Jean-Marc Nollet plébiscité à la coprésidence d'Ecolo

Jean-Marc Nollet ©BELGA

Jean-Marc Nollet a été élu à la coprésidence d'Ecolo avec 93% des voix. Il remplace Patrick Dupriez, qui a remis son tablier au lendemain des élections communales et assurera l’intérim jusqu’au triple scrutin de 2019.

Quelque part, tout est toujours un petit peu plus compliqué chez les écologistes. Prenez la présidence: pas de président ou de présidente, mais un tandem, obligatoirement bruxello-wallon et composé d’une femme et d’un homme. Et si l’un fait défaut, en cours de route? Eh bien, celui qui reste peut inviter une nouvelle tête à grimper à bord de la coprésidence. À condition qu’elle respecte les règles en vigueur, et qu’elle se fasse adouber par l’assemblée générale d’Ecolo.

Cela vous rappelle quelque chose? Et comment: mi-octobre, après la victoire communale, Patrick Dupriez remettait son tablier, pas certain de disposer de l’énergie nécessaire pour affronter le triple scrutin de mai 2019. Après deux semaines de consultations, la coprésidente Zakia Khattabi jetait son dévolu sur Jean-Marc Nollet, qui n’allait pas laisser passer cette occasion, quitte à cumuler ce nouveau défi avec sa casquette de chef de groupe à la Chambre – après tout, il ne s’agit que d’un intérim, le mandat du ticket Khattabi/Dupriez s’achevant après le scrutin de 2019 et la gestion du round post-électoral.

Suspense pas réellement intense

Emballé, c’est pesé? Pas vraiment: l’assemblée générale d’Ecolo devait encore approuver le tout. AG qui se réunissait ce vendredi soir, dans l’auditoire Pedro Arrupe de l’université de Namur. Avec un programme un rien complexe, fait de passages ouverts au public et de débats à huis-clos – c’est l’une des leçons apprises à l’occasion de leurs douloureuses premières participations gouvernementales: éviter, tant que faire se peut, de se déchirer en public. Outre l’approbation de la montée de Jean-Marc Nollet, il aura également été question du "rapport moral" (sic) de l’équipe sortante.

Les écologistes allaient-ils vraiment flinguer le choix de leur coprésidente? Alors que le calendrier laisse peu de place à la tergiversation et à l’introspection à tendance nombriliste...

L’assemblée a finalement élu Jean-Marc Nollet à la coprésidence avec un score écrasant de 93% des voix. Le suspense n’était pas intense, à vrai dire. Les écologistes allaient-ils vraiment flinguer le choix de leur coprésidente? Alors que le calendrier laisse peu de place à la tergiversation et à l’introspection à tendance nombriliste: au sortir d’une élection locale plutôt finement menée, et à la veille d’un triple scrutin où les verts sont attendus au tournant.

Par tous: vont-ils confirmer le score enregistré aux communales? Et par les autres partis en particulier, Ecolo ayant la particularité de pouvoir chiper des électeurs à un large pan du spectre politique – lisez: au moins du PS au MR.

Autrement dit: aucune formation ne fera de cadeau à Ecolo. Autant, dès lors, ne pas se déchirer en interne juste avant d’affronter ses adversaires. C’est, assurent les écologistes, une autre leçon tirée de leur parfois cuisante expérience: apprendre à se faire confiance, et éviter de se tirer une balle dans le pied.

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