Un premier pas vers une relation plus transparente entre banquiers et entrepreneurs

Les responsables de Febelfin, d'UCM et d'Unizo ont signé le texte qui sera évalué tous les deux ans.

Des relations entre banquiers et entrepreneurs plus transparentes, tel est l’objectif de ce code de conduite. Néanmoins, reste une épine dans l’octroi de crédit: La santé financière des PME.

Améliorer l’accès au crédit des PME et des TPE, telle est la quête de Sabine Laruelle. La ministre des Classes moyennes entourée de son homologue des Finances, Koen Geens, et des représentants d’associations professionnelles bancaire et des classes moyennes ont ainsi signé ce jeudi matin un code de conduite.

Ce code découle de l’application de la Loi bancaire du 21 décembre dernier. Prochainement confirmé par un arrêté royal, il précise les informations qu’une banque devra fournir à l’entrepreneur lors de sa demande de crédit (type de crédit, durée de la convention, montant du crédit, taux, frais, indemnité en cas de remboursement anticipé,…) mais également les raisons d’un éventuel refus.

Il énonce encore les informations indispensables que l’entrepreneur doit transmettre pour obtenir un dossier complet.

Enfin, le code de conduite détermine le mode de calcul des indemnités de remploi exigées pour les nouveaux crédits de plus d’un million d’euros.

UCM et d’Unizo, signataires de ce code, ont salué l’initiative. "C’est une bonne initiative car nous étions souvent confrontés, dans les discussions pour un octroi de crédit, à un manque d’information", explique Karel van Eetveld, administrateur délégué d’Unizo

"Plus de clarté était indispensable car nous avions parfois des entrepreneurs qui ne savaient pas ce à quoi ils s’engageaient", ajoute Christine Lhoste, secrétaire générale d’UCM.

Febelfin, par la voix de Michel Vermaerke, son administrateur délégué, souligne que les banques n’étaient pas d’accord avec tous les points mais partagent le fait que la priorité doit être le financement de l’économie et la mise en oeuvre de solutions réalistes pour l’application de la loi.

Outils trop discrets

Si les dossiers incomplets sont un des motifs de refus d’un octroi de crédit, force est de constater que les raisons principales sont dans l’ordre: le manque de garanties apportées par l’entrepreneur, la faiblesse des fonds propres de l’entreprise, l’insuffisance de la capacité de remboursement et, enfin, un business plan trop faible.

"Nous devons davantage communiquer sur les outils publics de financements qui peuvent venir en appui dans la constitution des dossiers", affirme Christine Lhoste.

Sabine Laruelle insiste sur le fait que ce code n’est qu’une pièce du puzzle. "Dans le cadre de la 6e réforme de l’État, nous avons décidé de régionaliser le Fonds de participation. Il y a aussi l’emprunt populaire. Il ne faut donc pas donner à ce code un objectif qu’il n’a pas. Son objectif est de clarifier les choses pour avoir une relation plus transparente entre entrepreneurs et banquiers".

Le ministre des Finances de souligner, lui, l’importance du législateur pour améliorer les relations entre les deux parties. "Nous vivons sur un continent où 80% du financement des entreprises provient des banques. Aux Etats-Unis, 80% du financement provient des marchés".

Toutes les cartes sont donc sur la table pour accroître l’accès des PME aux crédits. Néanmoins, dans le chef d’UCM, on se dit très attentif à l’évolution notamment de la régionalisation du Fonds de participation.

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