La Flandre refuse de vendre les terrains pour l'Eurostadium

©BELGA

Nouveau blocage politique dans le dossier du stade national. Le ministre flamand des Travaux publics ne veut plus vendre les terrains situés à Grimbergen et indispensables pour la construction du futur stade. Le temps presse et un plan B semble de plus en plus irréalisable avant le début de l'Euro 2020.

"Il ne reste presque rien du projet initial". Tel est l'argument mis en avant par Ben Weyts (N-VA), ministre flamand des Travaux publics et de la Périphérie, pour justifier le refus de la Flandre de vendre les terrains situés sur le Parking C du Heysel à Grimbergen sans lesquels la construction du Stade national est compromise.

Le site du Parking C sur le plateau du Heyzel ©BELGA

Les terrains (photo ci-contre) appartiennent à l'Agence flamande des voiries et de la mobilité. Selon les plans pour le Stade national, ils sont nécessaires parce que les voies d'accès et de sortie du complexe prévu s'y croisent.

"Maintenant que toutes les procédures sont terminées et que tant Ruimte Vlaanderen que la commune de Grimbergen ont exprimé un avis négatif, cela ne me semble pas avoir de sens de partir dans un carrousel de procédures d'appel", a indiqué Ben Weyts, dont le parti à Bruxelles plaide depuis longtemps pour la rénovation du Stade Roi Baudouin.

Ghelamco ira en appel

Du côté de la société Ghelamco, le promoteur de l'Eurostadium, on se dit étonné et on rappelle que les procédures sont actuellement toujours en cours. "Disqualifier une procédure d'appel comme 'inutile' est incompréhensible, d'autant plus dans cette situation", estime le promoteur immobilier.

"Début mars 2017, le ministre Weyts a déclaré qu'il ne prendrait une décision concernant la vente des terrains après que toutes les procédures sont terminées", indique Ghelamco, qui souligne que ce n'est certainement pas encore le cas. "Au contraire, même. Le sentier vicinal n'est pas encore formellement supprimé, ce qui fait que la décision concernant le permis de bâtir ne peut être que négative. Une raison de plus pour Ghelamco d'aller en appel." 

"Ce n'est pas un stade national et ce n'est pas un stade de football. Au final, il ne reste qu'un immeuble de bureaux. C'est à mille lieues de ce qui avait été présenté initialement."
Ben Weyts (N-VA)
Ministre flamand des Travaux publics

Le ministre Weyts souligne également que le gouvernement flamand précédent se montrait disposé à faciliter le projet, avec l'objectif exprès de construire un stade de football national et d'y jouer le match d'ouverture de l'Euro 2020.

Ben Weyts (N-VA), le ministre flamand des Travaux publics ©Photo News

"Mais il n'en reste plus rien. Aujourd'hui il semble que ce ne soit ni un stade national ni un stade de football puisque tant l'Union belge que le RSC Anderlecht se sont distancés du projet. La commune concernée dit également qu'elle n'est pas demandeuse", poursuit le ministre.

"Dans ces circonstances, je ne suis pas prêt à vendre les terrains restants, qui sont la propriété des autorités flamandes et sont nécessaires pour la réalisation du Stade national", indique encore Ben Weyts. "Ce n'est pas un stade national et ce n'est pas un stade de football. Au final, il ne reste qu'un immeuble de bureaux. C'est à mille lieues de ce qui avait été présenté initialement." 

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