Jan Jambon veut une "garde nationale" belge

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Afin de soulager les tâches de la police fédérale, le ministre de l'Intérieur souhaite créer un nouveau corps de sécurité qui serait mobilisé peu importe le niveau de la menace. Un avant-projet de loi ayant filtré laisse déjà entrevoir plusieurs perspectives pour cette "garde nationale".

A l'instar d'une initiative prise en France en juillet dernier, Jan Jambon a pour ambition de doter la Belgique d'une "garde nationale", et ce pour 2017. C'est ce qu'indique un avant-projet de loi préparé par le ministre de l'Intérieur, et dont le menu a été révélé par la DH.

Actuellement, il est prévu que 1.440 militaires dépêchés au sein de l'armée sur base volontaire composent cette garde, tout comme 220 membres du corps de sécurité du SPF Justice. Ces derniers sont normalement chargés du transfert de détenus et de la sécurité dans les palais de justice du pays.

Ces chiffres pourraient cependant être revus à la hausse, d'après la porte-parole du ministre.

→ A quoi servirait ce nouveau corps de sécurité?

Le but de ce dispositif est avant tout de soulager les forces de police et les militaires présents dans les rues, afin qu'ils puissent retourner à leurs missions habituelles.  Néanmoins, à moins que l'Ocam ne décide de baisser le niveau de menace sous le stade 3, l'Opération Vigilant Guardian en vigueur sur tout le territoire depuis janvier ne devrait pas prendre fin pour autant.

La différence avec ce nouveau corps spécial de sécurité, c'est donc qu'il restera mobilisé peu importe le niveau de la menace, c'est-à-dire même si celle-ci passe sous le niveau 3.

Les forces qui le composeront devraient disposer de nombreuses prérogatives, dont le port d'arme et le droit d'en faire usage, la fouille de personnes et de véhicules, les contrôles d'identité, les saisies administratives et la rédaction de procès verbaux. Elles ne devraient toutefois pas avoir le droit d'effectuer des perquisitions.

L'avant-projet, qui désigne les membres de ce corps sécuritaire comme des "agents et assistants de sécurisation de police", évoque déjà un plan de répartition des forces sur le territoire, en des points stratégiques comme les aéroports, les institutions nationales ou encore les sites nucléaires. Le plan actuel prévoit notamment que 332 d'entre eux soient répartis à Bruxelles, 280 en province d'Anvers, 336 sur des sites nucléaires et 60 à l'aéroport de Bruxelles.

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