Ecolo et DéFI acceptent d'entrer en négociation avec le PS à Bruxelles

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C'est officiel: les socialistes souhaitent entrer en négociation avec Ecolo et DéFI pour former une coalition à Bruxelles. Les deux partis ont d'ailleurs accepté cette main tendue ce vendredi. Exit donc le cdH qui était encore aux affaires à la région bruxelloise lors de la législature précédente.

Laurette Onkelinx et Rudi Vervoort ont officialisé ce vendredi la très attendue coalition PS-Ecolo-DéFI"Rudi et moi-même avons travaillé sur une lettre d'intention reprenant les convergences fortes pour la Région", indique Laurette Onkelinx, précisant que "cette lettre d'intention n'est pas une proposition d'accord de gouvernement. Mais c'est la base qui (a été ) envoyée à Ecolo et Défi aujourd'hui."

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DéFI et Ecolo ont tous les deux répondu favorablement à la proposition du PS. Pour former le nouvel exécutif bruxellois, le ministre-président sortant aura la main: "Rudi Vervoort avec son tempérament œcuménique fera un bon formateur", glisse encore l'ancienne cheffe de file des socialistes à la Chambre. 

"Le mandat qui nous est donné est ambitieux: aller le plus loin possible dans la transition écologique et solidaire de notre Région", ont déclaré les deux négociateurs bruxellois Zakia Khattabi et Alain Maron à l'issue du vote. "La transition, outre qu'elle répond à l'urgence environnementale (climat et biodiversité), est une formidable opportunité économique, génératrice d'emploi, de prospérité et de solidarité pour toutes et tous", ont-ils encore ajouté.

Pourquoi Ecolo et DéFI?

Selon la présidente des socialistes bruxellois, avec le parti d'Olivier Maingain, c'est surtout une question de confiance. "DéFI est un partenaire avec lequel nous avons très bien travaillé pendant 5 ans", rappelle Laurette Onkelinx pour qui "la confiance, c'est indispensable". Quant aux écologistes, le PS estime que le deuxième parti à l'issue du scrutin du 26 mai dernier "était incontournable". 

L'équipe PS-Ecolo-DéFI aura 42 sièges sur 72 dans le collège francophone. Côté flamand, ce sera, pour rappel, également une tripartie composée de Groen, de l'Open VLD et de la liste du socialiste Pascal Smet. Les trois partis disposent de 10 sièges sur 17 dans le groupe linguistique néerlandophone à Bruxelles.

La répartition des sièges à Bruxelles. ©MEDIAFIN

Le MR sur la touche 

Le libéral flamand Guy Vanhengel a encore appelé ce vendredi les informateurs socialistes francophones à temporiser pour "impliquer du côté libéral le MR dans la formation". Laurette Onkelinx a immédiatement écarté une telle idée.  

En fin d'après-midi, le MR est sorti du bois pour dénoncer la "précipitation" avec laquelle le PS entame les négociations avec DéFI et Ecolo. "Le PS ouvre la porte à des majorités asymétriques et à des conflits, alors qu'il importe de coopérer pour relever les défis socio-économiques et climatiques, notamment en termes de mobilité", estiment les présidents du parti et de la régionale bruxelloise, Charles Michel et Didier Reynders, ainsi que la cheffe de groupe au parlement régional, Françoise Schepmans.

 

Quel agenda? 

La note d'intention envoyée n'est pas encore un document de base des négociations, mais une note de convergence qui traverse les six axes thématiques qui constitueront la colonne vertébrale des négociations: mobilité, logement, emploi, climat, gouvernance et cohésion sociale. 

"Le temps presse et il y a une horloge qui s'appelle la loi de financement qui tourne et qui va amener les entités fédérées à prendre leur destin en main", situe Rudi Vervoort quand il s'agit d'évoquer le timing avant l'installation du gouvernement régional. Il rappelle aussi que "certains indicateurs sont passés au vert, mais pas suffisamment pour dire que c"est gagné. Au niveau de l'emploi et du développement économique par exemple". 

Sur la méthode, le duo de négociateurs envisage de consacrer la semaine qui vient à la préparation du texte de base. "Si Ecolo et DéFI disent oui, on connaîtra les six partenaires à Bruxelles. L'idée serait de démarrer aux alentours du 24 juin les négociations", prévoit Laurette Onkelinx qui insiste pour que "le gouvernement bruxellois soit installé pour la fête nationale.

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