat SLFP, ajoutant que les syndicats, qui ont déposé un préavis de grève pour couvrir ce genre d'actions spontanées, n'ont toutefois pas appelé à la grève. "Pour l'instant, nous demandons au personnel de travailler. Nous mènerons des actions plus tard si cela s'avère nécessaire", ajoute le responsable syndical, alors que la direction de Proximus et les syndicats doivent se rencontrer la semaine prochaine pour entrer dans le vif du sujet de la concertation sociale.

    "Il y a eu des arrêts de travail de certaines personnes dans quatre, cinq call centers. Ce sont des arrêts de travail de 20 minutes mais pas des débrayages. Les services ont continué à fonctionner", confirme un porte-parole de la direction de Proximus. Selon ce dernier, la direction n'a pas de projet de délocalisation en ce qui concerne les centres d'appels opérés en interne par le groupe.

  • L'action Proximus lanterne rouge du Bel 20

    L'action Proximus a reculé de 3,24%, à 23,02 euros, dans des volumes d'échange particulièrement étoffés.

    Généralement, l'annonce par une entreprise d'une réduction de ses coûts -240 millions d'euros d'ici 2022 dans le cas de Proximus- a pour effet de soutenir le cours de Bourse de son action mais, dans le cas de Proximus, il n'en a rien été ce jeudi.

    → L'explication? Elle est à lire ici "La baisse des effectifs est trop prudente"

  • Fin des questions d'actualité sur Proximus à la Chambre.

  • Devin (PS) à Charles Michel: "Vous marchez sur des oeufs"

    Laurent Devin (PS) a répliqué au gouvernement: "Il faut pouvoir être à la hauteur de la gravité de la situation. Pour certains ici, une entreprise publique ne sert qu'à être réduite et complètement privatisée."

    S'adressant à Charles Michel, il a dit: "Monsieur le Premier ministre, vous marchez sur des oeufs. Vous ne partagez pas ce que dit l'Open VLD, et aujourd'hui vous appelez à la concertation sociale. M. De Backer n'a aucun doute dans son esprit : le quatrième opérateur, ça n'a rien à voir. Vous, Premier ministre, vous allez avoir bien des difficultés."

  • Pour De Backer, le 4e opérateur n'a pas eu d'influence

    Le ministre des Télécommunications, Philippe De Backer (VLD), a insisté sur le fait que la perspective de l'arrivée d'un nouvel opérateur télécoms n'avait pas influencé la décision de Proximus. "Proximus a clairement dit que le plan de transformation aurait été appliqué qu'il y ait ou pas un quatrième opérateur", a-t-il affirmé.

    Pour Karine Lalieux (PS) : "Le quatrième opérateur, j'entends que vous allez continuer ce projet alors qu'on sait que tout le monde vous avait dit ça mènerait à de la casse"

    "Agoria a largement détaillé la perte d'emplois qu'impliquerait un quatrième opérateur", a rappelé Olivier Maingain (Défi), annonçant le dépôt d'une "proposition de loi pour arrêter (les) négociations avec un quatrième opérateur".

  • Kris Peeters confirme: la loi Renault ne s'applique pas

    Le ministre de l'Emploi (CD&V) s'est dit soucieux de la qualité de la concertation sociale. "Il importe que le débat au niveau de Proximus entre syndicats et direction se déroule dans la sérénité. Nous écouterons la vision et les inquiétudes des syndicats". Il compte sur un accord des partenaires sociaux avant le 15 avril.

    Kris Peeters a confirmé que la loi Renault ne s'applique pas à Proximus, qui relève de la loi de 1992 sur les entreprises publiques autonomes. "La loi Renault doit être clarifiée", a-t-il ajouté."Proximus ne relève pas de la loi CCT de 68; En principe, Proximus ne peut conclure de CCT sur les RCC; le débat sur l'âge n'est même pas à l'ordre du jour." 

  • Charles Michel: "Nous soutenons les efforts d'adaptation de Proximus"

    Charles Michel a répondu aux différentes questions. Il s'est tout d'abord adressé aux collaborateurs de Proximus, exprimant sa "sympathie".

    Mais aussi :

    - "Proximus est une entreprise publique autonome qui tombe sous le coup d'une législation particulière. Cela amène que Proximus n'est pas un service publique ou une administration. C'est une société cotée en Bourse", a-t-il rappelé.

    - "Proximus est une entreprise importante pour notre économie qui compte de nombreux collaborateurs, active dans un secteur stratégique pour l'avenir. Proximus doit s'adapter aux défis de demain et d'après-demain", a-t-il ajouté. A ce titre, le gouvernement "soutient les efforts d'adaptation."

    - "Le conseil d'administration de Proximus a pris acte d'une intention de plan de transformation de la part du management et accorder un mandat pour une consultation. C'est un processus de consultation, pas de négociation."

    Le Premier ministre a répété qu'il n'était pas au courant des intentions de la direction de Proximus avant "mardi après-midi", estimant que la communication de l'entreprise ne s'était pas révélée "optimale, c'est le moins qu'on puisse dire."

  • Stefaan Vercamer (CD&V): "Un rôle social et exemplatif"

    "Il n'y a pas de règles pour les entreprises publiques autonomes", a regretté Stefaan Vercamer (CD&V). Or, estime-t-il, "la question se pose de leur appliquer la loi Renaut", car à ses yeux, "les entreprises publiques ont un rôle social et exemplatif à jouer".

  • David Geerts (sp.a) : "Je ne vous crois pas quand vous dites que vous ne saviez pas"

    "Je ne vous crois pas quand vous dites que vous ne saviez pas. Si vous me dites, je ne voulais pas savoir alors je vous crois", a lancé David Geerts (sp.a) à Charles Michel. "Pas de vision pour la SNCB, malaise à La Poste. Et maintenant 1.900 personnes jetées comme des poubelles. Le personnel paye la facture de la politique d'annonce des libéraux", a-t-il estimé. "Lorsqu'il s'agit d'indemnités de sortie pour un CEO, on ne vous entend pas. Mais lorsqu'il s'agit d'un droit pour un employé, vous dites que le RCC n'est possible. Optez-vous pour les travailleurs ou les actionnaires?", a demandé M. Geerts.

  • Devin (PS) à Peeters : "Votre responsabilité est engagée"

    Laurent Devin (PS) s'est adressé à Kris Peeters et pas au Premier ministre: "Dans ce dossier, votre responsabilité est engagée", lui a-t-il dit. "Vous avez indiqué combattre le plan de restructuration, mais comment allez-vous faire alors que vous avez drastiquement compliqué l'accès aux prépensions. Les départs volontaires sont de plus en plus difficiles à imaginer", vu les modifications intervenues dans le cadre du "jobdeal", a-t-il ajouté.

  • Lachaert (VLD): "Quid des prépensions?"

    "Le gouvernement va-t-il permettre une utilisation indue des différents systèmes prépensions", a interrogé Egbert Lachaert (Open Vld). "Dans toutes les règles du secteur privé, il faut : une concertation sociale valable + arrêter de pousser les gens vers l'inactivité, les aider à retrouver un emploi chez Proximus ou ailleurs. Toutes les règles du secteur privé doivent s'appliquer au secteur public", a-t-il estimé. 

  • Spooren (N-VA): "Un drame pour la Sécu et le contribuable"

    "Prévoyez-vous dans les semaines à venir de maintenir l'emploi chez Proximus?", a demandé Jan Spooren (N-VA), à Charles Michel. Pour lui, l'annonce de Proximus est "un drame pour la sécurité sociale et le contribuable." "Activer les gens, accroître l'emploi a toujours été la priorité de ce gouvernement et j'espère que cela n'a pas changé", a-t-il envoyé.

  • Flahaut (MR): "Quel impact a eu le quatrième opérateur?"

    "Avec 53%, l'Etat belge est actionnaire majoritaire. A ce titre, vous auriez dû être informé dans la situation", a déploré le député MR, constatant que "la CEO de Proximus n'a même pas informé les employés de ses choix stratégiques"

    "Selon elle, l'entreprise doit faire face aux défis de la digitalisation. Bien sûr, on partage cette analyse et le marché est concurrentiel, mais des questions se posent quant au timing", a ajouté Flahaut.

    Le président de DéFI, Olivier Maingain, voit une obsession de la part du gouvernement quant à l'arrivée d'un 4e opérateur. 

  • Vanden Burre (Ecolo): "Vos administrateurs, à quoi ont-ils servi?"

    "Ce plan est inacceptable parce que c'est une entreprise publique bénéficiaire. Les réductions de coûts pèsent systématiquement sur les travailleurs. C'est intolérable", a lancé Gilles Vanden Burre (Ecolo). "Un État actionnaire doit pouvoir peser sur les décisions stratégiques liées à l'emploi", a-t-il ajouté, interrogeant le Premier ministre: "Vos administrateurs représentant l'Etat au sein du conseil d'administration à quoi ont-ils servi?" 

  • Goffinet (cdH): "Ça ne s'improvise pas"

    "Comme actionnaire majoritaire, vous n'auriez pas été informé de cette nouvelle stratégie? Un tournant stratégique d'une telle ampleur ne s'improvise pas, ça se prépare", s'est étonnée Anne-Catherine Goffinet, députée cdH, s'adressant au Premier ministre. "Il importe que Proximus comme entreprise publique se montre exemplaire dans le volet social", a-t-elle ajouté.

  • Hedebouw à Michel: "Allez-vous arrêter ces licenciements?"

    "Il s’agit clairement de licenciements boursiers dont le seul but est de faire du pognon", a lancé Raoul Hedebouw à l'assemblée. Il s'est adressé au Premier ministre "et à tous les partis traditionnels", s'étonnant qu'ils n'aient pas été au courant de ce qui se préparait chez Proximus.

    "La question est simple: vous avez le pouvoir d'arrêter ces licenciements. Allez-vous le faire?"
    Raoul Hedebouw
    porte-parole du PTB

  • La séance plénière a débuté

    La séance plénière au Parlement a débuté par un hommage et une minute de silence à Philipe Moureaux, ministre d'Etat et ancien bourgmestre PS de Molenbeek, décédé le 15 décembre dernier.

    ©BELGA

    Karine Lalieux (PS) a ouvert le bal des questions orales. "Une solide marge d'un côté, 1.900 licenciements de l'autre, les socialistes ne peuvent accepter pareille situation", a-t-elle déclaré en guise de préambule. 

    "Dois-je vous rappeler que vous avez défendu l'arrivée d'un quatrième opérateur mobile, que des cris ont fusé de toutes parts contre cette idée, que c'est votre gouvernement qui a réduit les pouvoirs de l'Etat dans les conseils d'administration des entreprises publiques autonomes?" a-t-elle interrogé le Premier ministre. 

    "Vous n'êtes pas crédibles. Que mettez-vous concrètement pour interdire le licenciement de 1900 personnes? N'avez-vous vraiment rien vu venir?" a-t-elle poursuivi.

  • La CEO n'exclut pas des licenciements secs

    "Des licenciements secs ne sont pas à exclure", indique Dominique Leroy, qui ajoute que "nous ferons tout ce qui est possible pour réduire au minimum le nombre de pertes d'emplois". "Dire quelles seront les mesures de prépension ou autre est prématuré et fera l'objet du dialogue social."

    En outre, elle regrette que l'information ait fuité dans la presse. L'annonce était initialement prévue pour la semaine prochaine. 

    Place désormais au dialogue social: "Après cette première phase, nous espérons pouvoir préciser davantage quels emplois et quels services seront affectés, et ainsi éliminer l'incertitude chez les employés."


  • Arrêts de travail de certains call centers

    Les employés de certains call centers ont décidé d'arrêter de travailler en signe de protestation, indique Laurent Malengreau. 

  • Vodafone veut supprimer jusqu'à 1.200 emplois en Espagne

    Après Proximus, la filiale espagnole du groupe britannique de télécommunications Vodafone a annoncé jeudi son intention de supprimer jusqu'à 1.200 emplois en Espagne, pour faire face à une baisse de ses revenus et bénéfices, sur fond de vive concurrence. "La procédure de licenciement collectif affectera un maximum de 1.200 personnes", a annoncé Vodafone Espagne dans un communiqué. 

      Cela représente quasiment un quart des effectifs qui s'élevaient en mars 2018 à 5.104 employés, selon le dernier rapport annuel. Les négociations avec les syndicats sur ce plan social commenceront fin janvier, a précisé le groupe. Vodafone, qui fait face en Espagne à la concurrence des offres de téléphonie low-cost, a justifié cette décision par des "raisons économiques, productives et d'organisation". 

    L'opérateur télécoms britannique a enregistré une perte de 8 milliards d'euros au premier semestre, notamment liée à la cession de ses activités en Inde.

  • La prépension n’est possible qu’à partir de 59 ans

    Plusieurs médias ont évoqué une retraite anticipée à partir de 58 ans. Mais selon l'Onem, cette information n'est pas correcte. "Avec les règles actuelles, la prépension n'est possible qu'à partir de 59 ans", indique l'Office national de l'emploi.

    "De plus, seuls les contractuels de Proximus peuvent être mis en préretraite. Cela n'est pas possible pour les employés ayant le statut de fonctionnaire."

  • Les syndicats et la CEO auditionnés par la commission infrastructure

  • Les RCC sont une "possibilité" pour le CD&V, la N-VA et l'Open Vld contre

    Afin d'éviter un maximum de licenciements secs, le régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC, anciennement prépension) constitue une "possibilité", a estimé le parlementaire CD&V Veli Yüksel sur les ondes de Radio 1. La N-VA et l'Open Vld sont contre cette option.

    D'après De Standaard, Proximus pourrait recourir aux RCC pour certains travailleurs de 58 ans ou plus.

    Au sein de la coalition gouvernementale, le CD&V n'est pas opposé à cette option. "C'est légalement possible et la piste doit donc être mise en avant. Nous devons tout faire pour éviter des licenciements secs", a expliqué Veli Yüksel. "Nous devons examiner les souhaits du personnel. Si des personnes veulent suivre des formations, cette option doit aussi être envisagée."

    Du côté du MR, la piste des RCC n'est pas exclue pour les travailleurs qui remplissent les conditions prévues par la législation.

  • Les syndicats introduisent un préavis de grève mais n'appellent pas à débrayer

    Les syndicats ont introduit un préavis de grève afin de couvrir les employés qui réagiraient émotionnellement. Ils n'appellent toutefois pas leurs affiliés à faire grève.

    "Il est inacceptable que la réduction des coûts ne se fasse que sur le dos du personnel", a réagi Laurent Malengreau, vice-président CGSP pour le secteur télécom-aviation. "La manière de travailler est réformée en vue de se diriger vers la digitalisation", a expliqué Malengreau. "Il est vrai que certaines structures de l'entreprise ne sont plus à jour et toute une partie du personnel devra être formée, ce qui sera entièrement à charge de l'entreprise. Mais chacun n'aura pas la capacité ou le potentiel de s'adapter à cette digitalisation", a-t-il pointé, citant notamment les membres du personnel plus âgés.

    Les syndicats regrettent en outre un manque de clarté quant aux profils visés. "Chaque employé est potentiellement concerné. 1.900 suppressions, ça représente une personne sur six", s'est exclamé Stéphane Daussaint, de la CSC Transcom. "Dorénavant, tout le monde va craindre pour la stabilité et l'évolution de son emploi", a-t-il souligné, ajoutant qu'il s'agissait bien de suppressions d'emplois, avec éventuellement des licenciements en bout de course.

    "Les travailleurs méritent plus de respect que cela. Nous n'avons pas reçu d'informations supplémentaires que le communiqué de presse envoyé", a pointé le syndicaliste de la CSC. "Nous comprenons qu'une réduction des coûts soit nécessaire mais nous n'acceptons pas qu'elle se fasse uniquement sur le dos du personnel, qui doit toujours s'adapter encore plus", a enchaîné Laurent Malengreau. "On ne touche pas au conseil d'administration ou aux dividendes, et cela est inacceptable. Pourquoi est-ce toujours les mêmes qui doivent payer? "

    "On ne touche pas au conseil d'administration ou aux dividendes, et cela est inacceptable. Pourquoi est-ce toujours les mêmes qui doivent payer? "
    Laurent Malengreau
    vice-président CGSP pour le secteur télécom-aviation


    Les syndicats vont désormais informer les travailleurs. Un agenda a été convenu avec la direction, qui "veut entretenir le dialogue social" selon les syndicats. Les représentants des travailleurs doivent encore consulter leur base pour recevoir un mandat de négociation.

  • Dans le rouge, le titre reste très volatil

    L'action Proximus a d'abord ouvert en baisse de 3,5% à 22,98 euros, pour ensuite se stabiliser... puis repartir dans le rouge. Le titre est très volatil.  


  • Quelles sont les mesures envisagées?

    • L'Emploi:

    Réduction d'environ 1.900 collaborateurs au cours des 3 prochaines années "en ligne avec la réduction prévue de la charge de travail". 1.250 recrutements: 750 recrutements supplémentaires pour l'extension des activités ICT dans les différentes filiales et 500 profils supplémentaires dans les nouveaux domaines digitaux au sein de Proximus SA.

    Le déploiement du réseau fibre procure, déjà en 2019, 1.600 emplois chez les partenaires externes

    • Coûts: 

    Réduction brute supplémentaire des coûts de l’ordre de 240 millions d’euros d’ici 2022.

    240 millions
    euros
    Proximus annonce 240 millions d’euros d'économies d’ici 2022.



    Comment y arriver?  
    ♦ Rationalisation des réseaux
    ♦ Rationalisation de l’offre de produits et services
    ♦ Rationalisation des plateformes, des bâtiments et des systèmes
    ♦ Poursuite des efforts de simplification, d’automatisation et de digitalisation
    ♦ Discussions avec les fournisseurs pour réduire les coûts et augmenter l’efficacité
    ♦ Investissement dans la formation du personnel

    "Proximus compte bien rester fidèle à cette tradition. À partir d’aujourd’hui, la direction entame la phase de consultation et d’information avec les partenaires sociaux afin d’analyser la meilleure façon d’atteindre ses objectifs de la façon la plus acceptable  sur le plan social."

  • Reprise du cours de cotation

    L'action Proximus , qui avait été suspendue mercredi, reprend ce jeudi à l'ouverture de la Bourse de Bruxelles. 

    Aucune indication concernant le dividende n'est mentionnée dans le communiqué de l'opérateur télécoms. 

    https://www.lecho.be/entreprises/telecom/proximus-1-900-emplois-supprimes-en-3-ans/10085847.html
  • "Les conditions du marché ne nous laissent pas le choix"

    "Nous voulons accélérer la transformation de Proximus afin de relever les défis du monde digital en pleine expansion et sécuriser l’avenir de l’entreprise", explique Dominique Leroy, CEO du groupe. 

    "Nous sommes conscients des inquiétudes que tous ces changements vont susciter au sein des équipes, mais l’accélération de la digitalisation et les conditions disruptives de marché ne nous laissent pas le choix."
    Dominique Leroy
    CEO de Proximus

    "Dans la tradition du dialogue social, nous comptons sur nos partenaires sociaux pour engager rapidement des discussions constructives."

    ©BELGA

  • Pourquoi un tel plan?

    Comment Proximus explique-t-il son plan?

    • "Pour réaliser ses ambitions, Proximus doit adapter ses méthodes de travail, devenir plus souple et plus agile, renforcer les compétences de ses collaborateurs dans le domaine digital et ajuster sa structure de coûts pour être plus conforme aux normes du marché."

    • Le moment charnière sur le plan de la digitalisation que vit le secteur et des conditions de marché agressives en Belgique.
      "Ce contexte disruptif dans lequel évolue Proximus oblige l’entreprise à se réinventer fondamentalement et à offrir de nouvelles solutions digitales répondant aux besoins et souhaits de ses clients tant sur le marché résidentiel que professionnel. Pour ce faire, nous confirmons la poursuite du déploiement de notre réseau fibre optique et de la préparation de notre réseau 5G. En outre, nous continuons à développer nos activités ICT afin d’aider les entreprises dans leur transformation digitale."

    • "Un marché des télécommunications en stagnation (malgré la demande croissante de connectivité) et une lourde réglementation mettant fortement les tarifs sous pression, concilier les besoins d’investissements massifs de l’entreprise et le désir de connectivité élevée et de nouveaux services des clients à des prix compétitifs s’avère un challenge difficile à relever. D’autant plus que Proximus fait face à des coûts opérationnels et salariaux plus élevés que ceux de ses concurrents."

    • "Malgré les nombreux efforts déjà consentis par le passé, Proximus doit accélérer sa transformation, renforcer ses efforts de réduction des coûts afin de rester pertinente sur le marché et poursuivre ses investissements nécessaires dans ses réseaux, l’innovation et le contenu."
  • Confirmation: 1.900 emplois supprimés en 3 ans

    Le communiqué tant attendu de Proximus est tombé: la suppression des 1.900 emplois est confirmée.

    "Outre les 1.250 recrutements dans le Groupe Proximus (voir plus haut), l’entreprise envisagera également la possibilité de réduire davantage son personnel d’environ 1.900 collaborateurs au cours des 3 prochaines années, en ligne avec la réduction prévue de la charge de travail", indique l'opérateur télécoms.

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  • Après Caterpillar, ING et Carrefour...

    Le plan social chez Proximus pourrait rejoindre les plus grosses restructurations qui ont eu lieu sous l'ère Michel, à savoir Caterpillar en 2016 (1.997 emplois perdus), ING en 2016 toujours (932 licenciements) et Carrefour en 2018 (1.233 emplois sans compter ceux du groupe Mestdagh).

    Mais dans le cas de Proximus, la loi Renault ne s'applique pas. Proximus est une entreprise publique autonome et est, à ce titre, exclue du champ d'application de la loi Renault sur les licenciements collectifs.

  • Les syndicats sont prêts à des actions si nécessaire

    "Nous attendons la communication officielle. Aucune action n'est encore prévue mais nous sommes prêts à agir", a averti peu avant la réunion Laurent Malengreau, vice-président CGSP pour le secteur télécom-aviation. "Et nous sommes sûrs que le personnel suivra."

    Les syndicats sont dans l'expectative: si des réunions ont déjà eu lieu avec la direction, aucune communication officielle ne leur a encore été adressée. "Comment la transformation va-t-elle se dérouler? S'agira-t-il d'un changement de fonction?", s'interroge le syndicaliste.

    "Si l'entreprise se dirige vers encore plus de digitalisation, il est certain que les plus de 50 ans auront du mal à s'adapter."
    Laurent Malengreau
    vice-président CGSP pour le secteur télécom-aviation

    "Nous savons que les statutaires ne seront pas ciblés mais vu les nombreux changements, si l'entreprise se dirige vers encore plus de digitalisation, il est certain que les plus de 50 ans auront du mal à s'adapter." Le syndicaliste souhaite en tout cas "éviter à tout prix toute perte sèche d'emplois". 

  • En affaires courantes, l'Etat pourrait être contraint de s'abstenir

    Charles Michel et son gouvernement pouvaient-ils ne pas être au courant alors même qu’ils disposent d’une majorité au sein du conseil d’administration de Proximus? Il nous revenait mercredi que le Premier aurait été "mis devant le fait accompli" mardi après-midi, soit alors que le plan de restructuration était avalisé par le board.

    "Il n’est pas très plausible qu’il n’était au courant de rien. Par contre, il est possible qu’il ne connaissait pas à l’avance tous les détails du plan."
    un observateur averti

    Vient alors une question subsidiaire: un gouvernement en affaires courantes dispose-t-il de la latitude nécessaire pour peser efficacement sur ce dossier? Christian Behrendt, constitutionnaliste à ULiège, apporte une réponse nuancée. "Nous sommes à la jonction du droit constitutionnel et du droit des sociétés. Si on applique la théorie des affaires courantes de manière rigide, l’Etat serait empêché d’exercer ses prérogatives d’actionnaire et devrait s’abstenir, ce qui créerait une distorsion entre actionnaires. De plus, nous sommes dans une situation d’urgence, avec un cours de Bourse qui change tous les jours et la perspective de longs mois sans gouvernement de plein exercice. L’Etat paralysé, les actionnaires minoritaires prendraient la main, ce qui reviendrait à privatiser la société."

  • Sévices techniques

    "On entend les cris, mais, voilà, ne s’agit-il pas de cris d’orfraie poussés face à un serpent qui se mort la queue?"

    Notre édito 

  • Action suspendue

    Mercredi matin l’action Proximus a été suspendue dans l’attente d’un communiqué. Rappelons que l’Etat belge est l’actionnaire majoritaire de l’opérateur avec une participation de 53%. 

    L’annonce d’une restructuration n’a pas surpris les analystes boursiers. Le secteur souffre. L’an dernier, il a perdu 13,03 % dans son ensemble. Et les perspectives ne sont guère réjouissantes... 

  • 1.250 embauches

    1.250
    embauches
    Selon le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V), Proximus annoncera aussi qu’il souhaite recruter 1.250 personnes.

  • 1.900 départs... volontaires ou imposés?

    L'opérateur télécoms doit annoncer ce jeudi le nombre d'emplois perdus au sein de la société. Le ministre Kris Peeters, après une rencontre avec la CEO de Proximus Dominique Leroy mercredi, avait donné le chiffre de 1.900 emplois perdus. Quelle frange du personnel de Proximus pourrait être visée? Quels services ou activités? Des départs volontaires ou imposés? Retrouvez notre analyse des pistes praticables par le groupe.

  • Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans notre live sur la restructuration chez Proximus. 

    ©BELGA

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