Marc Cools devient bourgmestre ad interim d'Uccle

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Armand De Decker (MR) lâche le maïorat d'Uccle et réaffirme qu'il n'a joué aucun rôle dans le scandale du Kazakhgate. Il justifie sa décision par la nécessité de préserver la sérénité dans la gestion de la commune.

Armand De Decker a démissionné samedi en tant que bourgmestre d'Uccle, a-t-il annoncé dans un communiqué. Il explique sa décision par sa volonté de "préserver la sérénité dans la gestion de la commune" et le "climat délétère" autour du dossier Kazakhgate. Le premier échevin Marc Cools devient bourgmestre ad interim, a indiqué l'échevin Eric Sax à l'agence Belga.

Le désormais ex-bourgmestre réaffirme qu'il n'a "participé en rien" à l'élaboration de la loi qui a étendu la transaction pénale et qui aurait bénéficié au trio kazakh.

"Je reste serein et totalement confiant dans les institutions et dans la justice de notre pays", ajoute-t-il.

"Je prends acte de la démission d'Armand De Decker. Sa décision était indispensable pour assurer une gestion sereine de la commune d'Uccle", a réagi via Twitter le président du parti, Olivier Chastel.

Réactions

• DéFI et le cdH, membres de la majorité communale à Uccle avec le MR, indiquent samedi "prendre acte" de la démission du bourgmestre Armand De Decker. Les humanistes réclament une réunion d'urgence de la majorité dès samedi tandis que le parti amarante ajoute que les travaux de la commission d'enquête Kazakhgate doivent se poursuivre "afin d'apporter toute la lumière sur cette affaire".

Ce samedi dans les colonnes du Soir, le président de Défi Olivier Maingain avait appelé le MR à prendre "une initiative sans tarder" au sujet du bourgmestre. "Je ne peux pas admettre, comme président de parti à associé à cette majorité, que les choses restent en l'état. Il n'y a pas de raison que M. De Decker reste plus longtemps à la tête de la commune."

• La démission d'Armand De Decker en tant que bourgmestre d'Uccle était devenue "inéluctable" en raison des faits "accablants" concernant son implication dans le Kazakhgate, réagit samedi Ecolo dans un communiqué. Cette décision ne doit pas empêcher la justice et la commission d'enquête de poursuivre leur travail, ajoutent les écologistes.

Ecolo pointe du doigt les "atermoiements" du MR et d'Armand De Decker avant de tirer "enfin les premières conclusions". "Les faits d'ores et déjà établis sont d'une gravité indigne d'un mandataire politique et en contradiction avec son rôle d'exemple", souligne Zakia Khattabi, coprésidente d'Ecolo. "Mais c'est forcé et contraint, sous la pression de l'extérieur, que l'ancien président du Sénat s'est finalement résolu à ce pas de côté." Les écologistes souhaitent désormais établir "toute la vérité dans cette affaire d'État" et imposer les réformes "qui empêcheront demain la répétition de tels scandales".

Bio express

Armand De Decker, 68 ans, exerçait son deuxième mandat en tant que bourgmestre d'Uccle depuis 2012 avec une majorité absolue élargie au cdH et au FDF. Il avait déjà remporté la majorité absolue en 2006. Licencié en droit à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), Armand De Decker a commencé sa carrière professionnelle comme avocat au barreau de Bruxelles en 1973. 

Il est ensuite entré en politique en rejoignant le Parti Réformateur Libéral (PRL), dont il devient membre du directoire constitutif et secrétaire général adjoint dès sa création en 1979. Il a notamment assuré la première vice-présidence du PRL de 1990 à 1994.

Membre de la chambre des représentants de 1981 à 1995, il devient ensuite sénateur et s'installe sur le perchoir du Sénat de 1999 à 2004 et de 2007 à 2010. Ministre de la Coopération au Développement entre 2004 et 2007, Armand De Decker est également ministre d'Etat et président honoraire du Sénat.

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