Vers un grand emprunt d'Etat?

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Didier Reynders envisage l'émission d'un "grand emprunt d'Etat" qui mettrait la Belgique à l'abri de la spéculation, plutôt que des émissions trimestrielles de bons d'Etat.

"La société belge pourrait se préserver de la spéculation" en souscrivant directement à un grand emprunt l'an prochain, qui permettrait à l'Etat de couvrir ses besoins de financement à moyen et long terme, selon le ministre des Finances, Didier Reynders.

Didier Reynders s'est félicité lundi que la Belgique ait placé sur les marchés plus de 2 milliards d'euros d'obligations linéaires à des taux légèrement inférieurs à ceux du marché secondaire, ainsi que des quelque 700 millions d'euros déjà empruntés par la voie des bons d'Etats.

"Cela me conforte dans l'idée d'émettre non pas des bons d'Etat comme on le fait chaque trimestre, mais un grand emprunt d'Etat" qui mettrait la Belgique à l'abri de la spéculation, a-t-il dit à l'agence Belga.

La Belgique a prévu de se refinancer l'an prochain à hauteur d'environ 80 milliards d'euros, pour moitié à court terme et pour moitié à plus longue échéance. Selon Reynders, vu le niveau élevé de l'épargne nationale, il est tout à fait envisageable de lever 40 milliards d'euros à moyen et long terme directement auprès des Belges.

"Cela ne représente qu'une toute petite partie de l'épargne totale", qui s'élève à 1.500 milliards d'euros, explique-t-il. Les Belges détiennent 220 milliards rien que sur les carnets d'épargne.

A l'heure actuelle, une partie de cette épargne est déjà placée dans la dette belge par l'intermédiaire des banques. "Mais autant que le Belge bénéficie directement des taux plus élevés", estime-t-il, notant que "certaines grandes entreprises belges offrent des taux inférieurs à ceux de l'Etat".

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