Kris Peeters cède sa place à Wouter Beke au Fédéral

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Appelé à l’Europe, Kris Peeters, le ministre de l’Emploi et de l’Economie, est remplacé par son président de parti, Wouter Beke. Sans grande conséquence pour l’exécutif vu les affaires courantes.

Jeu de chaises musicales pour le CD&V. Après avoir remis sa démission à Charles Michel mardi, le désormais ex-ministre fédéral de l’Emploi et de l’Economie et vice-premier, Kris Peeters, rejoindra mardi son siège au Parlement européen.

Dans son sillage, une place était laissée vacante au sein du gouvernement. Mais pour peu de temps seulement. En effet, elle sera reprise par Wouter Beke, actuel président de parti (et qui le restera, du moins jusqu’aux prochaines élections internes de la formation), nous ont confirmé jeudi les chrétiens-démocrates alors que se tenait en soirée une assemblée générale du parti – le ministre de la Justice, Koen Geens, coiffe, lui, le chapeau de vice-premier.

Bien qu’au Fédéral depuis 2014, après avoir été ministre-président du gouvernement flamand pendant presque sept ans, Kris Peeters commençait peu à peu à perdre de son attrait au nord du pays, malgré une quatrième place à l’Europe. Tout comme le CD&V dans son ensemble d'ailleurs. C'est ce qui justifie ce remplacement quelque peu étonnant par sa forme. Et pour cause, "tous les scénarios envisagés avant les élections se sont effondrés", nous confie-t-on au parti. "Dès lors, nous n’avons aujourd'hui pas d’axe vraiment défini à suivre. Ce qui demande d’avoir un maximum de monde qui reste en place, autant de gauche que de droite, en attendant la suite des événements." Et puis, il ne s’agit que d’un épisode Chastel-Michel inversé, ironse-t-on au CD&V.

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En affaires courantes

Quelles conséquences de ce changement pour l’exécutif fédéral? "Cela n’aura que peu d’importance", analyse un poids lourd libéral, rappelant que le gouvernement est en effet en affaires courantes, et donc limité dans son action, tout comme budgétairement. D’autant qu’il convient d’y ajouter un caractère minoritaire, situation née de la défection de la N-VA sur le pacte mondial de l’ONU sur les migrations, qui a mené à une coalition à la tête du pays entre seuls libéraux francophones, chrétiens-démocrates et libéraux flamands. Trois partis affaiblis ayant perdu des plumes en nombre le 26 mai dernier.

Pour autant, il convient de souligner qu’affaires courantes ne veut pas dire affaires bloquées. Beaucoup de choses restent possibles pour l’exécutif, comme dans le cas des affaires urgentes, où le gouvernement se doit d’agir dans le but de préserver les intérêts de l’État, des affaires banales permettant d’assurer la continuité dans la gestion des services pour autant qu’un budget y soit déjà alloué, ou, enfin, des affaires en cours, soit des mesures déjà adoptées par le gouvernement en plein exercice, et pour lesquelles manque la seule touche finale. Une situation qui prendra fin avec la naissance du prochain exécutif.

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