Michel à ses ministres N-VA: "il n'y aura pas de prochaine fois"

"Je ne peux pas tolérer que cela puisse se reproduire, qu'il y ait la moindre ambiguïté, mais je ne veux pas non plus qu'il y ait de la naïveté: la manière dont l'opposition tente d'instrumentaliser une situation pour tenter d'allumer des bombes communautaires pour empêcher un gouvernement de présenter son accord, c'est aussi quelque chose qui est assez remarquable", a souligné le nouveau le premier ministre.

Le Premier ministre Charles Michel a affirmé mardi soir avoir reçu des assurances du vice-Premier ministre Jan Jambon et du secrétaire d'État Theo Francken, tous deux N-VA, quant à leur condamnation "sans ambiguïté" de la collaboration, et a dénoncé une tentative d'instrumentalisation de la part de l'opposition.

Sur le plateau de la RTBF, il a également affirmé qu'il ne tolérerait pas qu'une telle situation se reproduise. Il a appelé l'ensemble de son gouvernement à "faire preuve de réserve et de prudence".

Charles Michel, durement chahuté par une partie de l'opposition durant l'après-midi à la Chambre où il présentait son accord de gouvernement, a rappelé que les propos de Jan Jambon lundi, affirmant que les collaborateurs du régime nazi "avaient leur raison" tout en qualifiant la collaboration d'erreur, avaient donné lieu à une clarification selon laquelle la collaboration était "une faute injustifiable".

"Dans mon gouvernement, il ne peut pas y avoir la moindre ambiguïté par rapport à la collaboration", a souligné le Premier ministre et président du MR.

Quant à Theo Francken, qui a participé le week-end dernier à une fête d'anniversaire en l'honneur de Bob Maes, fondateur de l'organisation d'extrême droite VMO, "il m'a assuré son engagement total sur le principe des valeurs fondamentales, de ce que la collaboration était tout à fait inacceptable".

Optant pour la contre-attaque, Charles Michel a rappelé que Bob Maes avait, en tant que sénateur Volksunie, soutenu un gouvernement avec le PS, le PSC et le FDF. C'était "pire" que de participer à une fête, a-t-il estimé. Les partis d'opposition "semblent avoir la mémoire courte", selon lui.

Charles Michel a également mis en garde son gouvernement. "J'ai appelé l'ensemble des ministres à faire preuve de réserve, de prudence", a indiqué le chef de l'exécutif. "Je ne peux pas tolérer que cela puisse se reproduire, qu'il y ait la moindre ambiguïté, mais je ne veux pas non plus qu'il y ait de la naïveté: la manière dont l'opposition tente d'instrumentaliser une situation pour tenter d'allumer des bombes communautaires pour empêcher un gouvernement de présenter son accord, c'est aussi quelque chose qui est assez remarquable", a-t-il conclu.

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