Uber interdit en Belgique: Neelie Kroes tweete sa colère

©Bloomberg

La commissaire européenne en charge de l'agenda digital, Neelie Kroes, s'indigne de la décision du tribunal de commerce de Bruxelles ordonnant à la société américaine Uber de cesser ses activités de covoiturage entre particuliers. Mais Uber juge cette décision "inacceptable" et précise qu'il continuera à offrir le service 'UberPop' à Bruxelles.

Neelie Kroes, commissaire européenne en charge de l'agenda digital, est furieuse contre la décision du tribunal de commerce de Bruxelles ordonnant à la société américaine Uber de cesser ses activités de covoiturage entre particuliers. Connue pour son franc-parler, elle l'a fait savoir mardi 15 avril 2014 dans un article sur son blog dans laquelle elle écrit : "Je suis scandalisée par la décision rendue par un tribunal bruxellois d'interdire Uber. Sont-ils sérieux ? Quel genre de système judiciaire est-ce donc ?"

"Cette décision ne protège ou n'aide en rien les passagers. Il s'agit juste d'aider un cartel de taxis. La ministre régionale est Brigitte Grouwels. Son titre est celui de 'ministre de la mobilité', mais il devrait peut-être être 'ministre de l'anti-mobilité'", dénonce le commissaire néerlandaise.

Celle-ci a également affiché son indignation sur Twitter en postant quelques messages à l'adresse de la ministre Mme Grouwels.

If you're angry at idea that #Uber is banned from serving a city - send your message to @BGrouwels - the Minister who supports it #Brussels— Neelie Kroes (@NeelieKroesEU) April 15, 2014

You know, smart taxi drivers love @Uber - they can use it too, to find extra customers and build relations with regulars @BGrouwels— Neelie Kroes (@NeelieKroesEU) April 15, 2014

Utilisatrice régulière du réseau social avec plus de 7500 tweets à son actif, Neelie Kroes y a même lancé le mot-dièse "UberIsWelcome".

I want to start a new # tag ... #UberIsWelcome in Brussels and everywhere. This is not the 19th century— Neelie Kroes (@NeelieKroesEU) April 15, 2014

De nombreux internautes ont soutenu l'appel indigné de la commissaire européenne :

Even though I haven’t forgiven @NeelieKroesEU for her #cookielaw. I fully support #UberIsWelcome https://t.co/kyJQYSxXY6— Tom Schouteden (@tomschouteden) April 16, 2014

Created a Facebook page to get Uber back to Brussels. https://t.co/c4NvsTgVEg #UberIsWelcome @NeelieKroesEU— Thiebout Dewitte (@Thiebout) April 15, 2014

Brigitte Grouwels a vivement condamné mercredi 16 avril 2014 la réaction de la commissaire européenne Neelie Kroes. "Les règles sont faites pour être suivies. Si elle avait été ministre en Belgique, Kroes aurait probablement dû démissionner après de tels propos", a rétorqué Mme Grouwels sur la VRT-Radio. La ministre bruxelloise a par ailleurs justifié l'interdiction d'Uber. "Le système de Uber est intéressant, mais il existe des règles et il convient de les respecter. Le tribunal de Commerce a constaté qu'elles n'étaient pas respectées. Il est particulièrement fâcheux dans le chef d'un commissaire d'estimer que les règles ne doivent pas être respectées", a dit Mme Grouwels.

 

Le tribunal de commerce de Bruxelles a ordonné à la société américaine Uber de cesser ses activités de transport entre particuliers, dans un jugement rendu la semaine dernière. Cette condamnation, agrémentée d'une astreinte de 10.000 euros par infraction constatée, est la conséquence d'une plainte introduite par la société Les Taxis Verts. Selon une porte-parole de l'entreprise, Susanne Elias-Stulemeijer, Uber va contester "de toutes les manières possibles" la décision du tribunal de commerce de Bruxelles. Uber précise qu'il continuera à offrir le service 'UberPop' à Bruxelles. Ce service permet aux particuliers de s'inscrire via une application mobile pour conduire les citoyens bruxellois à moindre coût. Selon la porte-parole de l'entreprise, ce service compte à Bruxelles "des milliers d'usagers". Uber affirme aussi que les services de transport traditionnels et nouveaux peuvent parfaitement coexister. "Mieux, le nombre d'usagers des services de transport augmente dans ce cas. Cela a été prouvé dans d'autres villes où nous sommes actifs", poursuit la porte-parole.

Depuis son arrivée sur le marché bruxellois, Uber, dont Google est actionnaire, s'était attiré les foudres des sociétés de taxis et de la Région bruxelloise. La ministre bruxelloise des Transports, Brigitte Grouwels, avait mis la société en demeure de cesser ses activités, en vain.

Si vous voulez en savoir plus sur l'affaire Uber :

Les nouveaux briseurs de monopoles

Récemment, trois associations de taxis avaient mis la ministre en demeure. Si Uber n'avait pas cessé ses activités pour le 15 avril, ces sociétés avaient laissé entendre qu'elles se sentiraient déliées de l'obligation de respecter la législation bruxelloise en matière de transport des personnes.                 

Uber: Neelie Kroes furieuse contre la décision de la justice belge et contre Grouwels

 

WAE

BRUXELLES 15/04 (BELGA) = La commissaire européenne en charge de l'agenda digital, Neelie Kroes, est furieuse contre la décision du tribunal de commerce de Bruxelles ordonnant à la société américaine Uber de cesser ses activités de covoiturage entre particuliers. Elle l'a fait savoir mardi à grand renfort de tweets indignés et d'un article sur son blog.

                "Je suis scandalisée par la décision rendue par un tribunal bruxellois d'interdire Uber", écrit-elle. "Sont-ils sérieux ? Quel genre de système judiciaire est-ce donc ?"

                 "Cette décision ne protège ou n'aide en rien les passagers. Il s'agit juste d'aider un cartel de taxis. La ministre régionale est Brigitte Grouwels. Son titre est celui de 'ministre de la mobilité', mais il devrait peut-être être 'ministre de l'anti-mobilité'", dénonce le commissaire néerlandaise, connue pour son franc-parler.

                 Elle interpelle d'ailleurs Mme Grouwels sur Twitter, où elle a créé le mot-dièse "UberIsWelcome". "Uber est le bienvenu. Nous ne somme pas au 19e siècle", précise-t-elle.

                 Le tribunal de commerce de Bruxelles a ordonné à la société américaine Uber de cesser ses activités de covoiturage entre particuliers, dans un jugement rendu la semaine dernière. Cette condamnation, agrémentée d'une astreinte de 10.000 euros par infraction constatée, est la conséquence d'une plainte introduite par la société Les Taxis Verts. Depuis son arrivée sur le marché bruxellois, Uber, dont Google est actionnaire, s'était attiré les foudres des sociétés de taxis et de la Région bruxelloise. La ministre bruxelloise des Transports, Brigitte Grouwels, avait mis la société en demeure de cesser ses activités, en vain.

                 Récemment, trois associations de taxis avaient mis la ministre en demeure. Si Uber n'avait pas cessé ses activités pour le 15 avril, ces sociétés avaient laissé entendre qu'elles se sentiraient déliées de l'obligation de respecter la législation bruxelloise en matière de transport des personnes.

                 WAE/(NBA)/

 

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