Le déficit 2017 moitié moins important que prévu

Jan Smets, gouverneur de la Banque nationale ©BELGA

La Banque nationale table sur un déficit budgétaire de 1,2% en 2017 alors qu’elle annonçait encore 2% en juin dernier. Les versements anticipés des entreprises expliquent en partie ce bon résultat.

Ce sont de bonnes nouvelles que le gouverneur de la Banque nationale, Jan Smets, a livrées ce vendredi: la croissance de l’économie belge est solide, elle est intensive en emplois et le déficit budgétaire a fondu de moitié et ce de manière inattendue.

Tout cela est le résultat d’un contexte international porteur mais aussi et surtout de mesures structurelles adoptées par le gouvernement Michel, à commencer par le tax shift qui, initié en 2014, commence désormais à produire ses pleins effets.

Pour 2017, la Banque nationale prévoit une croissance du PIB belge de 1,7%. Le même chiffre est avancé pour 2018. L’écart de croissance entre la Belgique et la zone euro va se réduire progressivement.

69.000
emplois
En 2017, 69.000 emplois nets ont été créés en Belgique.

Pour l’emploi, tout baigne. En 2017, 69.000 emplois nets ont été créés. En 2018, la BNB attend 54.000 emplois supplémentaires. En 2019, on ralentira quelque peu à 38.000 postes. Sur la période 2014-2020, on arrive à un total de 309.000 emplois nets. "La croissance belge est extrêmement intensive en emplois", s’est réjoui Jan Smets.

Si les chiffres de l’emplois sont très positifs depuis plusieurs trimestres, la réduction du déficit budgétaire arrive un peu comme une surprise. En juin dernier, la BNB tablait encore sur un déficit de 2%. Aujourd’hui, elle annonce 1,2% seulement. "On peut parfois se tromper", admet Jan Smets. En 2016, on était encore à 2,5% de déficit. Plusieurs raisons expliquent ce soudain changement de tendance:

• l’économie et l’emploi marchent bien,
• la contribution belge à l’Union européenne est moins élevée que prévue,
• l’accord de l’été dernier contient des mesures d’assainissement,
• les recettes de l’impôt des sociétés sont plus favorables que prévu. Pourquoi? Parce que les versements anticipés des entreprises ont très fortement progressé. Ce qui était effectivement difficilement prévisible au mois de juin…

Assez logiquement, le niveau d’endettement de la Belgique va diminuer à 103,3% fin 2017 pour ensuite rejoindre progressivement la barre des 100% du PIB en 2020. Une bonne chose même si on restera toujours nettement plus endettés que la moyenne de la zone euro (85% en 2020).

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