Steven Vanackere à la BNB, contre vents et marées

©BELGA

Le gouvernement fédéral a acté la nomination de l’ancien ministre CD&V des Finances au poste de directeur. Une réforme de la Banque nationale se profile.

Il n’était pas question pour le CD&V de renoncer. Le parti social-chrétien flamand a donc obtenu du gouvernement la nomination de Steven Vanackere comme directeur de la Banque nationale de Belgique. Comme prévu, l’ex-ministre des Finances remplacera Marcia De Wachter seule femme du comité de direction de la BNB (celui-ci est composé du gouverneur, du vice-gouverneur et de quatre directeurs). L’annonce de cette nomination avait suscité une vague d’indignation quand à la faible représentation des femmes dans cette institution où les nominations ne sont que politiques. Le choix masculin du CD&V avait provoqué nombre de commentaires acerbes dans la presse. 

"C’est un mandat CD&V, c’est donc le CD&V qui décide."
Une source gouvernementale

Dans l’entourage du gouvernement, on rappelle que ce poste revenait au CD&V et que ce dernier souhaitait absolument une personnalité plus politique qu’experte en matière financière. "Objectivement, le CD&V n’avait personne d’autre à présenter", entendait-on du côté du gouvernement fédéral. Pas même Annemie Rombouts, vice-présidente de la FSMA dont le nom a pourtant circulé au début de la polémique.

Van Overtveldt en renfort

Outre le problème de la féminisation manquée des organes dirigeants de la BNB, la responsabilité politique de Steven Vanackere dans le dossier des fonds libyens avait été mise sur le tapis pour contester son entrée à la BNB. Pour rappel, c’est lui qui était ministre des Finances lorsqu’en 2012, était ordonnée la libération d’intérêts générés par des fonds liés au pouvoir de Kadhafi et gelés en Belgique.

Finalement, le CD&V a tenu bon dans la tempête et aucun parti de la majorité fédérale n’a voulu s’opposer à lui. "C’est un mandat CD&V, c’est donc le CD&V qui décide", souligne une source gouvernementale. Pour autant, le gouvernement Michel n’a pas voulu rester totalement sourd à la volonté de changement à la Banque nationale. Réuni en kern, le gouvernement a décidé d’adopter la proposition de réforme faite dare-dare par le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), confirmait jeudi soir le porte-parole du Premier ministre MR Charles Michel.

Il est question d’organiser la féminisation du conseil de régence de la banque. Notamment en plaçant une femme à sa présidence en remplacement du gouverneur de la Banque nationale lui-même. Jouer sur la présence de femmes non-membres du comité de direction de la banque au sein du conseil est également évoqué. Objectif: un tiers de femmes. Le projet Van Overtveldt prévoit aussi toute une série de mesures visant à réduire le nombre de mandats au sein de la BNB et à revoir sa politique de rémunération. Mercredi, on évoquait une période de transition courant jusque 2023 pour permettre à l’institution de s’adapter à ces nouvelles règles.

Finalement, le CD&V a tenu bon dans la tempête et aucun parti de la majorité fédérale n’a voulu s’opposer à lui. "C’est un mandat CD&V, c’est donc le CD&V qui décide", souligne une source gouvernementale. Pour autant, le gouvernement Michel n’a pas voulu rester totalement sourd à la volonté de changement à la Banque nationale. Réuni en kern, le gouvernement a décidé d’adopter la proposition de réforme faite dare-dare par le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), confirmait jeudi soir le porte-parole du Premier ministre MR Charles Michel.

Il est question d’organiser la féminisation du conseil de régence de la banque. Notamment en plaçant une femme à sa présidence en remplacement du gouverneur de la Banque nationale lui-même. Jouer sur la présence de femmes non-membres du comité de direction de la banque au sein du conseil est également évoqué. Objectif: un tiers de femmes. Le projet Van Overtveldt prévoit aussi toute une série de mesures visant à réduire le nombre de mandats au sein de la BNB et à revoir sa politique de rémunération. Mercredi, on évoquait une période de transition courant jusque 2023 pour permettre à l’institution de s’adapter à ces nouvelles règles.

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