"Attention à la valeur sociétale de Belfius"

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Une entrée en Bourse de Belfius serait plus indiquée qu’une revente.

C’est une étude sur laquelle "De Standaard" avait déjà levé un coin du voile, mais dont les recoins méritent d’être explorés alors que le Fédéral cherche où et quand réduire ses participations.

Et voilà que ceux qui doutaient que les banques d’affaires avaient du cœur en sont pour leurs frais. Car dans ce rapport détaillé sur les participations de l’Etat, les banques d’affaires Nomura et Leonardo expliquent pourquoi la banque Belfius, actuellement à 100% entre les mains de l’Etat, ne doit pas être revendue avant octobre 2016. "Belfius a une importance sociétale capitale pour la Belgique, notamment en tant que support financier du secteur public, c’est la seconde plus grande banque, avec KBC , détenue par des actionnaires belges", lit-on dans ce rapport. En fait, la monétisation de Belfius (estimée ici entre 5 et 7 milliards d’euros) peut s’opérer de plusieurs manières. Elle ne devrait en tout cas pas se faire avant octobre 2016, date à laquelle les derniers reliquats de l’époque Dexia seront liquidés et où la clarté sera faite sur l’exposition restante au risque Arco.

Deux hypothèses

Soit à travers une monétisation via une revente à un opérateur étranger. Les banques d’affaires préviennent: dans ce scénario, l’influence de l’Etat disparaîtrait complètement. Une revente dans laquelle l’Etat conserverait des parts de Belfius permettrait de conserver une certaine influence: "Il faudra en tout état de cause poser des conditions claires à l’acheteur en termes de respect des engagements vis-à-vis des collectivités publiques sur le long terme." Le profit d’un investisseur étranger n’étant pas toujours compatible avec les impératifs d’investissements publics…

L’autre hypothèse post-automne 2016 pour Belfius est une IPO. C’est le scénario que préconisent les banques d’affaires. "Une entrée de Belfius en Bourse permettrait à l’Etat belge mais aussi à toute la société belge de conserver une certaine influence dans le groupe et cette influence devrait être attentivement conservée de manière à ne pas non plus hypothéquer l’appétit des investisseurs et la valeur de Belfius."

Le CEO de Belfius, Marc Raisière, du haut des 34 étages de sa tour, peut donc, du moins "à court terme", être tranquille: "Belfius ne doit pas être vendue."

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