Joachim Coens: "Pour moi aussi, cela dure trop longtemps"

Joachim Coens, à gauche, se rend au Palais royal avec le second informateur Georges-Louis Bouchez ©Photo News

Le processus censé aboutir à la formation d'un gouvernement fédéral dure "bien trop longtemps": l'avis est partagé par... Joachim Coens lui-même.

L'informateur CD&V Joachim Coens, qui partage sa mission royale prolongée avec Georges-Louis Bouchez (MR), a indiqué ce jeudi au micro de la VRT que le processus de formation d'un gouvernement fédéral durait "bien trop longtemps". Il réagissait ainsi aux critiques émanant entre autres de Conner Rousseau (sp.a) et Maggie De Block (Open Vld).

Le jeune président des socialistes flamands, et la ministre libérale de la Santé publique ont tous deux jugé récemment que le travail des informateurs était jusqu'ici "insuffisant" ou "lent". Pour les informateurs aussi, cela "dure depuis bien trop longtemps", a réagi Joachim Coens. Cela n'empêche que le boulot continue, assure-t-il.

"Nous voyons, écoutons et interpellons constamment des gens, et il y en a aussi qui se voient sans nous". Le tout frais président du CD&V refait rapidement un bilan de son action avec "GLB" jusqu'à aujourd'hui: "Nous sommes actifs depuis juste avant Noël (le 10 décembre, NDLR), nous avons interrogé tous les partis sur les thèmes qui leur sont importants, nous en avons sélectionné cinq, fait une note et en avons discuté avec les partis".

"Il y a deux réalités dans ce pays, que ce soit dans les médias ou dans le paysage politique."
Joachim Coens

"Il y a deux réalités dans ce pays, que ce soit dans les médias ou dans le paysage politique", a reconnu Joachim Coens, interrogé sur les éventuelles tensions entre lui-même et son co-informateur libéral francophone. "Mais j'ai une bonne relation avec mon collègue, qui fait un très bon boulot".

Le chrétien-démocrate flamand veut appeler tous les partis au sens des responsabilités. Il faut "parler et rechercher des solutions", et "éviter de rendre les choses plus difficiles encore en refusant par exemple de se parler". "Je pense que chacun a un bout de la clé", dit-il.

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