Grève chez Proximus ce mardi

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Les syndicats ont appelé en front commun les travailleurs de Proximus à partir en grève ce mardi.

Au lendemain de l'annonce du plan de restructuration faite aux partenaires sociaux par Proximus, les syndicats veulent lancer "un signal" à la direction. Un mouvement de grève est prévu mardi. Le préavis de grève est soutenu par la CSC, la CGSP et le SLFP. 

La CSC explique que ses membres "veulent être respectés" lors des discussions avec le management de l'opérateur. Le syndicat chrétien demande à tous les travailleurs de se rendre ce mardi devant les tours du siège, à côté de la gare du Nord de Bruxelles. Le syndicat suppose que l'action sera menée en front commun. 

Quel impact pour la clientèle selon les syndicats? Des installations de lignes et d'appareils retardées, des call-centers injoignables et des boutiques de l'opérateur qui pourraient être fermées.

La direction a officiellement informé les syndicats de son plan de restructuration ce jeudi. Cette sortie du bois de Proximus a rapidement été suivie par une réaction des travailleurs. Directement après l'annonce, des mouvements de grève se sont installés dans plusieurs call-centers du pays. La CGSP avait dans la foulée déposé un préavis de grève pour couvrir les premiers débrayages spontanés.

La CGSP suivra le mouvement de grève de mardi. "Les troupes veulent s'exprimer", dit Bart Neyens. Le secrétaire général Telecom du syndicat socialiste estime "qu'il faut donner un signal fort" avant d'aller à la table des négociations. "La direction de Proximus veut apparemment commencer les négociations dès mardi matin", explique-t-il. "Mais pour nous, pas question de négocier directement sur le plan qu'elle a en tête." Les licenciements secs de contractuels sont inacceptables répète le syndicat socialiste.

Les syndicats seront reçus lundi à 13h par le Premier ministre Charles Michel, le ministre de l'Emploi Kris Peeters et le ministre des Télécommunications Philippe De Backer.  Comme il l'a fait pour d'autres grandes restructurations, le gouvernement veillera à fournir aux syndicats les compétences du SPF Emploi pour les assister dans les discussions qui vont s'ouvrir avec la direction de l'entreprise, a-t-on précisé au cabinet de Michel.

Le calendrier des négociations 

Proximus est une entreprise publique autonome. Ce statut juridique a pour conséquence que la direction n'est pas soumise au cadre de la loi Renault dans ses discussions avec les partenaires sociaux. Le groupe promet toutefois de s'en inspirer le plus possible.

La phase d'information et de consultation a commencé. D'abord prévue sur plusieurs mois, cette phase sera "la plus courte possible", un souhait des syndicats que la direction promet de respecter. Au terme de celle-ci, le management de Proximus pourra plus clairement identifier les activités et le nombre de travailleurs impactés. Pour rappel, 1.900 postes sont menacés actuellement, mais ce chiffre n'est pas définitif. La direction veut limiter au maximum les licenciements secs et étudie toutes les pistes possibles, notamment en privilégiant la mobilité interne. 

Le calendrier de Proximus a été quelque peu bousculé par des fuites dans la presse. Initialement, l'annonce du plan était prévue pour la mi-janvier. La restructuration doit s'étaler sur trois ans. Le 1er mars prochain, à l'occasion de la publication de ses résultats pour le dernier trimestre de l'année 2018, Proximus fera le point sur ses prévisions pour l'année en cours. D'ici là, la direction ne souhaite communiquer qu'avec les partenaires sociaux. 

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