Mieux financer la lutte contre la fraude fiscale

Le juge d’instruction Michel Claise, très impliqué dans la lutte contre la fraude fiscale et la criminalité financière, collabore à la campagne.

La campagne "Stop à l’impunité fiscale" est lancée.

Si on continue à sous-financer l’administration fiscale et la justice en matière de lutte contre la grande fraude fiscale, c’est finalement le citoyen qui en subira les conséquences. Voilà le message que veut faire passer Financité, association qui milite pour une finance plus durable, en lançant à partir de ce jeudi une nouvelle campagne à destination du grand public, avec le concours du juge d’instruction Michel Claise, très impliqué dans la lutte contre la fraude fiscale et la criminalité financière.

"Nous voulons faire prendre conscience aux gens que la grande fraude fiscale les impacte directement, explique Florence Vanwerts, chargée de campagne chez Financité. Les milliards d’euros que l’Etat ne récupère pas chez les fraudeurs sont des moyens en moins pour l’éducation ou encore la sécurité sociale, par exemple."

La campagne "Stop à l’impunité fiscale" se déclinera de plusieurs manières. Un site internet sera accessible au public. Sur les réseaux sociaux, les citoyens seront appelés à participer à la sensibilisation en envoyant des photos montrant à quoi pourrait être consacré l’argent qui serait récupéré en luttant davantage contre la fraude fiscale. Financité annonce aussi une interview du juge Claise et un dossier pédagogique sur le sujet.

Ce document évalue le manque à gagner du sous-financement de la lutte contre la grande fraude fiscale à environ 30 milliards d’euros par an, sur la base de plusieurs estimations, notamment de la Commission européenne et d’universitaires.

Un récent rapport de la Cour des comptes montre que sur 108 recommandations d’une commission d’enquête sur la fraude fiscale, seules 44 ont été mises en œuvre. C’est au niveau des moyens financiers alloués au fisc et à la justice que le bât blesserait. "Les outils pour lutter contre la fraude fiscale existent mais il manque des moyens pour qu’ils puissent fonctionner", conclut Florence Vanwerts.

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