La Régie des Bâtiments bientôt société anonyme de droit public

Laurent Vrijdaghs, administrateur de la régie des bâtiments ©mfn

Le bras immobilier de l’Etat change de peau et subira une cure d’amaigrissement.

Le gouvernement, réuni en kern, a donné le feu vert pour changer le statut de la Régie des Bâtiments et transformer cet organisme, aujourd’hui parastatal à 100% et sous tutelle directe du ministre de l’Intérieur, en société anonyme de droit public avec sa propre tutelle de contrôle. Le portefeuille immobilier fédéral sous régie compte encore un millier d’immeubles de toutes tailles pour une superficie globale de 7,3 millions de m².

Selon certains observateurs, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) souhaiterait faire prendre au gestionnaire immobilier de l’Etat fédéral le même chemin que celui précédemment suivi par Proximus et bpost. Leurs prédécesseurs, la RTT et la Régie des postes, sont eux aussi passés par cette étape intermédiaire obligée avant d’être progressivement privatisés.

"Il ne s’agit nullement de privatiser l’institution publique mais de faire évoluer son statut et sa structure."
Laurent Vrijdaghs
Administrateur général de la Régie des Bâtiments

"Attention! rétorque Laurent Vrijdaghs, l’administrateur général de la Régie des Bâtiments. Il ne s’agit nullement de privatiser l’institution publique mais de faire évoluer son statut et sa structure pour donner davantage de flexibilité à son mode de fonctionnement actuel", insiste-t-il, lui qui soutient le processus évolutif de l’intérieur depuis des années. L’objectif est également de mettre de l’ordre dans la boutique et de rendre ses rouages plus efficaces et transparents. Jusqu’au début des années 2000, des affaires de corruption à répétition ont en effet terni l’image de la maison et plombé son fonctionnement, miné de l’intérieur.

D’où l’idée de rationaliser la structure sclérosée et de changer ses rouages par le biais d’une gestion proactive et sur la base d’un contrat de gestion responsable. Au passage, une cure d’amaigrissement et d’optimalisation du portefeuille d’actifs, actuellement audité, sera également programmée. On parle d’un million de mètres carrés supprimés et d’une meilleure rentabilisation de l’ensemble. Cette meilleure gestion du portefeuille actuel permettrait, selon le ministre de tutelle, d’économiser des centaines de millions d’euros d’ici dix ans.

"Pour y parvenir, la société sera scindée en deux piliers, Assets et Works, chacun avec ses missions spécifiques, sous la direction d’un comité de direction lui-même supervisé par un conseil d’administration", détaille Laurent Vrijdaghs, qui rencontrait le personnel concerné ce mardi soir.

Plus simple: pour marquer le coup, la Régie des Bâtiments changera de nom à l’automne.

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