"Quand le patron paie 231 euros, le salarié reçoit 100 euros"

A partir de ce 6 août, les salariés belges travailleront pour eux-mêmes, et non plus pour payer leurs impôts à l'Etat. C'est l'occasion, pour l'Institut Molinari, de rappeler à quel point les taxes et charges sociales pèsent le monde du travail belge. "Nous risquons de perdre des investisseurs potentiels au profit d’autres pays européens", avertit l'étude de l'institut parisien.

La bonne nouvelle, c'est qu'il tombe deux jours plus tôt que l'an passé. La mauvaise, c'est que la Belgique est toujours bonne dernière à fêter son "tax freedom day". Le jour de la libération fiscale tombe le 6 août: demain, donc, le salarié belge salarié cessera "théoriquement de verser des impôts à l'État et commence à disposer de ses revenus à sa guise", comme l'explique l'Institut Molinari dans une étude .

Dans l'UE, les plus rapides à fêter cette "libération"-là, ce sont les Chypriotes qui, dès le 21 mars, se sont mis à travailler pour leur propre portefeuille et non plus pour l'État.

Retrouvez les dates de "libération fiscale"des différents pays dans ce petit tableau:

 

 

 

 

Par ailleurs, l'étude de l'Institut Molinari nous livre d'autres enseignements:

A savoir

La Belgique reste le pays où la fiscalité sur la main d'œuvre est la plus élevée au sein de l'Union européenne ; un employeur y dépense 2,31€ pour que le salarié moyen puisse percevoir 1€ après imposition.

• Le salarié moyen belge touche un salaire net qui le place au 8e rang des pays de l’UE.
• La fiscalité belge en fait le plus cher à embaucher. La Belgique reste le pays où la fiscalité sur la main d'œuvre est la plus élevée au sein de l'Union européenne ; un employeur y dépense 2,31 euros pour que le salarié moyen puisse percevoir 1euro après imposition.
• Si les employeurs quittent la Belgique, ce n’est pas parce que les salariés y sont trop chers, mais parce que les taxes et charges sociales y sont les plus élevées d’Europe.
• Le taux d'imposition réel du salarié belge (TVA comprise) s'élève désormais à 59,6%, contre 45,27% en moyenne dans l'UE.

Et donc?

"Selon notre baromètre de l’attractivité de la Belgique, notre pays se trouve à un tournant et a de ce fait grandement besoin de quelques mesures structurelles. Pour espérer se rapprocher de la moyenne européenne, notre pays doit surtout se pencher sur ses coûts salariaux et ceux du travail ainsi que sur la concertation entre le monde politique et celui de l’entreprise. Dans le cas contraire – en ce qui concerne l’attractivité de notre pays pour des investissements étrangers -, nous risquons de perdre des investisseurs potentiels au profit d’autres pays européens. Les décideurs politiques doivent véritablement utiliser les bons leviers afin de garantir l'attractivité belge pour les investisseurs à long terme", estime Herwig Joosten, Managing Partner Tax d’EY Belgique, qui a fourni les chiffres à l'Institut Molinari.

En bref

Consultez l'étude l'Institut Molinari

 

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