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"Un hôpital sur quatre peut fermer sans problème"

©Dieter Telemans

Le président de la Mutualité chrétienne veut aller plus loin que Maggie de Block en matière de rationalisation des soins de santé. "Un hôpital sur quatre pourrait facilement fermer ses portes sans que cela ne porte atteinte aux prestations de santé ou à l'accessibilité aux soins", assure-t-il.

Les idées fusent ces derniers temps pour réorganiser le système de soins en Belgique. Les objectifs: rationaliser pour plus d'efficacité et moins de dépenses.

Ainsi, le KCE (Centre fédéral d'expertise en matière de soins de santé) veut ainsi encourager l'hospitalisation de jour (en One day clinic). Le même KCE a lancé un pavé dans la mare en expliquant qu'il serait possible de réduire le réseau des urgences en passant de 131 services à... 4.

C'est maintenant le le président de la Mutualité chrétienne qui apporte ses idées pour rationaliser l'offre des hôpitaux.

"Un hôpital sur quatre peut fermer sans que cela n'affecte les prestations de santé ou l'accessibilité aux soins", estime Luc Van Gorp dans le Belang van Limburg.

"Il y a 108 hôpitaux en Belgique. La ministre de la Santé Maggie De Block veut davantage de collaboration entre les établissements de soins de santé situés dans des régions atteignant 500.000 habitants. Ceci permettrait la création de 'centres de référence', libérant les hôpitaux de certaines spécialisations. Mais il est possible d'aller encore plus loin", affirme Luc Van Gorp. "Un hôpital sur quatre pourrait facilement fermer ses portes sans que cela ne porte atteinte aux prestations de santé ou à l'accessibilité aux soins."

Selon lui, les coûts peuvent être réduits au sein des services d'urgence, des centres spécialisés en cardiologie et des maternités.

Le président de la Mutualité chrétienne plaide également pour un refinancement du système des soins de santé, le régime actuel basé sur les prestations encourageant, selon lui, à la surconsommation.

Par ailleurs, "les médicaments doivent être prescrits sous leur nom de molécule et administrés de façon adéquate", poursuit-il. A l'heure actuelle, quelque 40% des médicaments ne sont tout simplement pas utilisés.

Les Mutualités Libres avaient récemment lancé un plaidoyer pour favoriser l'utilisation des médicaments génériques.

"Les coûts peuvent être réduits au sein des services d'urgence, des centres spécialisés en cardiologie et des maternités", estime Luc Van Gorp, président de la Mutualité Chrétienne. ©Dieter Telemans

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