Objectif: 240 millions d'euros d'économies

©BELGA

Fin du suspens: la douche froide est confirmée chez Proximus. Environ 1.900 collaborateurs seront appelés à quitter l'entreprise d'ici 3 ans. Une mesure accompagnée aussi d'économies de coûts.

On l'attendait depuis hier, il est tombé ce matin: le communiqué de Proximus.

L'entreprise de télécoms, qui informait ce matin les représentants du personnel, annonce ainsi au marché ses intentions en matière d'emplois, mais aussi de réduction des coûts. La phase de consultation et d'information avec les partenaires sociaux est lancée. "Nous allons analyser la meilleure façon d’atteindre les objectifs de la façon la plus acceptable sur le plan social."


Que prévoit donc Proximus?

→ Côté emploi, les chiffres avancés hier par le vice-Premier ministre Kris Peeters (CD&V) sont confirmés. D'ici 3 ans, Proximus entend réduire son effectif "d'environ" 1.900 collaborateurs sur 13.200. Le groupe confirme aussi les 1.250 personnes recrutées:

  • 750 pour pourvoir à l'extension de ses activités IT;
  • 500 profils supplémentaires dans les domaines digitaux.

Enfin, dernier point de ce volet, Proximus rappelle procurer, pour l'année 2019, quelque 1.600 emplois auprès de partenaires externes pour le déploiement de son réseau de fibre optique.

→ Second volet: les réductions de coûts. Le chiffre de 240 millions d'euros d'ici 2022 est avancé. Une "réduction brute supplémentaire", insiste-t-on chez Proximus.

Pour y parvenir, Proximus annonce:

  • une rationalisation des réseaux;
  • une rationalisation de l’offre de produits et services;
  • une rationalisation des plateformes, des bâtiments et des systèmes;
  • la poursuite des efforts de simplification, d’automatisation et de digitalisation;
  • des discussions avec les fournisseurs pour réduire les coûts et augmenter l’efficacité;
  • un investissement dans la formation du personnel.

Notons enfin que le communiqué de Proximus ne fait nullement état de ses intentions en matière de politique de dividendes.

Mais pourquoi de telles mesures sont-elles nécessaires?

"Proximus fait face à des coûts opérationnels et salariaux plus élevés que ceux de ses concurrents"

Les arguments de Proximus sont multiples. Il est question de coûts opérationnels et salariaux plus élevés que ceux des concurrents, de l'accélération de la digitalisation, de conditions de marchés agressives, d'une réglementation de plus en plus lourde et d'investissements pour assurer une connectivité plus large.

"Le secteur vit aujourd’hui un moment charnière sur le plan de la digitalisation, auquel s’ajoutent des conditions de marché agressives en Belgique. Ce contexte disruptif dans lequel évolue Proximus oblige l’entreprise à se réinventer fondamentalement et à offrir de nouvelles solutions digitales répondant aux besoins et souhaits de ses clients tant sur le marché résidentiel que professionnel."

Les travaux préparatoires à l'arrivée de la 5G sont également en cours, tout comme ceux pour la transformation digitale.

La cotation de l'action suspendue depuis mercredi matin a repris à 9 heures. Elle avait ainsi ouvert dans le rouge avant de rapidement revenir dans le vert. On note toutefois une forte volatilité de l'action dans un marché baissier.

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