Des attentats djihadistes déjoués sur le territoire belge

©Photo News

Des combattants revenus de Syrie ou des sympathisants de l’État islamique sont impliqués. Le parquet confirme.

Le parquet fédéral a fait échouer au cours des derniers mois plusieurs attaques dans notre pays projetées par d’ex-combattants revenus de Syrie ou par des sympathisants de l’organisation terroriste, l’État islamique. C’est ce que nous avons appris dans les milieux judiciaires.

Les services de sécurité et la justice ont délibérément caché ces informations afin de ne pas alarmer la population. Mais différentes sources confirment "qu’il s’agit d’attaques comparables à celle de Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles".

Les suspects, qui ont été arrêtés, sont toujours incarcérés.

Le parquet fédéral a confirmé samedi qu'une enquête sur les jeunes combattants revenus de Syrie a effectivement mené à plusieurs opérations et mandats d'arrêts, mais sans faire d'autres commentaires.
"Nous ne donnerons aucune autre information. Nous nous occupons pleinement de la problématique des ex-combattants. Nous collaborons avec les services de sécurité et ça nous a conduit à effectuer plusieurs opérations et mandats d'arrêt", précise Jean-Pascal Thoreau, du parquet fédéral. Aucune information sur les personnes concernées ni sur le contexte du dossier ne sera divulguée.
 

Personne ne veut donner de détails sur les cibles précises de ces attaques, ceci pour des raisons de sécurité et "afin de ne pas contrecarrer l’enquête en cours".

Dans un cas, le parquet fédéral avait eu vent d’un projet concret d’attaque et était immédiatement intervenu. Dans un autre dossier, une intervention a également eu lieu, même si les enquêteurs ne connaissaient pas le projet précis des terroristes. Tant le parquet fédéral que l’Ocam, l’organe de coordination pour l’analyse de la menace en Belgique, ont refusé de commenter ces informations.

"Il s’agit d’attaques comparables à celle du Musée juif de Bruxelles."
Des sources judiciaires

Nonante Belges qui ont combattu en Syrie sont revenus sur notre territoire. "Nous partons du principe que, parmi eux, 1 sur 9 a l’intention de commettre un attentat. C’est une évaluation conservatrice, si on tient aussi compte des gens qui apportent un soutien logistique pour ces attentats", indiquent des sources.

Nombreux sont les Belges partis en Syrie. On évoque une liste de 325 noms, mais le chiffre pourrait se monter à 400. Cela pose d’énormes problèmes de surveillance pour les services de police et de renseignement, noyés par le travail. Parmi les 90 personnes qui sont revenues en Belgique, une partie d’entre elles doit également être surveillée 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, ce qui demande des effectifs supplémentaires.

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