Michel veut une "heure de vérité" sur la taxe Tobin au Conseil européen

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La Belgique ne va pas débloquer le dossier de la taxe sur les transactions financières la semaine prochaine. Le Premier ministre veut porter le sujet au niveau des chefs d'État et de gouvernement de l'Union.

Ça devait être la réunion de la dernière chance. Mardi prochain, les ministres des Finances des dix pays européens qui travaillent sur une taxe sur les transactions financières devaient enfin trancher. Tout le monde est d'accord sur le texte sur la table, sauf la Belgique. Or le ministre autrichien Hans Jörg Schelling, qui mène les débats, avait demandé à l'issue de la dernière réunion que la question soit tranchée "en mai".

Interrogé par des députés la Chambre sur la position que prendrait son ministre des Finances, le Premier ministre Charles Michel a laissé entendre que la question ne serait pas tranchée mardi.

"Il est possible pour les pays de le faire sans nous. Pourquoi ne le font-ils pas sans nous si c'était si simple que cela?"
Charles Michel
Premier ministre

"Je ne peux pas accepter que séance après séance on tente de culpabiliser la Belgique et le ministre des Finances" Johan Van Overtveldt sur ce sujet a-t-il répondu à Georges Gilkinet (Ecolo), Stéphane Crusnière (PS) et Dirk van der Maelen (sp.a). Ajoutant que le sort de cette coopération renforcée ne repose pas sur les épaules de la Belgique, il a dénoncé une "hypocrisie européenne", estimant que s'"il est possible pour les pays de le faire sans nous. Pourquoi ne le font-ils pas sans nous si c'était si simple que cela?"

Évoquant des incertitudes liées au Brexit et à la position du nouveau Président français sur cette taxe, il a indiqué vouloir porter le sujet "à l'ordre du jour du Conseil européen" et ajoutant être en faveur d'un "moment de vérité". "Nous essayons de convaincre plus de pays", a-t-il ajouté.

"Mettre cette taxe sur les pays de la zone euro et pas en Grande-Bretagne serait une folie", avait estimé Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.

0,1 ou 0,01%
La taxe sur les transactions financières (TTF) doit prélever certaines transactions à hauteur de 0,1 ou 0,01%.

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