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Les étudiants en médecine ont les nerfs solides

©Photo News

Après les péripéties qui ont marqué l’organisation de l’examen d’entrée en médecine le 8 septembre dernier, voilà que ce même examen est entaché d’une erreur.

L’erreur a été détectée par l’Ares, l’organisateur de l’examen, lors de la retranscription des réponses d’un questionnaire de physique, qui devait servir à effectuer le corrigé. Résultat: 55 candidats qui avaient été recalés dans un premier temps ont été délibérés par le jury de l’examen. Ce qui porte le total des lauréats à 696 au lieu de 641 sur les 3.471 inscrits. Le taux de réussite passe ainsi de 18,47 à 20,04%. C’est sensiblement le même score que les 19,9% de lauréats pour l’examen organisé en Flandre.

Bien sûr, l’erreur est humaine et tant mieux pour ceux qui ont ainsi été repêchés in extremis. Mais quel dommage quand même de mettre ainsi à l’épreuve des personnes qui sacrifient déjà une partie de leur jeunesse pour pouvoir exercer le métier dont ils rêvent.

Ce sentiment de gâchis vaut en particulier pour les fameux "reçus-collés". Ce sont les étudiants qui ont validé le nombre de crédits nécessaires pour passer en deuxième année mais ne se sont pas classés en ordre utile lors du concours de juin et n’ont pas réussi l’examen d’entrée.

Guère plus enviable est la situation des "étudiants allégés", qui ont étalé leur première année sur deux ans. Ces derniers devaient réussir l’examen d’entrée pour accéder à l’année supérieure. On imagine sans peine la détresse de ces étudiants. Comme Manon, qui est allée manifester devant le cabinet de Maggie De Block mercredi. Elle a réussi le concours en juin dernier mais n’avait pas encore réussi les crédits nécessaires pour passer en deuxième année. Elle s’est donc retrouvée en seconde session, qu’elle a malheureusement ratée. Pour recommencer sa première année, elle a donc dû se soumettre à l’examen d’entrée… pour lequel elle a échoué à cause de l’épreuve de physique. Alors qu’elle avait pourtant réussi l’examen de physique organisé en première année. Vous suivez toujours?

Comme si cela ne suffisait pas, les étudiants en fin de cursus craignent les recours entamés par les étudiants qui souhaitent entamer leurs études en médecine ou les poursuivre. Car s’ils aboutissent, les futurs diplômés pourraient bien se retrouver sans numéro Inami. Bref, un beau foutoir.

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