Le FMI prévoit une contraction de 8,3% du PIB belge en 2020

L'économiste en chef du Fonds monétaire international Gita Gopinath. ©AFP

L'économie belge devrait connaître une contraction de 8,3% cette année, en raison de la crise du coronavirus, avant un rebond partiel en 2021, selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI).

Le Fonds monétaire international prévoit une contraction de 8,3% du PIB belge cette année, avant une hausse attendue à 5,4% en 2021. Si cette prévision se confirme, la Belgique ferait moins bien que l'Allemagne (-6% du PIB attendu en 2020, +4,2% en 2021) mais mieux que la France (-9,8% en 2020, +6% en 2021). En 2019, le PIB belge a connu une croissance de 1,4%.

Le PIB de la zone euro devrait lui aussi afficher une croissance négative de -8,3% cette année, avant une progression de 5,2% en 2021, selon le FMI. L'organisation basée à Washington s'attend encore pour la Belgique à ce que l'inflation reste basse cette année (+0,6%) et atteigne 1,2% en 2021. Quant au taux de chômage, il s'établirait à 6,1% en Belgique cette année et 7,6% l'an prochain, contre 5,4% en 2019.

Les deux économies les plus durement secouées de la zone euro restent l'Italie (-10,6% cette année, puis +5,2% l'an prochain) et l'Espagne (-12,8% puis +7,2%).

Une récession mondiale moins forte que prévu

La récession mondiale, provoquée par la pandémie de Covid-19, sera par ailleurs moins forte que prévu cette année, à la faveur d'une activité soutenue au deuxième trimestre dans les économies avancées et en Chine.

"Vivre avec le nouveau coronavirus est un défi pas comme les autres, mais le monde s'adapte."
Gita Gopinath
Economiste en chef du FMI

Le Fonds monétaire international table désormais sur une contraction du PIB mondial de 4,4%, soit +0,8 point comparé à son estimation de juin. Toutes les régions du monde sont concernées par ces projections plus optimistes, exception faite des économies émergentes et en développement. "Vivre avec le nouveau coronavirus est un défi pas comme les autres, mais le monde s'adapte", a souligné son économiste en chef Gita Gopinath.

La révision pour cette année reflète des données économiques meilleures que prévu au deuxième trimestre, principalement dans les pays avancés - Europe et États-Unis - mais aussi en Chine. Et elle s'est poursuivie au troisième trimestre dans la première économie mondiale (États-Unis), malgré une vague d'infections. Le PIB des États-Unis va ainsi plonger de 4,3% contre 8% estimé précédemment. "Pour autant, cette crise est loin d'être terminée", a relevé Gita Gopinath.

Au moment où de nombreux pays, notamment européens, ont du mal à contrôler la propagation du coronavirus, l'institution de Washington a ainsi une nouvelle fois révisé en baisse le rythme de la reprise attendu en 2021, à +5,2% (-0,8 point), signe que le rattrapage économique sera laborieux. "L'ascension sera probablement longue, inégale et incertaine", a résumé l'économiste.

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