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Elio Di Rupo recherche 101 hauts fonctionnaires

Le Premier ministre devrait nommer prochainement une centaine de hauts responsables dans le secteur public.

Dans les mois à venir, le Premier ministre Elio Di Rupo devrait recruter une centaine de responsables pour combler les vides au sein des entreprises. Selon le "cadastre des nominations" que nous avons pu consulter, ce sont exactement 101 hauts fonctionnaires qui devraient être embauchés. On parle de 5 administrateurs délégués, de 13 présidents de conseil d’administration et de 83 administrateurs pour 17 entreprises publiques.

Parmi les entreprises mentionnées dans le cadastre, on retrouve des incontournables comme Belgacom, bpost, la SNCB, Brussels Airport ou la FSMA. Des postes sont également à pourvoir au sein de l’IRE ou de l’IBPT (voir ci-dessous).

Ces 101 nominations à venir promettent de déboucher sur une belle foire d’empoigne. En effet, les six partis de la majorité ont leurs propres exigences. La plupart des postes seront répartis selon le système D’Hondt. Les partis les mieux représentés à la Chambre décrochent le plus grand nombre de postes.

Cette situation s’explique essentiellement par l’impasse politique qui a prévalu dans notre pays en 2010-2011. Tant qu’il n’y avait pas de gouvernement, les nominations avaient été gelées. Et comme Elio Di Rupo avait d’autres priorités ces derniers mois, le dossier n’avait pas franchement avancé.

A savoir

5 candidats pour les 2 postes francophones à l'IBPT

La désignation des membres francophones de l’IBPT est entrée dans sa phase finale. Le politique dispose de cinq noms pour deux postes vacants.

C’est une question parlementaire de Roel Deseyn (CD & V) au ministre de l’Économie Johan VandeLanotte, la semaine dernière, qui a mis la puce à l’oreille du secteur: une décision est imminente concernant le casting des futurs conseillers francophones appelés à siéger au sein du comité de direction de l’IBPT.
Les deux postes sont à pourvoir depuis le mois de janvier mais la décision du Conseil d’État de casser les désignations de Luc Hindryckx et Charles Cuvelliez date de 2009. Pour rappel, il s’était avéré, selon son analyse, qu’un vice de procédure avait entaché le processus de sélection des candidats.
• Anciens vs nouveaux
Début mai, le cabinet Vande Lanotte a nommé un jury présidé par la CEO de Bull Belux, Saskia Van Uffelen, et chargé d’éplucher les nouvelles candidatures à la tête du régulateur des télécoms. Ses auditions ont débouché sur une première liste de noms.
Cette short-list a été remise au Selor dont le travail fût (à l’aide de tests écrits et oraux) d’émettre un classement des meilleurs prétendants. Un avis définitif doit, sur cette base, être fourni au Ministre de l’Économie qui détient la tutelle et conserve, donc, la main pour les nominations. Il devrait parvenir dans les jours qui viennent.
Johan Vande Lanotte peut, en concertation avec le Conseil des ministres, décider de suivre ou non les conseils du jury de désignation. Tout risque, ici, d’être un savant jeu d’influence politique. D’après nos informations, cinq candidats restent en lice pour les deux strapontins francophones à pourvoir au sein du conseil de l’IBPT.
Éconduits, Luc Hindryckx (à la présidence) et Charles Cuvelliez font partie des derniers compétiteurs. Ils font face à Georges Denef et Michel Van Bellinghen, tous les deux membres du "board" du gendarme des ondes d’avant la refonte de 2009… et instigateurs du recours pour vice de procédure qui a abouti.

• Lutte politique
Le jury de nomination a choisi d’envoyer un ultime spécialiste devant le Selor, en la personne de Jack Hamande. L’homme est employé, depuis sept mois, au sein de la cellule "Public Affairs" de Belgacom. Sa candidature avait néanmoins été retenue une première fois, en 2009, lorsqu’il exerçait chez Cisco.
Jack Hamande, à l’époque, avait préféré renoncer à l’IBPT pour rejoindre le Service public fédéral Personnel et organisation. Il pourrait, cette fois, jouer un rôle d’arbitre. Car combat il y aura. Georges Denef (étiqueté PS) et Michel Van Bellinghen (MR) ont été soutenus dans leur démarche devant le Conseil d’État. Ils conservent leurs relais.
Le cdH, de son côté, ne laissera pas tomber Luc Hindryckx. La présidence de l’IBPT qu’il occupait est l’un des seuls postes que les Humanistes étaient parvenus à s’accaparer dans la haute fonction.
Johan VandeLanotte qui, lui, n’a aucun intérêt politique annonce un choix pour la fin du mois de juin.

François Bailly

 

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