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interview

"C'est scandaleux d'essayer de me faire porter le chapeau"

Philippe Moureaux, ex-bourgmestre de Molenbeek. ©BELGA

Au lendemain des attentats de Paris, des arrestations ont eu lieu à Molenbeek. Rencontre avec son ancien bourgmestre, Philippe Moureaux (PS).

Des arrestations ont eu lieu à Molenbeek samedi à la suite de l’attentat de Paris. Des critiques s’élèvent pour dire qu’il s’agit du résultat de la politique que vous avez menée pendant 20 ans à la tête de la commune.

Ma première réaction face aux événements, c’est l’horreur. Ensuite, par rapport à ce qu’il s’est passé à Molenbeek, je voudrais rappeler que je ne suis plus bourgmestre depuis 3 ans. On essaie de mettre sur mon dos des éléments que je ne maîtrise absolument pas et qui n’ont jamais eu lieu lorsque j’étais bourgmestre. Je trouve cela scandaleux, pour ne pas dire calomnieux, de me faire porter le chapeau. C’est un écran pour masquer la faiblesse de ceux qui sont au pouvoir. Les attaques de Paris sont un complot. Il a bien dû y avoir des rencontres. Les services français et  belges sont passés à côté.

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Jan Jambon a dit qu’il allait s’occuper personnellement de Molenbeek…

Quand des gens veulent passer inaperçus, il est plus facile de le faire dans les quartiers populaires à Molenbeek, où il y a une grande concentration de personnes de confession musulmane, que de se cacher à Woluwe-Saint-Pierre. Mais c’est sans doute trop compliqué à comprendre pour les médias.

Mais la radicalisation n’est pas propre à Molenbeek. Regardez, vers la France, en Seine-Saint-Denis. C’est le quartier le plus touché. Or, la France a une politique très laïque comme vous le savez. A Molenbeek, c’est un phénomène minoritaire.

Ce n’est cependant pas la première fois qu’une enquête liée au terrorisme islamiste mène à Molenbeek…

Quand des gens veulent passer inaperçus, il est plus facile de le faire dans les quartiers populaires à Molenbeek, où il y a une grande concentration de personnes de confession musulmane, que de se cacher à Woluwe-Saint-Pierre. Mais c’est sans doute trop compliqué à comprendre pour les médias.

Vous estimez que la radicalisation est arrivée après votre départ ?

Nous suivons minute par minute la situation en France et en Belgique: Cliquez ici pour lire notre direct.

Non, mais j’ai pris des mesures pour endiguer cela. J’ai moi-même rencontré des foyers radicaux. Pour le faire, il faut être au courant. Et pour avoir des informations, il faut la confiance de la population. Je l’avais. Le pouvoir actuel ne l’a pas. Françoise Schepmans n’a pas la confiance de la population. Ça n’aide pas. Et je rappelle que c’est après mon départ qu’on a laissé partir des gens en Syrie. Mais il y a une vérité absolue en politique : quand vous quittez les affaires, vous êtes traité comme le diable.

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