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Une belle cuvée pour les Belges sur le Tour

Tim Wellens et Thomas De Gendt. ©Photo News

Avec trois victoires d'étape, le bilan des coureurs belges sur le Tour 2019 est très positif. Sans oublier les belles performances des équipes belges De Ceuninck-Quick Step et Lotto Soudal. C'est le Colombien Egan Bernal, 22 ans à peine, qui s'est imposé au classement général.

Le jeune Colombien de 22 ans Egan Bernal (Ineos) a remporté le tour de France, dimanche, au terme de l'étape se terminant sur les Champs-Elysées. Bernal devient ainsi le premier coureur sud-américain à s'imposer sur la Grande Boucle. 

Le Tour de France 2019 a été une belle cuvée pour les coureurs belges, avec trois victoires d’étapes : Dylan Teuns au sommet de La Planche des Belles Filles, Thomas De Gendt en solitaire à Saint-Etienne et Wout van Aert au sprint à Albi.

Après trois années de disette, depuis la victoire de Thomas De Gendt – déjà – sur les pentes du Mont Ventoux lors de la 12e étape du Tour 2016, la Belgique était sevrée de succès sur la Grande Boucle.

Il faut remonter à 2007 pour voir la Belgique remporter trois étapes. C’était avec Gert Steegmans, vainqueur au sprint à Gand, et Tom Boonen, victorieux lui aussi de sprints massifs à Bourg-en-Bresse puis à Castres.

Il faut remonter à 2007 pour voir la Belgique remporter trois étapes.

Geraint Thomas, vainqueur en 2018, adoube son jeune coéquipier, Egan Bernal, vainqueur cette année. ©AFP

D’autres coureurs belges se sont également distingués. A commencer par Tim Wellens, qui a porté le maillot à pois du meilleur grimpeur de la 3e à la 18e étape, avant d’être dépossédé de sa tunique par le Français Romain Bardet, un vrai spécialiste de la montagne, à Valloire jeudi dernier.

Citons aussi Xandro Meurisse qui peut être considéré comme une des révélations de ce Tour de France. Le Flandrien de 27 ans a manqué de peu le top 20. Il termine à la 21e place et premier Belge au classement général. Meurisse a terminé troisième de la 6e étape à La Planche des Belles Filles et il a également pris une huitième place à Epernay et une septième à Saint-Etienne.

Côté déceptions, il y a l’abandon malheureux de Wout Van Aert sur chute lors du contre-la-montre individuel à Pau. Le triple champion du monde de cyclocross a encouru une sérieuse entaille à la cuisse qui nécessitera plusieurs semaines d’immobilisation. Sans oublier l’absence de Philippe Gilbert, le vainqueur de Paris-Roubaix, non sélectionné par son équipe De Ceuninck-Quick Step.

Un successeur pour Van Impe ?

Ces coureurs belges méritants devraient bientôt être rejoints sur le Tour par Remco Evenepoel, celui qui incarne le grand espoir du cyclisme belge pour les prochaines années. Evenepoel n’a que 19 ans mais on lui prédit le plus grand avenir. C’est un coureur complet, disposant de l’éventail de qualités requises pour s’imposer sur un grand tour. Chose qui n’est plus arrivée depuis 1976 et Lucien Van Impe. Cette année-là, deux ans à peine après la dernière victoire de Merckx à Paris, le petit coureur d’Alost l’avait emporté grâce à ses exceptionnelles qualités de grimpeur.

Xandro Meurisse qui peut être considéré comme une des révélations de ce Tour de France.

Côté équipes belges, le bilan est tout aussi positif pour Deceuninck-Quick Step, dont le leader Julian Alaphilippe a été le grand animateur du Tour 2019. Alors qu’il ne s’était même pas préparé de manière spécifique pour le Tour, il a remporté deux victoires d'étape, porté le maillot jaune pendant 14 jours et ne s'est incliné qu’à deux jours de l’arrivée face à Egan Bernal.

L’autre équipe belge, celle de Lotto Soudal, peut se prévaloir de quatre victoires d’étape, avec le baroudeur Thomas De Gendt à Saint-Etienne et le sprinter australien Caleb Ewan à Toulouse, à Nîmes et sur les Champs Elysées ce dimanche.

Enfin, il restera cette image de cette foule énorme venue applaudir, trois jours durant, le grand départ du Tour en Belgique, cinquante ans après la première victoire d’Eddy Merckx, en 1969. Une fête populaire exceptionnelle pendant laquelle la Belgique s’est drapée de jaune pour saluer ceux qu’Albert Londres avait à juste titre qualifiés de "forçats de la route".

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