Le viaduc Herrmann-Debroux est rouvert

©Photo News

Le viaduc Herrmann-Debroux, à Auderghem, a rouvert durant la nuit. Les analyses ont montré que le viaduc pouvait supporter sans risques une charge de 30 tonnes.

Voilà, peut-on espérer, la fin d’une séquence kafkaïenne de plus dans l’histoire récente de la mobilité bruxelloise. Le viaduc Herrmann-Debroux, à Auderghem, a rouvert durant la nuit. Il avait été fermé dans la nuit de vendredi à samedi derniers, après que des "faiblesses" eurent été découvertes dans le béton de la construction.   Mercredi, le gouvernement bruxellois avait pourtant annoncé que la réouverture du viaduc n'aurait pas lieu avant jeudi midi.

Depuis lundi, des ingénieurs de l’Université de Liège procédaient à des analyses dans une partie de la structure interne de l’ouvrage d’art, où des fissures avaient été détectées vendredi dernier dans le cadre d’un audit préparation à la réalisation du futur Plan pluriannuel d’investissements pour les ponts de la capitale.

Analyses physico-chimiques

"Le rapport indique qu’il n’y a pas de risques pour la stabilité de l’édifice."

Malgré l’existence avérée de ces fissures sur une surface de 2 mètres sur 10, dont les photos ont circulé ces derniers jours, il semblerait finalement que celles-ci soient bénignes et ne représentent pas de risque outre mesure.

Les analyses mécaniques commandées en urgence par le gouvernement ont montré que les dégradations constatées au viaduc "ne mettent pas en danger la stabilité de l'ouvrage", selon le ministre. Selon une source bruxelloise, ces analyses ont démontré "à 200%" que l’édifice pouvait toujours bien supporter une charge de 30 tonnes, soit l’équivalent de la capacité maximale du viaduc quand le passage de véhicules est à son pic. 

Sur cette base, le gouvernement bruxellois a décidé ce mercredi que celui-ci pouvait rouvrir ses bandes de circulation "avec toutes les garanties nécessaires pour assurer la sécurité des usagers". Des travaux de réfection seront entrepris, mais ceux-ci ne ne sont pas urgents. Le viaduc continuera à faire l'objet d'un monitoring régulier, précise l'exécutif bruxellois qui attend une évaluation de l'ensemble des ponts bruxellois le mois prochain.

Une seconde analyse, physico-chimique cette fois, devrait confirmer sous peu les mesures à prendre dans les prochains jours pour renforcer les endroits où le béton se fissure.

©BELGA

La mission a en tout cas été donnée hier soir à l’administration de Bruxelles Mobilité de préparer au plus vite la réouverture de cet ouvrage, qui permet chaque matin à quelque 20.000 voitures d’accéder à la capitale depuis l’autoroute E411. Le feu vert à la réouverture a donc été donné durant la nuit.

Malgré le retour à la normale, le TEC a fait savoir que le dispositif spécialement mis en place pour apporter des alternatives aux navetteurs serait encore maintenu ce jeudi. Dans le cadre d’une concertation plutôt heureuse entre les ministres de la Mobilité des différentes entités fédérées ce week-end, la décision a en effet été prise de prévoir des navettes reliant la capitale et deux parkings de délestage, l’un sur le site de Walibi à Wavre, l’autre à Louvain-La-Neuve.

Un demi-succès jusqu’à présent, avec une centaine de véhicules recensés dans les deux parkings ce lundi, 20 à peine ce mardi (grève oblige) et 200 ce mercredi, selon les chiffres du cabinet du ministre wallon de la Mobilité Carlo Di Antonio.

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