Les "petites" maladies en nette hausse

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L’absentéisme pour maladie de courte durée – autrement dit, une absence sur le lieu de travail de moins de 30 jours – a augmenté de 14,4% en Belgique au cours des 5 dernières années. C’est le constat posé par une enquête du prestataire de services RH Acerta.

En 2018, 2,38% de toutes les heures ouvrables n’ont pas été prestées en raison de maladie de courte durée, contre 2,1% en 2014. Cela signifie qu’un travailleur moyen à temps plein était absent, l’année dernière, pendant 5,5 jours à la suite d’une absence de courte durée. Soit plus d’une semaine complète de travail.

5,5 jours
En moyenne, un travailleur à temps plein a été absent 5,5 jours en 2018.

Cette moyenne cache d’importantes disparités. Ainsi, plus de la moitié des travailleurs belges n’a pris aucun jour de maladie l’an dernier. Et parmi les malades, près de 40% ont été moins de 5 jours en incapacité de travail.

Les femmes sont historiquement plus souvent absentes que les hommes (2,7% en 2018 pour elles, contre 2,1% pour eux). Mais l’écart se réduit. En cinq ans, l’absentéisme des hommes a augmenté de près de 20% pour "seulement" 10% chez les femmes.

L’enquête bat aussi en brèche l’idée reçue qu’un travailleur est plus souvent absent en vieillissant. Si les jeunes de moins de 25 ans sont effectivement moins souvent malades, l’absentéisme reste assez stable tout au long de la carrière, dans les tranches d’âge supérieures. Il diminue même après 60 ans. Mais ce dernier résultat ne doit pas être faussement interprété: les plus de 60 ans sont surtout plus souvent absents pour des durées plus longues (au-delà de un mois), qui ne font pas l’objet de l’étude.

Autre enseignement: plus l’entreprise est grande, plus le taux d’absentéisme est élevé. Entre une TPE de moins de cinq travailleurs et une société comptant plus de 100 salariés, l’absentéisme double! 

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