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Les coulisses de la rédaction

©Nicolas Vadot

Deux pandas pour l'anniversaire du ministre/Un petit coup de main ppur le secrétaire d'Etat/Le gendre d'Albert Frère est un homme prudent/Des rattachistes catastrophistes/Contrefaçon à l'ardennaise/L'ancien CEO privé d'expo/Parfum de campagne à la Poste

Abondance d’éminences

Grande première jeudi soir au Bozar, avec la remise des prix de l’organisation publique de l’année organisée par le consultant EY (dont "L’Echo" était partenaire). À la veille des élections, les organisateurs avaient évidemment fait salle comble, particulièrement au niveau des premiers rangs occupés par les responsables politiques. Heureusement, il y avait 5 prix à attribuer et donc autant d’occasions pour les éminences de monter sur le podium. Au point que la présentatrice, la par ailleurs parfaite Marlène de Wouters, s’est emmêlé les pinceaux en présentant Jean-Pascal Labille comme un ministre de la Région wallonne. Ce qui a permis au ministre (fédéral) des Entreprises publiques d’ironiser, vu ses récents démêlés avec la fédération liégeoise du PS, sur le fait qu’il n’oserait plus rentrer en Wallonie. "Je vais demander l’asile politique à Kris Peeters." Autre lapsus, Frederik Delaplace, directeur (néerlandophone) du Tijd et de L’Echo, s’est vu qualifier de "journaliste à L’Echo"… C’est quand même grâce à lui que l’on a appris que non seulement Jean-Pascal Labille irait saluer l’arrivée des deux pandas chinois à Zaventem, mais que ce dimanche était le jour de son anniversaire. Bon à savoir si vous êtes son ami (e) sur Facebook…

On sait renvoyer l’ascenseur au CD&V

Alors qu’il se trouvait sur le podium pour remettre le prix de l’organisation publique fédérale de l’année, le secrétaire d’Etat à la Fonction publique Hendrik Bogaert a appelé à ses côtés le ministre-président flamand Kris Peeters. Ce n’était pas prévu mais ce dernier s’est rendu utile: c’est lui qui a tenu l’enveloppe pendant que son collègue lisait le nom du gagnant. Belle coopération.

Surtout ne pas imiter Bellens

Ian Gallienne, administrateur délégué du holding GBL, était l’invité du jour ce vendredi au B19, un cercle d’affaires basé à Uccle. Mais le beau-fils d’Albert Frère avait insisté: il ne voulait absolument aucun journaliste dans la salle. Le passage de Didier Bellens au B19, en novembre, a manifestement provoqué un certain traumatisme… On se souvient que le CEO de Belgacom s’en était violemment pris à son actionnaire. "Di Rupo m’appelle quand il veut sa Saint-Nicolas", avait-il notamment lâché. La révélation des propos du patron de Belgacom par "L’Echo" et "Trends-Tendances" avait décidé le ministre Labille à convoquer Didier Bellens. Et quelques jours plus tard, le conseil des ministres restreint éjectait le CEO de Belgacom sans parachute. Ce n’est pas, semble-t-il, que Ian Gallienne avait des révélations à faire lors de ce petit-déjeuner d’affaires. Mais on n’est jamais trop prudent…

Les (nouveaux) grognards de Hollande

Alors que la cote de François Hollande tutoie le nadir, quelques valeureux régionalistes wallons se disent prêts à donner ce qui leur reste pour relever cette République aujourd’hui au tapis. Elections obligent, les rattachistes ou ceux qui les inspirent sont de retour! "Alliance Wallonie France" (AWF) qui se présente "comme un jeune mouvement-citoyen né en mai 2013" ne parie pas un kopek sur une Wallonie devenue autonome.

Démonstration chiffrée à l’appui, le Pr émérite Jules Gazon (HEC-Liège) prédit carrément l’apocalypse avec un "scénario infernal à la grecque"! Pour ne citer qu’un chiffre calculé par le professeur, avec la part supportée de la dette de l’État belge, les besoins de financement de La Wallonie autonome exploseraient à 13% de son PIB, la norme européenne étant, pour rappel, à 3%!

Par défaut, Jules Gazon, après avoir testé tous les "destins institutionnels wallons possibles" et donc éliminé "la continuité de la Belgique post 6e Réforme de l’État" ou encore le "confédéralisme belge coquille vide", s’est converti au rattachisme.

La 7e boule de cristal

Depuis… Paris, le très régionaliste et ex-ministre-président wallon Robert Collignon, a adressé un soutien très marqué à AWF.

À suivre l’éminence socialiste, l’affaire est cuite "parce qu’on ne veut pas voir en Wallonie les avancées de la 6e réforme de l’État comme un châtiment divin, comme la malédiction de…. Rascar Capac" (Mais oui, la momie inca imaginée par Hergé dans "Les Sept boules de Cristal").

Mystérieux, Robert Collignon livre ensuite un inimaginable scoop! Le grand homme d’Amay dit avoir été informé par "de jeunes intellectuels flamands" des deux conditions "pour que la Belgique s’éteigne d’elle-même: l’arrivée de Di Rupo au 16 et celle de Philippe au Palais".

Les deux conditions étant aujourd’hui remplies, Collignon, vent debout, appelle la Wallonie "fidèle au congrès de 1945" à marcher vers "l’an 1 d’une nouvelle ère, en rejoignant les révolutionnaires de 1792" (sic).

L’ancien ministre libéral Pierre Hazette, depuis le Sénégal, a délivré aux sympathisants de l’AWF sa certitude: "La Wallonie sortira plus pauvre de la 6e réforme de l’État".

Prônant davantage une "patience ardente" (un oxymore signé Arthur Rimbaud), Hazette, dans une posture de rattachiste presque gêné, refuse à ce stade de s’exposer, se contentant de "porter le message de la raison et de montrer la voie." Vers l’Hexagone, bien entendu.

Faites ce que je dis… En twitto averti, Paul Soete, administrateur délégué d’Agoria, réagit au quart de tour et n’est jamais avare d’une petite perfidie. Jeudi dernier, il assistait à un séminaire de bpost. Si le sujet même du séminaire n’est pas dit dans le message, la séance était visiblement placée sous le slogan "Reconnaître l’expérience Ervaring erkennen". Au moment où le gouvernement doit se pencher sur la succession de Johnny Thijs, la maxime ne manque en effet pas de piquant, comme le fait remarquer Paul Soete.

C’est au pied du mur…

L’entreprise de construction ardennaise Thomas & Piron a annoncé la semaine dernière une série de changements importants: nouvelle structure juridique, nouveau siège (partiel) et nouveau logo. Celui-ci, rouge brique avec les initiales de l’entreprise est nettement plus épuré que le précédent visuel qui s’ornait d’un jovial maçon portant un casque et une chemise rouge à carreaux. "Vous vous demandez certainement où est passé le maçon?", a demandé le patron du groupe, Louis-Marie Piron, aux journalistes qui assistaient à la conférence de presse. "Nous avons décidé de supprimer le maçon parce qu’il était trop copié par nos concurrents. Cela créait de la confusion…" Comme quoi, il ne faut pas aller en Chine pour trouver de la contrefaçon: Thomas & Piron estime que les "copieurs" se trouvent dans un rayon de 100 km autour de l’entreprise.

La (toute) dernière danse

Publication cocasse le 11 février au Moniteur belge. "Belgacom Art", ASBL chargée de la gestion de la collection d’arts de l’opérateur semi-publique, annonce la révocation de… Didier Bellens en tant qu’administrateur. Une décision qui fait logiquement suite au départ forcé du patron de l’entreprise. Un Bellens qui n’a plus l’occasion, depuis le 15 novembre déjà, d’admirer les œuvres qui égayent les étages des deux Tours; du "Concerto" de Michelangelo Pistoletto à "La dernière danse" de Christian Boltanski.

Les absents ont parfois raison…

On devrait bientôt connaître le dénouement dans la saga entamée fin de l’an dernier, lorsque le CEO de bpost Johnny Thijs fit savoir qu’il entendait renoncer à son mandat. D’ici la mi-mars, au plus tard, on devrait être fixé. On peut le déduire du rendez-vous fixé, dans la société, pour la reprise officielle de la concertation avec les représentants syndicaux: la deuxième quinzaine de mars. Sur la "short list" établie par le chasseur de têtes Russel Reynolds, Koen Van Gerven est le seul des trois candidats retenus à émarger au sérail de bpost. Le directeur des activités "sales & marketing" de l’entreprise semi-publique est entré à son service en 2006. Ces derniers jours, dans les différents services de l’entreprise, nombre de collaborateurs ont été fort surpris de voir Koen Van Gerven s’intéresser soudain à ce qu’ils faisaient. "On dirait qu’il est en campagne électorale", nous confie l’un d’eux, goguenard. Jusqu’ici, en effet, le directeur ne se montrait pas très "présent" dans la société, dit-on en interne. Ce qui explique que l’homme n’y soit pas si populaire que ça. Mais bon, dans une entreprise postale, où volaient naguère les pneumatiques, il est peut-être normal de jouer les courants d’air…

Quand on ne sait pas…

Une attachée parlementaire bruxelloise dont nous tairons le nom par bonté d’âme a eu la malencontreuse idée de vouloir prendre le métro à la station Arts-Loi et surtout de raconter sa mésaventure sur Facebook: "A eu l’idée de prendre un pré-métro à Arts-Loi Résultat, elle n’y est pas arrivée..." Ce qui n’est pas étonnant puisqu’il y a plus de 20 ans que le métro a remplacé le pré-métro à Arts-Loi.

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