Les questions des taxis bruxellois sur le "plan Smet"

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A la veille d'une rencontre avec le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SP.A), les représentants du secteur des taxis bruxellois se disent préoccupés par ses intentions à leur égard et craignent que le timing de la mise en place du nouveau "plan taxi" pour la capitale ne joue contre eux .

A la veille d'un comité consultatif des taxis de haute importance durant lequel le ministre bruxellois des Transports Pascal Smet (SP.A) devrait présenter au secteur les nouveaux éléments de son "Plan Taxi" revisité, le Front commun des taxis bruxellois a tenu à faire part de ses attentes, ses questionnements et ses craintes au vu des premiers éléments qui transparaissent dans le dossier. 

Pour rappel, l'Echo publiait la semaine dernière dans ses colonnes que, selon des sources proches du dossier, le plan prévoyait de modifier le régime de licences liées aux véhicules pour accorder des licences individuelles aux chauffeurs. Les 3.000 chauffeurs de taxis et limousines qui travaillent aujourd’hui à Bruxelles, obtiendraient donc ce sésame, mais les chauffeurs d’Uber pourraient également obtenir cette licence à condition de se soumettre à certaines exigences. Entre temps, le ministre n'a ni confirmé, ni démenti cette information, disant réserver la primeur des détails de son plan au secteur concerné.

Dans un communiqué, le Front commun a annoncé qu'il voyait cela comme "un virage à 180°" du ministre par rapport à son plan présenté en 2015, fort critiqué et finalement rejeté à l'époque. Mais le constat tiré par les taximen n'est a priori pas plus positif pour autant. Pour eux, annuler cette distinction entre limousines et taxis reviendrait en effet à se plier aux exigences d’Uber, qui utilise actuellement des licences "limousines" pour faire rouler ses chauffeurs "UberX".

Timing serré

Le calendrier de la rencontre par rapport aux objectifs du ministre pose également problème au Front commun: "Nous apprenons par la presse que le ministre voudrait faire approuver son Plan d’ici mai et qu’il convie le comité consultatif à une réunion durant laquelle le plan sera présenté" explique le communiqué.

"Nous osons espérer que le ministre donnera le temps au secteur d’analyser ce plan et de remettre un avis dont il tiendra compte dans sa proposition de plan final," continue le Front commun. Celui-ci dit en effet craindre que la réunion ne demain ne serve qu'à donner à l'opinion publique "l’image d’un ministre à l’écoute du secteur et d’un secteur opposé à toute forme de modernisation"

"Pourtant, pendant deux ans (période écoulée entre le rejet de la première mouture du plan taxi et aujourd'hui, NDLR) nous avons aussi fait des propositions" indique Sam Bouchal, porte-parole de la Fédération Belge des Taxis (Febet). Selon lui, le secteur a également fait énormément de choses pour se moderniser, suivant ainsi une requête du ministre.

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