Charleroi, "the place to be"

Jean-Pierre Buyle, avocat. ©Dieter Telemans

Ce que vous ne devriez pas savoir...

Charleroi, l'incontournable

Un congrès important et un match pour le titre, c’est à Charleroi que cela se passe. Jeudi, dans le joli cadre de Charleroi Danses, les avocats francophones tenaient leur grand congrès bisannuel – l’endroit avait été mis gracieusement à disposition par le bourgmestre Paul Magnette. "Cela nous change des habituelles salles de congrès", se félicitait d’ailleurs un ténor du barreau. Charleroi était donc – ce jeudi – THE place to be. On y a entre autres croisé l’ancien bâtonnier Jean-Pierre Buyle (photo), président d’avocats.be, en grande forme, ou encore le patron de l’information de la RTBF, Jean-Pierre Jacqmin. Rayon politique, l’inévitable Georges-Louis Bouchez (MR) au cœur d’un débat avec le local de l’étape Antoine Tanzilli (cdH) et la présidente de la commission Publifin Olga Zrihen (PS). Celle-ci a fort à faire: assignée par les avocats de Nethys, elle est donc elle-même embarquée dans une saga judiciaire (contre son gré). Si Olga Zrihen était restée prendre l’apéritif sur la terrasse dominant l’hôtel de police dessiné par Jean Nouvel peut-être aurait-elle pu demander un conseil à l’avocat Jean-Marie Dermagne, le père du nouveau ministre wallon qui était également présent.

Une partie de cette équipe s’est ensuite déplacée de quelques mètres au Sporting pour assister au match au sommet entre Charleroi et Anderlecht… Quel match, les amis. Outre le boss des Zèbres, Mehdi Bayat, il y avait là Philippe Delusinne (RTL), Johan Beerlandt (Besix), le président du MR Olivier Chastel ou encore… Jacqueline Galant! L’ex-ministre libérale a assisté à la victoire des Mauves même si – nous a-t-elle confié – son cœur de hennuyère penchait du côté de Charleroi…

En prévision de jours plus sombres…

RTL face aux défis qui s’appellent TF1 ou Netflix. L’Echo vous en parlait mardi: RTL Belgium prépare un "plan de transformation" afin de parer aux défis futurs qui se présentent à elle (arrivée de TF1 sur le marché publicitaire belge, croissance de la vidéo à la demande, de Netflix, vision en différé…). McKinsey a planché de longs mois sur la question et la DRH de RTL a été chargée de parachever le plan pour la fin juin. À titre préventif, et dans la perspective de jours plus sombres, la chaîne privée va d’ores et déjà mettre au pain sec et à l’eau ses actionnaires de la presse écrite (Rossel, IPM et Corelio) qui détiennent 34% de son capital via le holding Audiopresse. Ceux-ci verront leurs dividendes divisés par trois au terme de l’exercice 2016, a-t-on appris. Ensemble, ils avaient touché 6,8 millions d’euros en 2015.

C’est ce qui s’appelle un long périple…

Le voyage du ministre Collin a duré 27 heures. A priori, la récente mission en Chine du ministre wallon du Tourisme, René Collin (cdH), en charge des Aéroports wallons, était réglée comme du papier à musique. Mais c’était sans compter sur les aléas du trafic aérien. Le vol de la Lufthansa que l’édile wallon devait prendre et qui aurait dû décoller de Brussels Airport a accusé un retard de plus de 2 heures en raison d’orages à l’aéroport de Francfort. L’escale qui aurait dû s’y faire a été déroutée sur Munich, mais comme la chance n’était pas avec la délégation, elle a raté la correspondance. S’en est suivie une série de démarches "aériennes" visant à retrouver des vols adéquats pour permettre au ministre Collin et à sa délégation d’arriver à temps à Pékin avant de mettre le cap sur Shenyang dans le nord-est de la Chine, le point de départ d’une mission de 7 jours. Malheureusement, rien ne s’est déroulé comme prévu. La délégation ayant loupé toutes les correspondances, elle a dû passer par Hong Kong (au lieu de Pékin). Conséquence, au lieu d’arriver à Shenyang vendredi après-midi et de participer à un banquet officiel offert par le vice-gouverneur de la province du Laoning (avec un échange de cadeaux à la clé), le ministre Collin a finalement atterri le samedi à 2 heures! Le voyage a duré au total plus de 27 heures. Heureusement, la délégation est arrivée à temps pour participer aux activités du jour, en particulier l’inauguration du village wallon en présence de l’ambassadeur belge en Chine Michel Malherbe (en partance pour Ankara) et des autorités locales. Les Chinois ont pu ainsi découvrir toutes les facettes touristiques de la Wallonie et surtout ses produits (chocolat, bière, etc.). Bah, c’est finalement le plus important…

Un bourgmestre président pas content

Daniël Termont répond aux critiques de Liesbeth Homans.

Daniël Termont, bourgmestre sp.a de Gand, mais aussi président de Fluxys Belgium, a profité de la tribune qui lui était offerte lors de la récente assemblée générale pour insister sur la transparence en matière de rémunérations chez le gestionnaire du réseau de transport de gaz. Les montants perçus individuellement par les administrateurs et le CEO de Fluxys Belgium, la société cotée, sont publiées depuis plusieurs années dans le rapport annuel, a-t-il souligné. Et les administrateurs de Fluxys S.A., la société mère, ne perçoivent qu’un jeton de présence de 250 euros par réunion. Une réponse aux critiques de Liesbeth Homans (N-VA), la ministre flamande des Pouvoirs locaux, qui s’est plaint à plusieurs reprises que des dizaines d’intercommunales aient refusé de fournir au gouvernement les données sur les indemnités qu’elles versent à leurs mandataires. "Les grandes intercommunales nous ont fait un doigt d’honneur", avait-elle déclaré, citant nommément Elia et Fluxys qui avaient renvoyé vers leur rapport annuel, mais aussi Publigaz, le principal actionnaire de Fluxys, qui aurait répondu qu’en tant que société de droit privé, il n’était redevable d’aucune explication au gouvernement fédéral.

"Et quoi? Une ministre flamande interroge des structures fédérales. Les données sont publiques, disponibles sur les sites internet, mais parce qu’on n’a pas rempli le fichier Excel demandé, on nous fait des reproches?" s’irritait Daniël Termont après l’assemblée générale de Fluxys – sans s’attarder sur le cas de Publigaz, qu’il préside également, et dont on sait juste qu’il a versé en 2015 à ses 24 administrateurs un montant total de 25.491 euros.

La culture, cet univers impitoyable

La pièce à conviction de Joëlle Milquet contre Alda Greoli.

On en sait (un peu) plus sur les motifs de la querelle entre deux des grandes dames du cdH, Joëlle Milquet et Alda Greoli, respectivement ancienne et actuelle ministre de la Culture.

Or, voici qu’un vent favorable a fait atterrir le courrier à l’origine de ces méchants mots sur notre bureau. Il est adressé par Joëlle Milquet, sur papier officiel à en-tête du Parlement bruxellois, à Marion Lemesre (MR), la présidente du théâtre Le Public.

"Je vous confirme que comme ministre de la Culture, j’avais bien décidé de financer votre excellent projet ‘Pour en finir avec la question juive’ à hauteur de 200.000 euros répartis en 3 ans (…) et que les budgets à cet effet avaient bien été réservés pour l’année 2016 mais aussi pour les années suivantes. Mes collaborateurs peuvent en témoigner."

Et voilà un courrier dans les gencives d’Alda Greoli, puisque ce courrier est aujourd’hui produit par les avocats du théâtre pour réclamer le subside que leur avait promis Joëlle Milquet. Une pièce à conviction, en quelque sorte. Ahhh, la Culture, cet univers impitoyable… Au cdH, on se serait bien épargné cette dispute interne aux relents juridiques. "Franchement, on se serait bien passé de ça", marmonne ainsi un député orange.

Chez les Saverys, on a le sens de la famille

Un balcon anversois en forêt…Nicolas Saverys (photo)a le sens de la famille. Le fils de Philippe Saverys, qui a développé le groupe maritime anversois (Exmar, CMB…), vient de mettre sur pied une nouvelle société immobilière, qu’il a baptisée Warinsart. Il y a logé le château qu’il a fait construire voici une quinzaine d’années à Warinsart, près de la route nationale 89 qui mène de Libramont à Saint-Hubert, dans la province du Luxembourg. Et il y a fait nommer toute sa famille au conseil de gérance: Barbara, Pauline, Ariane, Stéphanie, Carl et Shana y siégeront à ses côtés.

Comme l’acte de constitution de la société mentionne le capital social initial, et que celui-ci provient de l’apport en nature qui renvoie au domaine de Warinsart (château, parc, chalets, bois et champs), on peut en déduire une estimation de la valeur du lot: il en va de quelque 12,9 millions d’euros. Une jolie propriété. On présume que l’objectif de l’opération est de faciliter la transmission du patrimoine d’une génération à l’autre. Reste qu’on est bien loin, ici, de l’environnement portuaire et maritime qui forme le core business du groupe. Un refuge en forêt, pour changer d’air durant les week-ends? Ou pour aller à l’envers après l’endroit (Anvers)?

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