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Le Belge est un navetteur invétéré: en cartes et en chiffres

Heure de pointe du matin sur le ring de Bruxelles. Le navetteur belge vient souvent de loin pour rejoindre la capitale. ©Photo News

Quels déplacements effectue chaque Belge pour se rendre à son travail? Combien de navetteurs compte votre commune? Et dans quelles communes vont travailler vos voisins? Notre carte interactive.

Le dernier recensement de la population, le Census 2011, nous a permis de relier pour chaque Belge l'adresse de son domicile à l'adresse de son lieu de travail (fournie par l'employeur). Les déplacements de la population active entre deux communes sont illustrés dans les cartes interactives ci-dessous. 

  • Les déplacements des navetteurs "de" et "vers" votre commune.

Utilisez le moteur de recherche ou cliquez sur la carte pour sélectionner votre commune. Sélectionnez 'De' ou 'À' pour afficher respectivement les navetteurs qui se déplacent de et vers votre commune. 


 

Destination de prédilection: Bruxelles

250.000 Flamands et 139.000 Wallons travaillent à Bruxelles. Plus de la moitié des 700.000 emplois bruxellois sont occupés par des non-Bruxellois. Même si un certain nombre de Bruxellois travaillent en-dehors des frontières régionales, le solde net reste de 327.000 non-Bruxellois qui viennent travailler dans la capitale. C’est plus que la population de Charleroi et de Namur réunie.

La carte ci-dessous illustre clairement l'attirance qu'exerce Bruxelles auprès des navetteurs habitant parfois dans des communes très éloignées en Wallonie ou en Flandre.

Sélectionnez une région. Plus une commune est de couleur foncée, plus le nombre de navetteurs vers la région concernée est important. Cliquez sur la carte pour identifier les communes et pour connaître la part des navetteurs vers la région sélectionnée.

Quelques faits marquants:

  • Dans les 589 communes belges, au moins 9 habitants travaillent à Bruxelles. Une seule commune ne compte aucun navetteur: Herstappe, dans le sud du Limbourg. Sur les 43 habitants qui travaillent, il n’y a aucun navetteur.
  • Hélécine, commune d’un peu plus de 3.000 habitants est située à 50 kilomètres de Bruxelles. Près de 30% de ses habitants empruntent chaque jour la E40 pour aller travailler dans la capitale.
  • Un bon nombre d’habitants du littoral travaillent à Bruxelles. À Coxyde, 7% de la population active travaillent à la capitale. Le pourcentage est de 6% à Ostende et à Knokke et 5% à la Panne. Comment expliquer ces chiffres? Les taxes communales sont peu élevées au littoral. De quoi inciter des Belges à s’y domicilier. Mais combien y habitent vraiment et font la navette tous les jours jusqu’à Bruxelles? C'est une autre question.

La frontière linguistique, la limite des navetteurs

Peu de personnes font la navette entre la Wallonie et la Flandre pour aller travailler. À peine 47.000 Flamands travaillent en Wallonie. Cela représente 1,7% des travailleurs flamands. De l’autre côté de la frontière, 65.000 Wallons travaillent en Flandre, proportionnellement à la population active, c’est trois fois plus.

Travailler à l'étranger

Dans la province du Luxembourg, de nombreux Belges traversent la frontière pour aller travailler. À Arlon, et dans les communes alentours, plus de la moitié de la population active travaille à l’étranger.

Comparée au Luxembourg et aux Pays-Bas, la France attire peu de travailleurs belges. Sur 1.000 travailleurs belges, 9 travaillent au Luxembourg, 8 aux Pays-Bas et seulement 3 en France. L’Allemagne attire encore moins avec à peine 1 travailleur belge sur 1.000.

Travailler dans sa ville

Dans les grandes villes wallonnes telles que Liège, Namur, Charleroi ou encore Tournai, la majorité des habitants travaillent dans leur ville. À Tournai, par exemple, 59% de la population active travaillent près de chez eux. À Namur et Charleroi, cette proportion s’élève à 56%. À Liège, elle est de 54%.

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