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L'arrivée d'Uber à Bruxelles provoque la colère des taxis

©AFP

Le service de "taxis" entre particuliers "UberPOP" débarque à Bruxelles dès ce 25 février. Une arrivée qui provoque la colère des taxis bruxellois.

Uber parcourra dès mardi les routes bruxelloises en lançant "UberPOP", un service de transport entre particuliers. Son principe? Mettre en contact d’un point à l’autre de la ville des piétons et des "drivers", des chauffeurs particuliers, via une application pour smartphones. Uber n’est pas une simple application de co-voiturage où quelques citoyens économes s’organisent pour faire un trajet et en partager les frais. Les chauffeurs sélectionnés par Uber sont de simples citoyens désireux de combler leur temps libre en proposant leurs services. Chaque voyage reste une "course", facturée comme dans un authentique taxi. Une addition qui peut s’élever de 4 à 12 euros en moyenne suivant le trajet réalisé.

Lancé à Paris le 5 février, "UberPOP" a provoqué la colère des taxis parisiens. En cause: ces nouveaux joueurs ne sont pas soumis aux mêmes règles et régimes fiscaux. Un cas de figure qui risque de se reproduire à Bruxelles. "Nous sommes en colère contre la Région bruxelloise, confie Constantin Tsatsakis, président de l’Association des Taxis bruxellois. Ils laissent Uber proposer un service non taxé de transport de personnes."

L’arrivée d’Uber sur le marché bruxellois n’augure rien de bon pour la santé financière des taxis. Du côté du cabinet de la ministre bruxelloise des Transports, Brigitte Grouwels, des contacts ont bien eu lieu depuis l’automne avec l’entreprise américaine, mais aucun dossier n’a été déposé.

L’alternative "Djump"

"UberPOP" n’est pas une révolution en soi. La start-up "Djump" propose un système similaire de co-voiturage urbain depuis juin 2013. Une entreprise made in Belgium implantée aussi à Paris. "Uber a créé le buzz, ce qui a eu des retombées positives pour nous", confie Anissia Tcherniaeff, co-fondatrice de "Djump". Uber s’inscrit dans un marché de plus en plus florissant: celui de l’économie collaborative où une tablette ou un smartphone permettent d’intégrer une communauté d’internautes qui partagent des biens ou des services.

Après Bruxelles, Uber pourrait avancer son prochain pion sur Anvers, épinglant une ville supplémentaire à ses 80 terrains de jeu à travers le monde.

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