Charles Michel s'est envolé vers Marrakech

Après avoir donné les priorités de son nouveau gouvernement (le pouvoir d'achat, la sécurité et le climat), Charles Michel s'est envolé ce dimanche soir vers Marrakech où se déroule lundi et mardi le sommet de l'ONU sur les migrations.
  • Merci d'avoir passé la journée avec nous

    L'information en direct revient dès demain matin sur lecho.be. 

    Bonne soirée !

  • Charles Michel s'est envolé vers Marrakech

    L'avion du Premier ministre a décollé vers 19h30 de l'aéroport de Melsbroek. Charles Michel prendra part demain au sommet de l'ONU où différents pays doivent apporter, ou non, leur soutien au pacte sur les migrations. 

  • Maggie De Block promet une gestion pragmatique

    La ministre fédérale Maggie De Block (Open Vld) qui a hérité de la compétence de l'Asile et de la Migration exercée jusqu'il y a quelques heures par l'ex-secrétaire d'Etat N-VA Theo Francken s'est engagée dimanche à gérer cette "compétence difficile" qu'elle a déjà assumée de 2011 à 2014 "de façon pragmatique".

    "Chacun à sa façon de travailler. Je veux résoudre les problèmes qui se posent de manière très pragmatique. Je n'aurai pas le temps de faire des tweets", a commenté Mme De Block, interrogée à l'issue du premier Conseil des ministres du gouvernement Michel II.

    Nuançant sur des propos peu amènes au sujet de son prédécesseur tenus plus tôt dans la journée -"Je récupère aujourd'hui un département en crise. C'est le chaos", avait-elle dit -, Mme De Block a précisé de nombreuses choses positives, qui avaient été négociées, ont été faites, à l'exemple de la politique de retour et des accords avec des pays étrangers.

    Elle a ajouté que les quotas d'ouverture de dossiers contingentés par Theo Francken à une cinquantaine par jours ont "posé des problèmes". "On a ainsi envoyé une femme à la rue avec son bébé. Là, je trouve qu'il faut voir comment les problèmes se posent, et comment on peut les résoudre", a-telle ajouté réitérant son credo dans une politique "stricte mais juste".

  • Le budget au centre des convoitises

    Le budget 2019, approuvé en commission mais qui doit encore être voté en séance plénière du parlement avant la fin de l'année, est l'objet de toutes les attentions.

    La N-VA a laissé entendre qu'elle voterait le texte, concocté avec son concours. Mais l'opposition, elle, ne l'entend pas de cette oreille. Comme d'autres, le chef de groupe PS à la Chambre Ahmed Laaouej a demandé ce soir sur les antennes de la RTBF que certains points puissent être rediscutés. Une manière de jauger la bonne foie du gouvernement (minoritaire) qui dit vouloir impliquer le parlement dans la gestion du pays jusqu'aux élections de mai prochain. 

  • Le Premier ministre est à Melsbroek

    Charles Michel est arrivé à l'aéroport militaire de Melsbroe et devrait s'envoler vers Marrakech dans les prochaines minutes afin de prendre part, demain, à la réunion de l'ONU relative au Pacte migratoire qui a provoqué le remaniement de son gouvernement.

  • Theo Francken, bourgmestre de Lubbeek

    Dès ce lundi, Theo Francken endossera en principe l'écharpe mayorale de Lubbeek, indique l'échevin de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Davy Suffeleers. 

    Le bourgmestre suppléant est actuellement Tania Roskams.  

  • Récapitulatif d'un week-end de crise

    La poussière commence tout doucement à retomber sur la situation politique belge, après que la N-VA a quitté, ce samedi, la coalition suédoise en place depuis la fin 2014. Après être passé chez le Roi, Charles Michel devait s'en aller à Marrakech, soutenir le pacte migratoire. À la tête d'un gouvernement minoritaire.

    Retour sur un week-end de crise:  "Et c'est parti pour un gouvernement minoritaire"

  • Theo Francken répond à Maggie De Bock qui dit hériter avec l'Asile et la Migration d'un "département en pleine crise et dans le chaos"

    "Je n'ai jamais attaqué Madame De Block lorsque j'étais secrétaire d'État. Dommage qu'elle le fasse immédiatement alors que ma démission n'est pas encore actée."

  • L'avis du constitutionnaliste Christian Behrendt

    Selon le constitutionnaliste Christian Behrendt, nous assistons aujourd'hui à une construction fragile.  "Le gouvernement minoritaire va devoir constamment regarder vers l’opposition. S’il ne le fait pas, il s’expose à une motion de méfiance puisque l’opposition détient la majorité."

  • Voici la lettre de démission des membres N-VA du gouvernement

    Tout est dans le timing. Alors que Charles Michel s'exprimait devant la presse à propos des grands axes de son nouveau gouvernement et en profitait pour remercier les ministres N-VA de la précédente coalition, l'ancien ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) tweetait la lettre de démission des nationalistes de Michel I. 

    Dans cette lettre en néerlandais, les ministres démissionnaires rappellent que la migration touche "au coeur" de la N-VA. "Nous ne sommes pas contre les migrants ou contre la migration, mais bien contre la chaos actuel de la migration en Europe. Un choas que le pacte de l'ONU ne fera qu'aggraver".

  • Jan Jambon retourne à Brasschaat

    Le ministre de l'Intérieur sortant, le N-VA Jan Jambon va prendre le mayorat de Brasschaat. C'est ce qu'annonce le bourgmestre faisant fonction de la commune de la région anversoise, Philippe Cools.

    Jan Jambon pourrait aussi reprendre son siège à la Chambre comme Theo Francken et Zuhal Demir. Pour Johan Van Overtveldt et Sander Loones, la situation est plus compliquée. Ils étaient élus au Parlement européen. L'assemblée ne permet pas de retrouver son siège après l'avoir quitté. Le parti examinera quel peut être leur statut social. 

    Reste les quelque 180 personnes attachées aux cinq cabinets fédéraux gérés par les nationalistes. L'équivalent d'un plan social est prévu, indique le porte-parole Joachim Pohlmann.
    Ils bénéficieront d'une indemnité de licenciement, parce qu'ils travaillaient avec l'équivalent d'un contrat de travail.

    Certains collaborateurs sont détachés de l'administration ou de la Défense, ils pourront retrouver leur emploi. D'autres seront amenés à chercher un nouvel emploi.  "Nous allons chercher un maximum de solutions, mais ce ne sera pas une mince affaire", a indiqué le porte-parole du parti.  

  • Voici la session de questions-réponses:

    En quoi consisteront les contacts avec les Parlements? Charles Michel parle des modalités à adopter pour une collaboration la plus efficace. Il précise aussi que les contacts seront pris avec les représentants de chaque parti.

    Une autre question posée à Charles Michel: quel avenir pour le président du Parlement (également N-VA, NDLR)? Charles Michel affirme que pour cette question, la balle est dans le camp du Parlement, pas du gouvernement. 

    Avez-vous reçu des garanties de la N-VA sur le volet socio-économique? "Cette équipe fait le choix de la responsabilité." Charles Michel dit n'avoir aucune négociation ou concertation actuellement. "La N-VA a juste indiqué vouloir avoir une position constructive."

    La conférence de presse est à présent terminée.

  • Voici les 3 axes du plan d'action de la nouvelle coalition

    Un premier conseil des ministres de la coalition orange-bleue s'est donc tenu ce dimanche. Charles Michel affirme que des décisions formelles ont été prises (travailleurs transfrontaliers, position que la Belgique pour les prochaines échéances européennes...). Le conseil a aussi identifié les dossiers prioritaires. 

    Comment sera organisé le travail dans les prochains jours? La nouvelle coalition a opté pour un plan d'action avec 3 axes:

    - Le pouvoir d'achat et une politique socio-économique forte. En ligne de mire, la dernière phase du tax shift. Un volet Brexit est aussi prévu. "Nous sommes directement touchés par les effets du Brexit."

    - La sécurité des citoyens et la réforme de la Justice.

    - La politique climatique.

    Compte tenu de la situation politique, Charles Michel annonce vouloir une collaboration constructive avec le Parlement. "De ce soir jusqu'à demain, je serai à l'étranger. Dès mon retour, j'organiserai des contacts avec le Parlement. Mon intention est aussi d'avoir des contacts avec les partenaires sociaux et le groupe des 10 afin de leur présenter notre programme socio-économique."

    Charles Michel remercie enfin les membres N-VA de l'ancien gouvernement et leurs équipes. "Nous apprécions le travail fourni et les messages adressés dans le sens d'une disponibilité dans le volet socio-économique de ce gouvernement."

    Première photo de famille

  • Les membres du gouvernement font leur entrée en salle de presse.

  • Conférence de presse de Charles Michel

    Le Premier ministre est attendu dans les prochaines minutes en salle de presse pour une conférence.

  • La situation à 17h30

    • Charles Michel a formé sa nouvelle équipe gouvernementale.  Il a ainsi promu au rang de ministre Pieter De Crem et Philippe De Backer et a acté la nouvelle répartition des compétences. Voici le casting du gouvernement Michel II.
    • La nouvelle coalition fédérale a dressé ses trois priorités: pouvoir d'achat, sécurité, climat.
    • Charles Michel confirme qu'il ne demandera pas la confiance du Parlement pour poursuivre la route du gouvernement minoritaire. Ce n’est pas nécessaire au regard de la Constitution, dit-il. Il ajoute par ailleurs que convoquer des élections anticipées risquerait de bloquer le pays "pendant un an". Il va pouvoir se rendre à Marrakech.

  • Des élections anticipées risqueraient de bloquer le pays pendant un an, avertit Michel

    Charles Michel veut éviter des élections fédérales anticipées, a-t-il indiqué sur le plateau de RTL-TVi.

    Un tel scénario risquerait selon lui de bloquer le pays pendant longtemps puisque le 26 mai auront lieu de toute façon les élections régionales et européennes. D'un point de vue constitutionnel, Michel estime qu'il n'est pas nécessaire de dissoudre les Chambres à la suite de la démission des ministres N-VA du gouvernement. 

      Le gouvernement "responsable orange-bleue" ne disposera toutefois plus de majorité puisqu'il ne repose plus que sur les sièges du MR, de l'Open Vld et du CD&V à la Chambre, soit 52 sur 150.

      "La Constitution indique qu'une majorité au parlement peut demander des élections. Je veux dialoguer avec le parlement. S'il devait y avoir des élections anticipées, si ce devait être le choix de pousser le gouvernement à faire des élections anticipées, voilà une situation qui risquerait bien de bloquer le pays pendant un an. Il est peu probable qu'un gouvernement soit formé avant que les électeurs aient voté quelques mois plus tard au niveau régional et européen."

    Pour cette raison, le Premier ministre "tend la main au parlement", notamment pour voter les décisions déjà prises au gouvernement, notamment le budget. Il attend de voir quelle attitude prendra la N-VA. "On verra de quelle manière la N-VA qui, au gouvernement, a soutenu les décisions les soutiendra aussi au parlement, ce qui serait un principe de responsabilité, ce qui serait cohérent dans le chef de la N-VA". Pour répondre aux préoccupations exprimées dans la population en matière de pouvoir d'achat et de climat, le chef du gouvernement attend également de voir quelle sera l'attitude de l'opposition. "Sur ces sujets-là, il peut être proposé d'accentuer, de renforcer certaines initiatives."

  • Charles Michel ne compte pas demander la confiance du Parlement

    Confiance ou pas confiance? Le porte-parole de Charles Michel confirme à L’Echo que le Premier ministre ne demandera pas la confiance du Parlement pour poursuivre la route du gouvernement minoritaire. Ce n’est pas nécessaire au regard de la Constitution, dit-il.

    Du côté de l’opposition, on semble hésiter également à entrer dans cette logique, par exemple en déposant une motion de défiance qui si elle était votée mettrait le gouvernement minoritaire en difficulté.

    "Que Charles Michel vienne d’abord s’expliquer à la Chambre," dit Ahmed Laaouej ce dimanche.

    Même position chez Ecolo/Groen: "Ecolo veut d’abord et avant tout une explication de Charles Michel au Parlement. Nous prendrons ensuite le temps, avec Groen, d’analyser ce qu’il dira," explique-t-on chez les Verts francophones.

    L’opposition cdH à la Chambre se place dans la même position d’attente. "J’ai demandé au président de la Chambre de réunir la conférence des présidents," indique Catherine Fonck, cheffe de groupe cdH. "Nous sommes face à un gouvernement Michel II, il doit venir nous exposer son projet."

     La situation du président de la Chambre est également questionnée. Peut-il conserver son poste, garant de l’agenda de la Chambre, alors que son parti, la N-VA, n’est plus représenté au gouvernement, s’interroge-t-on au sein du Parlement.

    Charles Michel doit décoller ce soir pour Marrakech avec le mandat de son nouveau gouvernement. Le conseil des ministres prévu à 15 heures devrait confirmer la position belge sur le pacte migratoire de l’ONU et la nouvelle répartition des compétences fédérales après le retrait de la N-VA. Il sera attendu de pied ferme par la Chambre à son retour.

  • "J'hérite aujourd'hui d'un département en pleine crise et dans le chaos," indique Maggie De Block quant à ses nouvelles compétences sur l'Asile et la Migration. Elle affirme vouloir renouer avec une politique migratoire "stricte et juste", comme elle l'a défendait à l'époque dans le gouvernement Di Rupo. Elle ajoute que certes Theo Francken avait évolué sur cette même voie avant de bifurquer ces dernières semaines.   

  • "Etre seul, aux côtés d'Orban, à être contre le pacte, n'était pas diplomatiquement réaliste," assure Francken

    "Je suis déçu mais nous continuons à nous battre, nous n'abandonnons pas," a affirmé Theo Francken (N-VA) lors d'un discours qu'il a tenu dans son fief de Lubbeek.

    Devant une salle comble et de nombreux journalistes, il y a fait le point sur le dossier du pacte de l'ONU sur les migrations, à l'origine de la démission des ministres N-VA du gouvernement fédéral.

     "Il est regrettable que le CD&V et l'Open Vld se soient donné tant de peine pour nous pousser hors du gouvernement." Il ajoute à nouveau que la Belgique ferait mieux de s'abstenir de signer le pacte migratoire. Pour la N-VA, cette non-signature nuirait moins à l'image du pays que les maigres investissements en matière de défense ou l'important taux d'endettement.

    En l'état, même assorti d'une déclaration interprétative, le pacte de l'ONU reste inacceptable pour les nationalistes flamands, a encore expliqué Theo Francken selon qui les déclarations interprétatives ne sont, de toute façon, jamais utilisées. C'est le cas, notamment, de la déclaration accompagnant la Convention des droits de l'enfant qui "semble avoir disparu sans laisser de traces".

    L'ex-secrétaire d'Etat insiste: cette convention, approuvée par la Belgique, n'est que source de problèmes, entre autres lors de l'enfermement de familles dans l'attente de leur expulsion.

    "Mais nous avons toujours dit que le texte nous posait problème."  S'il est juridiquement non-contraignant, le pacte onusien conduira en effet à des problèmes d'ordre juridique, ce qu'admettent aussi de nombreux juristes et le SPF Intérieur, souligne-t-il en citant le cas de la famille d'Alep qui voulait obtenir l'asile en Belgique et à qui un juge avait donné raison avant que cette décision ne soit révoquée à la suite d'un arrêt de la justice européenne.

    "Avons-nous bloqué le texte? Non, même si, après coup, nous aurions dû le faire. Mais être seul, aux côtés d'Orban, à être contre le pacte, n'était pas diplomatiquement réaliste."
    Theo Francken
    ex-secrétaire d'Etat N-VA

    L'ex-secrétaire d'Etat a enfin fait son mea culpa: "avons-nous bloqué le texte? Non, même si, après coup, nous aurions dû le faire." Mais à l'époque, la Belgique tentait de décrocher un siège au Conseil de sécurité des Nations-unies et la Hongrie était le seul Etat européen à s'opposer au pacte. "Etre seul, aux côtés d'Orban, à être contre le pacte, n'était pas diplomatiquement réaliste", a justifié Theo Francken.

    Mais, selon ce dernier, quand l'Autriche, le négociateur en chef pour l'Union européenne, a pris ses distances vis-à-vis du texte, les choses ont changé. "Après-demain, je redeviendrai parlementaire. J'exercerai ce mandat avec fierté, connaissance des dossiers et engagement", a conclu Theo Francken dont le parti se positionnera dans les jours à venir sur l'attitude à adopter au niveau fédéral.

  • "La parole belge sur le plan international doit être respectée"

    La N-VA n'a-t-elle jamais agité le chiffon rouge? Interrogé Charles Michel affirme qu'"à chaque étape la N-VA a eu le droit d'exprimer ses préoccupations". Il regrette la volte-face de ces dernières semaines et ajoute: "je ne peux pas accepter que la parole de la Belgique sur le plan international ne soit pas respectée". Il en va "de la crédibilité" du pays à la veille de son entrée au conseil de sécurité de l'ONU. 

    Il rappelle l'importance de ce pacte pour encadrer au mieux la coopération entre les pays en matière migratoire, "pour faire davantage et de meilleurs accords" avec notamment les pays africains. Oui, il le martèle ce pacte n'est pas contraignant. "je le confirme, les experts l'ont confirmé à la Chambre et l'ONU l'a dit et c'est écrit noir sur blanc. 

  • Le Roi a nommé les ministres "en respect de la Constitution" avec contreseign du Premier. "Le Roi et moi avons été régulièrement en contact ces derniers jours", explique Le Premier ministre. Les nouvelles compétences ont, selon Charles Michel, été attribuées dans le respect de la stabilité et avec l'ambition d'être directement opérationnel. Il annonce ainsi que Kris Peeters a aussi accepté d'autres compétences en plus des siennes, comme la Lutte contre la pauvreté et l'Egalité des chances.

  • "D'un point de vue constitutionnel, je ne dois pas demander la confiance du parlement"

    Le Premier ministre s'est exprimé brièvement pendant le RTL Info 13h. "D’un point de vue constitutionnel, je ne dois pas demander la confiance [du parlement]", a-t-il affirmé.

  • Voici la nouvelle répartition des compétences

    Le Roi a accepté dimanche la démission des ministres et secrétaires d'Etat Jan Jambon, Johan Van Overtveldt, Sander Loones, Theo Francken et Zuhal Demir, et a nommé Philippe De Backer et Pieter De Crem ministres, a annoncé le Palais dans un communiqué. Tous deux étaient jusqu'ici secrétaires d'État. 

    Un arrêté royal va officialiser la nouvelle composition gouvernementale:

    • Didier Reynders (MR) prend, outre la fonction de ministre des Affaires étrangères, la compétence de la Défense, indique le porte-parole du Premier ministre. Le nom de Denis Ducarme avait été évoqué pour succéder à Sanders Loones.
    • Maggie De Block (Open VLD) est donc confirmée à l'Asile et la Migration.
    • Alexander De Croo (Open VLD) prend donc bien la compétence des Finances et de la coopération au développement.
    • Pieter De Crem (CD&V) endosse le costume de ministre de l'Intérieur et de la Sécurité. 
    • Philippe De Backer reprend les fonctions d'Alexander De Croo: Télécoms et Agenda digital
    • En plus de la Justice, Koen Geens (CD&V) reçoit la compétence liée à la Régie des Bâtiments.  
    • Sophie Wilmès (MR) reprend la Fonction publique et de la Politique scientifique en plus de sa casquette de ministre du Budget.
    • Denis Ducarme (MR) reste ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l'Agriculture et de l'Intégration sociale. Il reprend les Grandes villes.
  • Conseil des ministres à 15h

    D'après l'agence Belga qui cite le porte-parole du Premier, Charles Michel convoque un Conseil des ministres à 15h. 

    Un conférence de presse suivra dans la foulée.

  • Le point sur la situation

    • Charles Michel est arrivé chez le Roi peu après midi pour y acter formellement la sortie de la N-VA de son gouvernement annoncée hier soir. Il est ressorti du Palais de Laeken moins d'une heure plus tard.
    • Dans la foulée, un conseil des ministres devrait se tenir, rassemblant donc désormais trois partis : MR, VLD et CD&V, qui entendent poursuivre au sein d'un gouvernement minoritaire.
    • Ce conseil des ministres nouvelle formule pourrait approuver le pacte des migrations de l'ONU.
    • Tous ces éléments doivent permettre à Charles Michel de s'envoler ce dimanche après-midi pour Marrakech soutenu par un gouvernement légalement installé.

  • L'audience de Charles Michel chez le Roi est terminée

    Après une trentaine de minutes de discussion entre le souverain et le Premier ministre, Charles Michel a quitté le palais royal peu avant 12h45.

    Ce dernier est retourné est 16, rue de la Loi.

    Une communication du Premier ministre devrait suivre dans l'après-midi. 

  • Notre éditorial: "La campagne est lancée"

    Découvrez l'édito d'Alain Narinx, chef de la cellule politique de L'Echo.

  • Charles Michel est arrivé au Palais de Laeken

    Annoncée en milieu de matinée par Didier Reynders, l'arrivée de Charles Michel au Palais royal a finalement été retardée. Il est finalement arrivé peu après midi au Palais royal pour être reçu par le chef de l'État. Il devrait faire rapport de la situation politique et lui proposer la composition de la nouvelle équipe gouvernementale.

  • "Pendant quatre ans, le MR s'est laissé faire" (Nollet)

    Sur le plateau de la RTBF, le coprésident d'Ecolo Jean-Marc Nollet a pointé la responsabilité du MR dans le choix de cette coalition. "Pendant quatre ans, le MR s'est laissé faire. Il y a au moins eu vingt épisodes du même type qui n'ont valu qu'un petit recadrage", a-t-il déploré.

  • "Ce gouvernerment a conduit un politique nuisible pour les citoyens" (Di Rupo)

    "On doit changer de politique", a lancé Elio Di Rupo sur le plateau de la RTBF. "Si le gouvernerment de la demi-orange bleue devait continuer la même politique, ce serait une catastrophe. Nous devrions donc retourner aux urnes le moment venu", a-t-il dit.

    Elio Di Rupo n'a pas exclu totalement que le PS soutienne le gouvernement minoritaire depuis l'opposition. Mais il conditionne ce soutien à un changement de cap, par exemple en diminuant la TVA sur l'électricité.

  • Formellement, nous démissionnons, annonce Jan Jambon

    Formellement, la N-VA démissionne du gouvernement, a fait savoir le vice-premier ministre Jan Jambon sur le plateau de l'émission "De Zevende Dag" sur la VRT. Il l'a répété à la RTBF. 

     "Je pense que, formellement parlant, nous démissionnons. Nous avons dit que si la coalition se rend à Marrakech, ce sera sans nous", a dit M. Jambon.

    "Nous ne voulons pas ajouter du chaos au chaos", a-t-il ajouté.

    Jan Jambon. ©BELGA

  • Partir à Marrakech soutenu par un gouvernement installé

    Quels sont les ressors des événements de ce dimanche ?

    L’option première de la N-VA était démissionner au moment où Charles Michel s’envolait pour Marrakech. Mais cette idée a mis le Premier ministre devant un problème constitutionnel. Comment représenter dignement et légalement la Belgique avec un gouvernement au moins en partie démissionnaire ?

    C’est pour cela que Charles Michel a pris acte, samedi soir, du retrait de la N-VA. Pour partir au Maroc avec un gouvernement digne de ce nom, il est allé ce matin acter le départ de la N-VA au palais royal.

    Dans la foulée, il réunira un conseil des ministres révisé qui pourra approuver le pacte de l’ONU sur les migrations et répartir les compétences des ministres et secrétaires d’Etat N-VA entres les partis qui restent dans le gouvernement.

    Dans son idée, il pourra ensuite décoller pour Marrakech soutenu par un gouvernement légalement installé.

    Charles Michel, samedi soir, a "pris acte" de la sortie de la N-VA du gouvernement. ©Photo News.

  • Quel casting pour le gouvernement Michel 2 ?

    Nous avons appris à très bonne source que Maggie De Block remplacera Theo Francken à l'Asile et la Migration. Une information confirmée un peu plus tard par la présidente de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten. "Mme De Block s'attaquera à l'asile et aux migrations de manière ferme, juste et très humaine", a-t-elle déclaré. Pour rappel, Maggie De Block a déjà géré ces matières, c'était entre 2011 et 2014.

    Par ailleurs : 

    • Didier Reynders (MR) reprend la Défense, en plus des Affaires étrangères.
    • Pieter De Crem et Philippe De Backer deviennent ministres. Ils étaient secrétaires d'Etat.

    La VRT de son côté donne la liste de ceux qui, selon elle, compléteront le casting du gouvernement amputé de la N-VA:

    • Pieter De Crem (CD&V) : Ministre de l'Intérieur, remplace Jan Jambon
    • Alexander De Croo (VLD) : ministre des Finances, remplace Johan Van Overtveldt
    • Philippe De Backer (VLD) : ministre des télécommunications et de la simplification administrative, reprend les compétences d'Alexander De Croo.
    • Le remplacement de Zuhal Demir à l'égalité des chances n'est pas encore connu.

    Ceci n'a pas encore été confirmé officiellement.

  • Maggie De Block succède à Theo Francken à l'Asile et à la Migration

    Maggie De Block succède à Theo Francken à l'Asile et à la Migration, a-t-on appris auprès de sources fiables.

  • Charles Michel attendu chez le Roi pour annoncer la recomposition du gouvernement

    "Le Premier ministre Charles Michel se trouve dimanche matin chez le Roi pour annoncer la recomposition du gouvernement après le choix des ministre N-VA de quitter le gouvernement", a indiqué le vice-premier ministre MR Didier Reynders. Un conseil des ministres, le premier sans les ministres N-VA, se tiendra dans la foulée. Plusieurs observateurs s'interrogeaient dimanche sur l'opportunité de révoquer les ministres N-VA après leur choix de quitter le gouvernement si celui-ci persistait à approuver le pacte de Marrakech.  Charles Michel est chez le Roi dans le "respect du processus constitutionnel", a indiqué M. Reynders. 

    UPDATE : en réalité, Charles MIchel ne se rendra chez le Roi que plus tard dans la matinée, le temps que les ministres N-VA démissionnent formellement, de sorte que le Premier ministre puisse porter au Roi cette démission.

  • Un problème constitutionnel?

    Le flou reste complet. Un conseil des ministres doit se tenir ce matin vers 10h. La N-VA n'y participera pas.

    Le MR, le CD&V et l'Open Vld entendent poursuivre au sein d'un gouvernement minoritaire.  A ce stade, aucun entretien n'a été prévu avec le Roi, qui, constitutionnellement nomme les ministres.  M. Michel a indiqué qu'il organiserait des consultations après son retour de Marrakech.

    L'opposition s'étonne et n'entend pas soutenir ce gouvernement minoritaire, censé notamment trouver des partenaires pour approuver le budget.

    Pour l'opposition, il existe un problème constitutionnel à partir du moment où les ministres N-VA n'ont pas formellement démissionné du gouvernement, que le Roi n'a pas nommé de nouveau ministre, ou que le Premier ministre n'a pas révoqué les ministres N-VA. Pour le président de DéFI, Olivier Maingain, la N-VA obtient gain de cause sur son objectif initial, celui de s'opposer aux institutions du pays. 

    Pour David Clarinval, l'opposition joue aux "vierges effarouchées", elle "semble découvrir ce qu'est un gouvernement minoritaire".

  • Deux secrétaires d'Etat à la place des ministres N-VA

    Charles Michel a indiqué qu'il nommerait deux secrétaires d'Etat en remplacement des trois ministres N-VA sortants. Il mènera ensuite "la semaine prochaine" des consultations avec le parlement, a-t-il dit lors de sa conférence de presse. 

    Mais avant cela, il doit se rendre à Marrakech, pour communiquer la position de la Belgique sur le pacte des migrations lors d'un sommet des Nations Unies. Décollage prévu ce dimanche.

     

  • Les réactions pleuvent depuis quelques minutes

    Elio Di Rupo, le président du Parti Socialiste, avait appelé Charles Michel à ne pas céder à la N-VA, plus tôt dans la journée. 

    "Un compromis n'est pas possible sur les principes fondamentaux", a réagi la présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten, qui souligne qu'elle a néanmoins eu une bonne collaboration avec la N-VA.

    Le cdH avait "prédit ce scénario il y a quatre ans et demi"

     Le président du CD&V Wouter Beke a emprunté la célèbre formule du président des Etats-Unis Abraham Lincoln pour réagir à l'annonce faite par Bart De Wever de quitter le gouvernement Michel.

     Une "victoire pour le Parlement" selon Olivier Maingain, le président de Défi. 

  • Charles Michel acte la sortie de la N-VA

    J'ai constaté après le vote au parlement la demande formelle de la N-VA de la remise en question de la position que j'ai donnée à l'ONU en juillet. Une parole est une parole. J'irai à la conférence des Nations unies de Marrakech au nom du gouvernement. Je prends acte que la N-VA quitte la majorité et je tiens à remercier ses ministres pour le travail accompli ces quatre dernières années."

    Il mènera des consultations avec le parlement la semaine prochaine, a-t-il dit. 

    Deux secrétaires d'Etat seront nommés en remplacement des trois ministres N-VA qui vont quitter le gouvernement.

     

     

    Charles Michel. ©Photo News

  • Charles Michel va parler à 22h30

    Le (toujours) Premier ministre va tenir une conférence de presse aux alentours de 22h30 depuis sa résidence de fonction, le Lambermont. 

    Plus tôt dans la soirée, Bart De Wever avait fait savoir que s'il décollait pour Marrakech, il mettait de facto la N-VA hors du gouvernement.

     

  • L'ultimatum de la N-VA

    Le conseil des ministres extraordinaire qui s'est tenu ce samedi soir a tourné court : la N-VA a claqué la porte après une demi-heure.

    Lors d'une conférence de presse tenue dans la foulée, Bart De Wever a annoncé que son parti tirerait la prise sur le Premier ministre se rendait à Marrakech ce lundi pour communiquer la position de la Belgique sur le pacte migratoire devant les Nations Unies. Il renvoie donc une dernière fois le "zwarte piet" 

    La rupture semble consommée, puisqu'à la sortie du kern, Charles Michel a fait savoir qu'il s'y rendrait. 

    > Nos informations

     

    Charles Michel et Theo Francken dans un même gouvernement. Bientôt de l'histoire ancienne ? ©Photo News

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