"La consommation d'alcool augmente en Belgique mais ce sont nos voisins qui en profitent"

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Selon Vinum et Spiritus, la fédération du secteur des vins et des spiritueux, le Belge est encore trop souvent tenté d'acheter son alcool à l'étranger, ce qui explique le nouveau recul des revenus des accises en Belgique l'an dernier.

D'après les chiffres du SPF Finances,  les revenus des accises sur l'alcool ont en 2018 rapporté 815,48 millions d'euros aux caisses de l'Etat. Un an plus tôt, il était question de 823,23 millions en 2017 et de 830,73 millions en 2016. Un repli qui se confirme, malgré l'augmentation des accises sur les vins et spiritueux de respectivement 30 et 41% en 2015.

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%
D'après les chiffres du SPF Finances, la vente de vin a reculé de 7,8% en Belgique sur la période 2014-2018; la vente de spiritueux chutant, elle, de 22%.

De plus, la consommation d'alcool continue de croître chez nous, à en croire la fédération belge du secteur des vins et des spiritueux, Vinum et Spiritus, qui s'appuie sur un sondage mené auprès d'un millier de Belges. Selon cette enquête, 33% des répondants affirment traverser la frontière pour acheter des boissons alcoolisées à moindre prix - principalement en France et au Luxembourg - et 71% d'entre eux ne considèrent pas les accises comme un outil utile dans la lutte contre l'abus d'alcool. 

"L'augmentation des accises sur les vins et spiritueux a raté son objectif sur tous les plans. Même si l'on achète moins d'alcool en Belgique, on n'en boit pas moins. (...) Les Belges achètent simplement des boissons alcoolisées ailleurs et enrichissent ainsi les caisses des États voisins."
Geert Van Lerberghe
Directeur général de Vinum et Spiritus

Et à la question de savoir pourquoi le consommateur belge achète ses bouteilles hors de nos frontières, un tiers des personnes interrogées motivent leur choix par la hausse des accises, pointe la fédération sectorielle. "Un quart des Belges qui n'achètent pas encore d'alcool à l'étranger assurent en outre qu'ils le feraient si le gouvernement décidait d'alourdir une fois de plus les accises ou d'autres taxes", poursuit Vinum et Spiritus. Par contre, en cas de baisse significative, 63% des acheteurs frontaliers affirment qu'ils n'effectueraient plus leurs achats dans les pays limitrophes, ajoute-t-elle.

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