La Belgique est le troisième pays le plus taxé au monde

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L’OCDE observe que la pression fiscale s’est déplacée des entreprises vers les ménages.

La Belgique a conservé sa place au sein du top 3 des pays les plus taxés de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Un redoutable honneur que l’on doit à une pression fiscale estimée en 2014 à 44,7% du produit intérieur brut (PIB). La charge fiscale correspond au montant total des recettes fiscales perçues exprimé en pourcentage du PIB. Autrement dit, sur 100 euros de production, 44,7 ont été prélevés par les pouvoirs publics.

Aux deux premières places, on retrouve le Danemark (50,9% de pression fiscale), suivi de la France (45,2%). Ces chiffres proviennent des statistiques de recettes publiques publiées chaque année par l’OCDE.

La pression fiscale moyenne pour l’OCDE a atteint 34,4% en 2014 (contre 34,2% en 2013). Ce chiffre s’inscrit dans une tendance à la hausse qui ne s’est jamais inversée depuis 2009 où l’on n’en était qu’à 32,7%. Avant 2009 et le déclenchement de la crise, ce ratio était plus élevé.

44,7%
Sur 100 euros de production, 44,7 ont été prélevés par les pouvoirs publics belges en 2014.

En Belgique, aussi, la charge fiscale a augmenté. Elle est ainsi passée de 42,1% du PIB en 2009 à 43% en 2011 et ensuite 44,7% en 2013 et en 2014 (estimation provisoire). Sur ces vingt dernières années, ce ratio n’a pas beaucoup changé, puisqu’en 1985, on était déjà à 43,5% de pression fiscale.

Les ménages passent à la caisse

Ce sont les citoyens qui ont fait les frais de la grande majorité des hausses d’impôt observées depuis le début de la crise. Ces impôts prennent la forme d’augmentations des cotisations sociales, de la TVA et des impôts sur le revenu.

Entre 2007 et 2014, les recettes tirées de l’imposition du revenu des personnes physiques sont passées de 8,8% à 8,9% du PIB et les recettes de TVA ont progressé de 6,5% à 6,8% du PIB. Pendant la même période, les recettes moyennes tirées de l’imposition des bénéfices des sociétés ont reculé, passant de 3,6% à 2,8% du PIB.

"Il faut que les entreprises supportent leur juste part du fardeau."
pascal saint-amans
ocde

Le taux normal moyen de TVA a atteint un niveau sans précédent dans la zone de l’OCDE, passant de 17,7% en 2008 à 19,2% en 2015. Vingt-deux des 34 pays membres ont relevé leurs taux maximum d’imposition des revenus des personnes physiques entre 2008 et 2014. "Cette situation montre bien qu’il est urgent d’agir pour faire en sorte que les entreprises supportent leur juste part du fardeau", souligne Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE.

L’Espagne allège les impôts

Tous les pays ne sont toutefois pas logés à la même enseigne. Entre 2007 et 2014, le rapport entre recettes fiscales et PIB a baissé de 3% en Espagne, en Israël et en Norvège. La plus forte baisse a été observée en Espagne où les recettes fiscales sont passées de 36,5% du PIB en 2007 à 33,2% en 2014.

Les pays qui prélèvent le moins d’impôts sont le Mexique (19,5% du PIB en 2014) et le Chili (19,8%), suivis de la Corée (24,6%) et des États-Unis (26%).

Inversement, la charge fiscale en Grèce, malmenée par la crise, a été portée de 31,2% à 35,9% entre 2007 et 2014. Deux autres pays, le Danemark et la Turquie, affichent une hausse de la pression fiscale de plus de 4% pendant la même période.

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