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Sur la route du Tour, les mouvements de la foule n'auront pas de secret pour Proximus

©BELGAIMAGE

Grâce à une analyse de la localisation des smartphones, Proximus a développé un outil qui permettra d’analyser le déplacement du public lors du passage du Tour à Bruxelles.

Quatre-cent-mille supporters sur une seule étape. Si les estimations de Philippe Close dans nos colonnes ce lundi sont correctes, le passage du tour en Belgique s’annonce comme une belle fête. Et un sérieux casse-tête pour la sécurité. L’un des principaux enjeux sera du côté de la gestion de la foule qui se pressera le long du parcours pour voir les cyclistes avaler les kilomètres. Plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues, cela peut vite devenir la cata.

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Afin de rendre les données anonymes, elles sont rassemblées par groupe de 30 smartphones.

L’innovation mise en place par Proximus devrait amener un peu plus de sérénité aux responsables de la sécurité. Depuis 2014, l’entreprise s’intéresse de près à la gestion des foules. Elle a ainsi développé une technologie capable d’analyser la situation géographique des smartphones de ses clients et ainsi analyser les différents mouvements de foule. Pour cela, elle s’appuie sur les "traces numériques de localisation" laissées par les smartphones, qui évoluent en fonction de leur position par rapport aux antennes. Ne pouvant se baser "que" sur les 40% du marché qu’elle détient, l’entreprise extrapole ses données pour les adapter à la situation réelle.

Un bon moyen d’avoir une vision précise du nombre de personnes sur un événement. "Mais les données que l’on utilise sont systématiquement anonymisées", explique directement Luc Cogneau, le responsable real time crowd management. "Les données sont rassemblées par groupe de trente utilisateurs avant d’être utilisées, ce qui évite donc d’obtenir des informations sur les mouvements individuels. Cela signifie aussi que si nous n’avons pas au moins ce nombre d’utilisateurs, nous n’aurons pas de données sur la zone en question", précise le responsable. Les données récoltées sont traitées en temps réel par Proximus qui se charge ensuite d’envoyer une analyse à son client, ici Brussels Major Events. "Cela se fait sous forme de carte avec également des données chiffrées pour certaines zones précises qui ont été identifiées."

Plus efficace que la surveillance visuelle

Les infos ainsi récoltées seront précieuses pour les organisateurs. "Sans cela, la sécurité se fait principalement via la surveillance visuelle. Mais avec les analyses, on peut plus efficacement repérer des mouvements soudains de la foule comme des supporters qui se déplacent d’un coup", précise Luc Cogneau. De quoi permettre de diminuer le nombre de policiers? "Ce n’est pas à nous à répondre à cette question. Mais la technologie permet une analyse de la situation plus efficace", glisse-t-on du côté de Proximus.

Concrètement, Brussels Major Events a commandé les services de Proximus pour la journée de présentation de ce jeudi et pour les étapes de samedi et dimanche. Un contrat forcément conséquent pour Proximus mais qui ne l’effraye pas vraiment. L’opérateur assure pouvoir mener l’analyse sans limite maximum.

Déjà sur le Tour des Flandres

L’entreprise a d’ailleurs récemment fait ses preuves lors d’un événement comparable. "Nous avons pour la première fois travaillé avec le Tour des Flandres cette année. Il y avait 600.000 personnes. Les organisateurs ont déjà annoncé vouloir relancer la collaboration l’année prochaine", assure encore le responsable. Proximus compte également dans ses clients d’autres très grosses organisations dont plusieurs festivals. "Et la demande ne cesse de grandir", sourit encore le responsable.

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