Le plus petit déficit budgétaire en 9 ans pour la Belgique

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Le budget a clôturé l'année dernière avec un déficit de 1,1% du produit intérieur brut, soit environ 5 milliards d'euros. C'est la première fois depuis 2008 que le déficit est si faible. En 2016, il était encore de plus de 10,5 milliards d'euros.

Le gouvernement Michel, qui a hérité d'un déficit de 3,1% en 2014, a fait mieux que son propre objectif. Il visait en effet un déficit de 1,7% en 2017. Le budget a finalement clôturé l'année dernière avec un déficit de 1,1% du produit intérieur brut, soit environ 5 milliards d'euros.

"Aujourd’hui, nos prévisions sont confirmées. Personne ne peut contester nos résultats, avec un déficit divisé par 3 en trois ans seulement. Nous avons retrouvé le niveau de déficit d’il y a dix ans et nous avons la volonté de persévérer dans cette voie", affirme la ministre du Budget Sophie Wilmès.

"Nous devrons garder ce cap pour 2018, avec une attention particulière afin de garder les dépenses sous-contrôle."
Johan Van Overtveldt

"Après tous les mauvais présages, c’est l’heure de vérité et des chiffres. En 2017, nous produisons l’effort le plus important de toute la Zone Euro, et pourtant nous faisons mieux que prévu. Nous devrons garder ce cap pour 2018, avec une attention particulière afin de garder les dépenses sous-contrôle", indique le ministre des Finances Johan Van Overtveldt.

Dans le même temps, la dette publique est en diminution constante depuis 2014. Elle s’élève à 103% du PIB en 2017, contre 106,7% lors de la prise de fonction du Gouvernement fédéral.

Plus forte croissance en 6 ans en 2017

Les chiffres satisfaisants sont dus aux emplois supplémentaires créés l'an dernier et aux salaires plus élevés. En conséquence, la masse salariale a augmenté et la sécurité sociale a reçu plus de contributions. Les meilleurs chiffres de la croissance économique ont également aidé.

La Belgique a enregistré une croissance de 1,7% l'année dernière, la plus forte croissance en six ans. En conséquence, plus de recettes fiscales sont venues, plus de 9,5 milliards d'euros supplémentaires. Les consommateurs ont plus de confiance et achètent plus, ce qui augmente les revenus de la TVA et des droits d'accise. 

On n'est toutefois pas encore à l'équilibre budgétaire. Cet objectif que le gouvernement Michel a mis en avant au début de sa législature n'est pas encore en vue.
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Les entreprises s'attendent à des profits plus élevés, ce qui signifie qu'elles paient plus d'impôts à l'avance. Les paiements d'avances ont augmenté l'année dernière d'un tiers ou 3 milliards d'euros. Les dernières projections estiment même la croissance de 2018 entre +1,8% et +2%, en fonction des institutions.

"J’entends souvent dire que notre croissance est inférieure à la moyenne européenne. Ce n’est pas anormal. Les dépenses publiques font partie intégrante de notre PIB, donc si nous procédons à un assainissement, cela a aussi un impact sur les chiffres de croissance. Mais l’essentiel est que l’intensité de la création d’emplois par rapport à la croissance économique est bien meilleur qu’auparavant et plus importante chez nous que chez nos voisins européens", ajoute Johan Van Overtveldt.

Pas encore un budget à l'équilibre

On n'est toutefois pas encore à l'équilibre budgétaire. Cet objectif que le gouvernement Michel a mis en avant au début de sa législature n'est pas encore en vue. Pour cela, il doit encore économiser quelques milliards. Un audit budgétaire suivra en mars, mais il ne faut pas s'attendre à beaucoup. Quelques mois avant les élections, le gouvernement ne fera plus d'interventions majeures. Ce sera le prochain gouvernement qui devra finalement équilibrer le budget.

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