Discussions toujours aussi compliquées chez Proximus

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Syndicats et direction étaient réunis ce mardi chez Proximus pour faire le point sur la situation. Les deux parties se sont quittées sur des positions contradictoires. Un syndicat parle d’une réunion chaotique, la direction d’une rencontre constructive. Cherchez l’erreur.

Cela bloque toujours du côté de Proximus. En phase d’information depuis janvier suite à l’annonce d’un important plan de restructuration, les syndicats et la direction se réunissaient ce mardi. Dans quel but exactement? C’est bien là que cela coince, visiblement. "La proposition de passer au stade de négociation a été faite par Stefaan De Clerck, le président de la Commission paritaire lors de la dernière réunion, la semaine dernière", confirme-t-on du côté de Proximus. Les syndicats ont accepté la proposition d’en discuter hier. Mais pour la CGSP, l’objet de la réunion du jour état d’officialiser ou non le passage à l‘étape des négociations. Ce qui est visiblement raté selon le syndicat socialiste. "La journée a été assez chaotique avec beaucoup d’interruptions et d’oppositions. Nous n’avions de toute façon pas le mandat de notre base pour passer au stade suivant", explique Laurent Malengreau, le délégué syndical CGSP.

Arrêt de travail

La présentation du plan de Proximus n’a visiblement pas plu à une partie des travailleurs. Certains auraient même arrêté le travail spontanément durant la journée de mardi. "Nous avons envoyé une partie des slides à notre base ce matin avec ce que propose actuellement Proximus", précise le syndicaliste. "Je n’ai pas les chiffres exacts mais je peux confirmer que des travailleurs ont arrêté le travail. Notamment au call center de Bruxelles que Proximus souhaite fermer. Plusieurs magasins ont également été touchés par le mouvement", assure le délégué syndical.

"Pour avancer, nous souhaitons que Proximus indique par écrit qu’il n’y aura pas de licenciements secs. A partir de là, on pourra négocier"
Laurent Malengreau
Délégué syndical CGSP

Une nouvelle réunion est prévue jeudi prochain. "Pour avancer, nous souhaitons que Proximus indique par écrit qu’il n’y aura pas de licenciements secs. A partir de là, on pourra négocier. Mais pour le moment, ils refusent de l’indiquer clairement", explique encore le délégué syndical socialiste. La question des licenciement n’est toutefois pas le seul élément qui refroidit pour le moment le délégué. "Ils souhaitent intégrer dans les négociations des règlementations RH sur par exemple l’évolution de la carrière. Nous considérons que cela n’a rien à voir avec la négociation sur le licenciement", précise encore le syndicaliste.

Pour la CGSP, il n’est donc pas encore question de négociation. Mais du côté de Proximus la vision est toute autre. La proposition faite par Monsieur De Clerck était bien une invitation à débuter les négociations. L’ensemble des syndicats ayant accepté de venir, la réunion de ce mardi était donc déjà le début officiel de cette nouvelle étape du processus. Les discussions auraient même été assez constructives, aucune des parties n’ayant claqué la porte. L’opposition est donc assez claire. Contactés, les autres syndicats n’ont, eux, pas répondu à nos sollicitations.

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